Quelle jolie fête de la Sant Nazari! Il y en a eu pour tous les goûts. Sous un grand soleil rayonnant, chacun s’en est donné à coeur joie. On voyait, de-ci de-là, les enfants courir du petit bus des histoires de Tralalalalire au jeu de quilles catalanes (installé par Gérard Manzanarès – un grand merci à lui!), entre un bon jus de pomme et une tranche de gâteau!

  Et puis, la Cobla dels Tres Vents est arrivée, avec son grand souffle profond et généreux, et nous a emportés dans la sardane, la ronde fraternelle des Catalans qui réunit femmes et hommes, anciens et novices, jeunes et vieux dans un même pas léger.

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  L’après-midi s’achevait sur l’hymne catalan, la Santa Espina (cet air si longtemps interdit, devenu symbole de la résistance au franquisme) entonné en choeur par tous les danseurs et par d’aimables visiteuses, les habitantes de Tordera (notre homonyme situé à quelques kilomètres de l’autre côté de la frontière) qui avaient fait le déplacement comme tous les ans :

« Je me souviens d’un air qu’on ne pouvait entendre
Sans que le coeur battît et le sang fût en feu
Sans que le feu reprît comme un coeur sous la cendre
Et l’on savait enfin pourquoi le ciel est bleu »
(Louis Aragon)

  Malgré le vent de l’orage qui tournoyait par-dessus les tables, le pique-nique gourmand qui a suivi a réuni les habitants dans les rires et les discussions. Et enfin, sous le ciel zébré d’éclairs, l’événement tant attendu est arrivé : le bal… le plus grand des petits bals du monde… le bal des Z’Hameçons qui nous a fait chalouper jusqu’au bout de la nuit.

  Ah, Sant Nazari, sans doute veillais-tu dans l’ombre pour que la pluie nous épargne (pour une fois que nous ne la réclamions pas)! Cette année encore, tu as bien fait ton travail, bel ami… A l’any que ve!