août 2008

Archive mensuelle

Expo Agua Zaragoza 2008

Créé par le 24 août 2008 | Dans : Affaires sociales, Environnement, Santé

  Voici un compte-rendu sur l’exposition Agua Zaragoza 2008 par Virginia Cool, une formidable Tordérenque qui s’intéresse à la recherche sur l’eau, comme milieu intérieur de l’homme, son rôle dans le bien-être et la santé, ainsi que son impact dans la relation « l’homme-comme-un-tout-dans-un- environnement ».

    Depuis près de quarante ans, Virginia explore les possibilités pour améliorer la qualité de notre capital eau. Avec ses moyens de professeur d’éducation physique, kinésithérapeute, masseuse, elle n’a trouvé jusqu’à ce jour, rien de plus efficace et de plus simple que le Drainage Lymphatique Manuel Original Vodder pour mettre le corps en condition pour « démarrer » un grand nettoyage humoral. Afin de souligner la détente et la confiance que ce drainage entraîne, elle le nomme « Evolution parasympathique par DLMV« .

    Tous les jours, et ce depuis 1969, elle-même (en plus des témoignages de plus de 5000 praticiens formés par son école à travers le monde) ne cesse de s’étonner en découvrant une nouvelle profondeur à l’invention géniale de Vodder. Consciente que beaucoup d’amour et de connaissance ont dû être à l’origine de cette méthode pour qu’elle reste, depuis 1930, aussi passionnément intéressante et réponde à notre urgente actualité, elle continue inlassablement à s’y investir, par les soins, la recherche et l’enseignement.

    J’ai encore en mémoire l’expo Aqua Lisboa de 1998. En dix ans, quelle énorme évolution dans la reconnaissance de la valeur de l’eau!

    A Zaragoza, l’eau nous est présentée comme une priorité planétaire fondamentale. Pendant les deux jours de ma visite, j’ai eu le bonheur de retrouver ma vraie famille. Celle qui, comme moi, est profondément concernée par l’eau. Nous avons ensemble célébré la fête de l’eau.

    Mais, en même temps, nous avons aussi ressenti, comme un contre-chant lancinant, l’urgence d’une nouvelle prise de conscience. Un milliard deux cent mille personnes n’ont accès qu’à de l’eau contaminée! A cause d’un modèle de croissance globalisé, logique insoutenable du système capitaliste, 800 millions d’êtres humains ne peuvent satisfaire leurs besoins vitaux tels que la santé et la sécurité alimentaire!

    L’Expo Agua Zaragoza 2008 nous présente de nombreuses solutions. Elle cherche à rétablir le lien entre l’être humain et l’eau, sa ressource vitale, unique et indispensable. Elle aborde le thème comme un défi intelligent qui apporte, au-delà des réactions émotives, rigueur dans l’information et clarté dans l’expression. Son thème central est « la préservation de la qualité de l’eau grâce à un compromis éthique exigeant les conditions d’un développement soutenable« . Le respect des écosystèmes, la relation entre la gestion urbaine et rurale de l’eau, la désalinisation, le problème de la pollution de l’eau, l’eau et le changement climatique, l’eau et la santé… toutes ces mises en lumière forment un élan de prise de conscience planétaire que reprend solennellement Le Manifeste de l’Eau du XXIème siècle de Ricardo Petrella et son groupe d’étude : « L’eau est l’élément vital, essentiel et irremplaçable pour la vie de toute espèce vivante. Aucun être humain n’a pu vivre dans le passé, ni ne peut vivre dans l’avenir sans eau. Le droit fondamental à la vie est étroitement lié à la promotion de l’eau comme bien public mondial, au même titre que le soleil, l’air et la terre.« 

    Les avances technologiques et scientifiques du siècle dernier ont créé l’illusion de pouvoir assurer le bien-être sur la Terre par la domination des forces de la nature. Très rapidement de graves déséquilibres écologiques et sociaux sont apparus, notamment une profonde crise de l’eau provoquée par l’augmentation de la population mondiale et une exploitation industrielle effrénée. A Zaragoza, ce déséquilibre n’est pas seulement présenté comme un problème de manque ou de rareté de l’eau, on y souligne également l’urgence d’une gestion intelligente, juste et solidaire de l’eau.

    L’accès à l’eau salubre est un droit humain universel. L’Assemblée Générale des Nations-Unies le proclame : « le droit humain à l’eau est indispensable pour une vie salutaire et digne« . L’expo Zaragoza 2008 reprend avec insistance cette déclaration. Elle a mis en relief les initiatives et les expériences de nombreux pays. Il faut que tout être humain puisse disposer d’une quantité d’eau suffisante, de bonne qualité, physiquement et économiquement accessible et équitable.

    C’est dans l’imposant pavillon La Tribune que ce nouveau paradigme de l’eau prend toute son ampleur. Durant toute la durée de l’expo, du 14 juin au 14 septembre, il s’y organise, de semaine en semaine, un forum traitant des thèmes proposés par des experts venus du monde entier.

    Tous leurs travaux, tous les points de vue, toutes les stratégies, émanant des secteurs les plus variés, seront repris dans la Charte de Zaragoza 2008, sous le signe d’une éthique planétaire inspirée du droit humain à l’eau. Elle formera la base de données sur laquelle s’appuiera le Forum 2009 de Budapest. Vraiment, les choses bougent!

    Personnellement, je tiens pourtant à exprimer un regret. Bien que la conscience de l’eau et de sa valeur soit omniprésente, je ne rencontre en aucun moment la prise en compte de cette « résonnance » ou « syntonisation » qui existe entre l’eau extérieure à l’être humain et son eau interieure. C’est dommage car je suis convaincue qu’une vraie gestion de l’eau extérieure ne peut se réaliser pleinement que si l’être humain, en tant qu’individu, assume également sa responsabilité en veillant au bon état de son propre capital d’eau « intérieure ».

    Cette absence n’a pas empêché que j’aie eu grand plaisir à admirer la grandeur des espaces se déroulant en fugues d’ombre et de lumière données en partage aux pavillons avec une grâce mélodieuse. Les architectures sont légères, ludiques, tout en aisance et élégance, souvent en forme de vague ou d’une immense goutte d’eau et vivifiées par des jeux aquatiques qui, en cascades musicales éclaboussantes, font scintiller un décorum d’une fraîcheur exquise et éblouissante.

    L’ensemble des pavillons internationaux rassemble 100 pays. Tous rivalisent de créativité et s’efforcent de présenter non seulement leurs traditions ancestrales à propos de la culture de l’eau, mais de nous exposer également leurs nouveaux projets de gestion soutenable et leurs réalisations souvent géniales et réussies. Certains pavillons sont de véritables joyaux cachés dans des écrins d’émaillures ou de soie bleutée très réussis. Je pense à ceux du Maroc, Danemark, Pays-Bas, Afrique Noire, Namibia, Amérique du Sud et surtout au groupe des pays d’Amérique Centrale épousant, comme des villages, les rives stropicales d’un long et merveilleux fleuve qui serpente en d’immenses images luxuriantes serties, ici et là, d’émouvants versets de poètes sud-américains chantant l’enchantement de l’eau vivifiante, dont la magie fait éclore en abondance de verdoyantes efflorescences.

    Il est vrai, j’ai dû faire un choix. Les 100 000 visiteurs par jour se concentraient surtout sur les grands pavillons d’Espagne, Allemagne, France, Japon, sur l’aquarium qui se dit impressionnant. Je ne les ai pas visités, les longues files d’attente me découragèrent, surtout par 38° à l’ombre. Dommage, deux jours est un temps trop court pour visiter toutes ces merveilles.

    Et là, en fin de séjour, cherchant toujours une quelconque allusion à « l’eau intérieure », je me trouve brusquement nez à nez avec la fluidité sinueuse d’un merveilleux pavillon, tout en teintes d’argent-émeraude. Sur ses rondeurs joufflues, je vis danser en lettres aquatiques la phrase que mes yeux ne pouvaient croire : « SOMOS AGUA… WE ALL ARE WATER« . Je me retrouve devant le pavillon du Mexique! Voilà enfin un pays qui s’est complètement dédié au thème de l’eau que nous sommes. Je me presse d’entrer et découvre des intérieurs tout en nuances subaquatiques claires-obscures. Ils me racontent l’histoire de l’eau en quatre mouvements symphoniques, s’épanchant, de salle en salle, en quatre lumineuses présentations didactiques. D’abord, il y avait la puissance omniprésente de l’eau planétaire, ensuite, l’effervescence de la vie surgissant de ‘eau, puis la force dynamique et animante de l’eau qui fait croître et fleurir, et enfin, l’eau de nos espérances, fécondant les projets d’avenir. En même temps, et en contrepoint des quatre mouvements, comme un doux rappel réapparaissant sans cesse, un thème qui sussurre, clair et rieur : « nous sommes de l’eau »… magnifique!!!

    Mais quand même, je ne voyais nulle part quelque suggestion m’indiquant comment régénérer cette eau vivante intérieure qui fait ce que nous sommes. On s’y efforce pourtant avec grand sérieux et abondamment pour l’eau extérieure!! je me mis donc à la recherche des responsables de ce merveilleux pavillon mexicain. Je voulais qu’ils prennent conscience de cette absence. C’est ainsi que j’ai pu avoir un excellent contact avec la journaliste-photographe mexicaine Carmen Abdo, éditrice d’art de la revue mensuelle sud-américaine Aqua Vitae (ed. Amanco, Brésil). Je lui expose ce qui me tient tant à coeur. Elle est toute oreille. Quand elle entend l’expression « eau intérieure », elle a un sourire complice et se met à prendre des notes. J’ai beaucoup insisté sur la relation étroite qui, à mon sens, existe entre la pollution de l’eau planétaire et l’intoxication de notre eau intérieure. Bien sûr, nombreux sont ceux qui tentent de remédier à cette intoxication par des mesures strictes de contrôle et d’analyse de l’eau extérieure. Je lui explique que ce n’est là qu’un aspect partiel du problème. Il est tout aussi important d’entreprendre la désintoxication à partir de l’intérieur du corps, car nous savons maintenant que la pollution de l’eau intérieure a aussi des causes d’origine interne et des effets externes. Pour les éliminer, nous, thérapeutes, possédons une technique de drainage de l’eau intérieure qui a de suprenants effets anti-polluants. Elle purifie et stimule avec efficacité le système de défense immunitaire. Des protocoles scientifiques le prouvent depuis de nombreuses années. C’est le DLMV (Drainage Lymphatique Manuel ad modum Vodder). Ce drainage ne purifie pas que physiquement, il apaise aussi la vie émotionnelle et suscite des changements de mentalité poussant à créer de nouveaux liens, à concevoir des perspectives d’ouverture, plus globales et responsables. Son impact écologique est évident. Je lui parle du travail au niveau du nerf-vague (parasympathique), de l’excellence que procure la fluidité de l’eau, de la lymphe qui en montant entraîne et purifie les déchets. Bonne humeur et confiance en découlent. Carmen Abdo devient de plus en plus enthousiaste. Elle se met à prendre des photos et me promets de traiter le sujet dans la prochaine édition d’Aqua Vitae. Quel plaisir, ne fût-ce que quelques instants, de se sentir vibrer à la même longueur d’onde!

    D’une autre architecture, mais tout aussi originale dans ses formes que dans ses matériaux, sont les grands pavillons à thème. Ainsi, le pavillon de l’Eau Extrême étudie l’impact du déferlement de la vague, le pavillon Set, la montagne de sel, explique ce que l’eau laisse quand elle meurt, Oikos met sous la loupe le rapport eau-énergie, Cité de l’Eau traite des villes dont l’eau est l’élément environnemental déterminant, Aigua Compartida étudie comment réaliser la distribution équitable de l’eau, El Faro expose les nombreuses réalisations des ONG, Iceberg étudie le changement global du climat, etc.

    En parallèle, tout au long de l’Expo, la cité de Zaragoza et son université organisent des conférences et des expositions artistiques toujours sur le thème de l’eau. Ce 23 août, Mazuru Emoto présente à l’Institut pour le Sauvetage de la Mémoire de l’Eau ses travaux concernant l’influence des sons sur la structure de l’eau, peu importe qu’elle soit en dedans ou en dehors du corps humain. On est ici très proche des recherches de la bioélectronique de Vincent, qui tend à prouver que l’augmentation de la charge des électrons de notre eau intérieure obtenue par le DLMV, influence aussi la structure de l’eau de notre environnement immédiat. A suivre! Entre temps, contentons-nous de la boutade du biologiste Emil Vodder qui, cherchant en vain à nous faire comprendre le « pourquoi » des choses, s’interrompit en s’exclamant : « faites, c’est bon, ça marche, vous verrez ». 

    Vraiment, l’Expo de l’eau de Zaragoza est un intéressant point de rencontre entre cultures diverses et gens distincts, propice à l’échange d’idées et suscitant des visions positives. C’est un lieu de lucidité où se célèbre l’urgence d’un développement soutenable. C’est une grande fête pour les sens, qui procure aussi une grande satisfaction intellectuelle. L’ambiance est accueillante, l’expérience intéressante. c’est un événement porteur d’espoir pour toute la communauté humaine.

    Je tiens à exprimer mon admiration pour l’Espagne, pour cette magnifique organisation et mes remerciements à William Van Marsenille pour son inlassable enthousiasme qu’il m’a fait partagé durant ces deux jours.

Août 2008, Expo Agua Zaragoza 2008.

Virginia Cool

 

 

L’exposition de Zaragoza s’achèvera le 14 septembre, pour plus d’informations : http://www.expozaragoza2008.es/

 

 

Tous à la montagne!

Créé par le 20 août 2008 | Dans : A retenir, Environnement, Fêtes et animations, Infos pratiques, Santé

Gilbert et José vous proposent une randonnée au Canigou pendant le week-end du 30-31 août 2008.

Le départ se fera à 15h de Tordères et le retour aura lieu le dimanche après-midi.

Il faut prévoir son repas, le couchage sous tente, de l’eau en abondance, des vêtements chauds et de quoi faire des grillades le soir.

Que tous ceux qui sont tentés par ce moment de détente et de convivialité n’hésitent pas à appeler José Alba au 06.26.10.91.57 ou Gilbert Fantin au 06.88.70.70.30. 

Réforme de l’organisation de l’administration départementale de l’Etat

Créé par le 17 août 2008 | Dans : Equipe municipale et commissions

 Une circulaire du premier ministre, adressée aux préfets le 7 juillet 2008 et parue au JO du 9 juillet, apporte des précisions sur la mise en œuvre de la nouvelle organisation territoriale de l’Etat.
 
Elle est dictée par plusieurs principes :

  • le niveau régional est le niveau de pilotage de droit commun des politiques publiques de l’Etat sur le territoire

  • le niveau départemental est chargé de la mise en oeuvre de ces politiques publiques, au plus près des usagers et du territoire 

  • pour le pilotage des politiques publiques, le préfet de région a autorité sur les préfets de département et dispose d’un « pouvoir d’évocation » 

  • le préfet de région a autorité sur les directions régionales des administrations civiles de l’Etat, à l’exception de l’organisation de l’action éducatrice, des actions d’inspection de la législation du travail et de la détermination de l’assiette et du recouvrement de l’impôt

  • sauf exception, les préfets seront les délégués des agences nationales lorsque celles-ci exercent des attributions territoriales 

  • les services déconcentrés départementaux sont organisés en fonction des besoins des citoyens sur le territoire et des priorités identifiées à cette échelle 

  • l’amélioration de la performance des services doit être obtenue par la clarification de l’organisation, par un rapport mieux quantifié entre missions et moyens et par le développement des mutualisations.

Au niveau régional

8 structures seront mises en place et remplaceront l’organisation actuelle en pôles régionaux :

  • la direction régionale regroupant la trésorerie générale et les services fiscaux
     

  • la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF)
     

  • la direction régionale de la culture (DRAC) à laquelle seront rattachés les services départementaux de l’architecture et du patrimoine sous la forme d’unités départementales
     

  • la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) qui comprendra les subdivisions de protection de l’environnement au titre des risques industriels, sous la forme d’unités départementales ou interdépartementales
     

  • la direction régionale des entreprises, de la concurrence et de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) qui comprendra les unités départementales de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes et les unités départementales du travail et de l’emploi
     

  • la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS)
     

  • le(s) rectorat(s) d’académie
     

  • l’agence régionale de santé (ARS) et ses antennes locales.

Les responsables de ces structures seront membres du comité de l’administration régionale (CAR).

Les préfets de région auront autorité sur les préfets de département dans le cadre de leur mission de pilotage des politiques publiques. En revanche, l’exercice des prérogatives de puissance publique et les mesures ressortissant au droit des étrangers relèveront exclusivement des préfets de département.

Au niveau départemental

L’administration de l’Etat sera structurée de la manière suivante :

  • la préfecture dont les missions demeurent la représentation et la permanence de l’Etat, l’exercice des fonctions régaliennes tenant notamment au contrôle administratif et au respect des lois, le pilotage et la coordination des services déconcentrés, l’exercice des prérogatives de puissance publique (déclaration d’utilité publique, ordre public…), la sécurité intérieure et la sécurité civile, la réglementation générale des libertés publiques, la gestion de l’immigration et le fonctionnement de la démocratie locale.
     

  • la direction départementale de la population et de la cohésion sociale (DDPCS) qui regroupera  les services de la cohésion sociale de l’actuelle DDASS, les services de la préfecture chargés des questions sociales, le service départemental pour le droit des femmes et l’égalité et l’actuelle direction départementale de la jeunesse et des sports. L’unité territoriale de la DIRECCTE relèvera de cette direction pour l’activité qu’elle déploie dans le cadre des compétences du préfet de département.
    Cette direction intégrera aussi l’actuelle direction départementale des services vétérinaires et coordonnera l’activité de l’unité départementale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes pour l’activité que celle-ci déploie dans le cadre des compétences du préfet de département.
     

  • la direction départementale des territoires (DDT) qui sera constituée à partir de la direction départementale de l’équipement et de l’agriculture, à laquelle seront joints les services ou parties de service « environnement » des préfectures.
    Les unités territoriales des DREAL (ex-subdivisions des DRIRE) et de la DRAC (services départementaux de l’architecture et du patrimoine) relèveront de cette direction pour ce qui concerne l’activité qu’elles déploient dans le cadre des compétences du préfet de département.
     

  • l’inspection d’académie 
     

  • la direction départementale des finances publiques
     

  • les services chargés de la sécurité intérieure.

Dans les départements dont l’importance démographique ou les nécessités en matière de cohésion sociale ou de politique de la ville le justifieront, une direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) sera constituée, la « direction départementale de la population et de la cohésion sociale » devenant « direction départementale de la protection des populations ».

Ces directions seront placées sous l’autorité directe des préfets de département, à l’exception des missions précisées à l’exception de l’organisation de l’action éducatrice, des actions d’inspection de la législation du travail et de la détermination de l’assiette et du recouvrement de l’impôt.

Ce schéma de réorganisation sera adapté dans les régions spécifiques telles que l’Ile-de-France, la Corse, les régions d’outre-mer dont les paramètres institutionnels sont différents de ceux en vigueur sur le reste du territoire national.

Calendrier de la réorganisation

La première phase, qui a commencé et durera jusqu’en décembre, consiste, pour les préfets de département et sous la coordination des préfets de région, à définir les priorités de service dans leur département, à établir l’état des moyens disponibles, la configuration immobilière existante et à définir l’organisation souhaitable au regard de ces données.
Cette première phase devrait permettre d’engager de manière ouverte l’information et la consultation du personnel, des élus et des usagers.

Fin décembre, une instruction sera adressée aux préfets pour leur demander d’établir, cette fois de manière engageante, l’organigramme des services de leur département, sous l’autorité des préfets de région et selon un calendrier précis (préfiguration et expérimentations en 2009, mise en oeuvre en 2010).

La mise en oeuvre des nouvelles directions et des nouveaux organigrammes se déroulera au cours de l’année 2009 pour une entrée en application au 1er janvier 2010.
Le premier ministre insiste, enfin sur la nécessité de mise en place d’un processus d’information et de concertation avec les personnels concernés et leurs représentants, mais aussi avec l’ensemble des élus et notamment des maires.

Compte-rendu du colloque « Avenir des territoires »

Créé par le 02 août 2008 | Dans : Affaires sociales, Environnement, Equipe municipale et commissions

LA PREFECTURE COMMUNIQUE :

COMPTE-RENDU DU COLLOQUE « AVENIR DES TERRITOIRES »

Perpignan, 20 juin 2008

    Le 20 juin 2008, l’Université de Perpignan accueillait près de 200 élus, maires, parlementaires et acteurs socio-économiques des Pyrénées-Orientales. Tous avaient été invités par le préfet du département, Hugues Bousiges, à venir débattre d’une question majeure : « quel avenir pouvons-nous préparer ensemble pour notre département et ses habitants? »

    Ce rendez-vous constituait la première étape d’une démarche lancée en octobre 2007 lors de l’assemblée générale de l’association des maires. A cette occasion, Hugues Bousiges, préfet des Pyrénées-Orientales, avait identifié un certain nombre de « défis » pour l’avenir du département : une forte croissance démographique, une économie à conforter, un environnement et des paysages à protéger. L’enjeu majeur de l’aménagement du territoire, c’est non seulement le développement de la compétitivité mais aussi le maintien de la cohérence territoriale.

 

DEMOGRAPHIE

Les constats :

Une croissance démographique soutenue qui devrait se poursuivre.

Les P.O. connaissent une croissance démographique de l’ordre de 1,4% par an depuis 1999 qui s’explique notamment par la forte attractivité exercée par le climat et de cadre de vie du département. Les projections de l’INSEE montrent que la population pourrait continuer à croître d’ici 2030. Parallèlement, les déséquilibres devraient s’accentuer, la Plaine du Roussillon regroupant à terme les 3/4 de la population départementale.

Une forte mobilité résidentielle.

Plus d’un habitant du département sur trois ne résidait pas dans son logement actuel en 1999.

Un vieillissement important mais inégalement réparti.

La population des P.O. est plus vieille que la moyenne régionale (et nationale). On observe de fortes disparités entre les bassins de vie.

Un niveau de qualification qui augmente.

Un taux de pauvreté important.

Dans le département, 2 personnes sur 10 vivent avec moins de 788 € par mois. En 2003, 13% des ménages étaient allocataires de minima sociaux.

Les défis à relever :

Comment accueillir 5 000 nouveaux habitants par an dans le département?

Comment anticiper les conséquences du vieillissement de la population?

Comment capter une population jeune et faire en sorte qu’elle reste dans le département?

Quelques pistes de réflexion :

- Développer des infrastructures stratégiques pour rééquilibrer les flux de population,

- Attirer de jeunes actifs pour compenser le vieillissement global de la population,

- S’appuyer sur l’installation de personnes âgées pour conforter la vocation tertiaire du territoire,

- Répondre aux problèmes de logements,

- Faire de l’intercommunalité un véritable outil de solidarité entre les territoires.

 

LOGEMENT

Les constats :

Le parc de logements en augmentation.

Dans le département, on recense chaque année la construction de 5 700 logements dont 1/3 environ sont des résidences secondaires.

Un parc important de logements indignes.

On estime à plus de 22 000 le nombre de logements indignes, soit 13% des résidences principales du département. Les zones de moyenne montagne étant les plus touchées par ce phénomène.

Une forte demande de logements sociaux.

Compte tenu de la forte demande des ménages pour des logements sociaux, le délai d’attente moyen est aujourd’hui de 14 mois.

Une production de logements sociaux en hausse mais toujours insuffisante.

Depuis le début des années 2000, la production de logements sociaux a sans cesse augmenté.

Une politique du logement qui s’articule autour de deux axes : construire et rénover.

Il s’agit d’une part d’accroître l’offre de logements (en quantité et en qualité) et d’autre part de rénover le parc existant.

Les défis à relever :

Comment répondre au besoin global de logement (social…)?

Comment lutter contre l’habitat précaire et/ou indigne?

Quelques pistes de réflexion :

- Trouver les outils d’urbanisme permettant aux élus d’agir sur les prix du foncier,

- S’appuyer sur les opérateurs,

- Développer des alternatives à l’habitat pavillonnaire.

 

ENVIRONNEMENT, EAU, RISQUES

Les constats :

Un département riche d’une grande biodiversité.

Les Pyrénées-Orientales disposent d’un patrimoine naturel remarquable. 30% du territoire départemental est classé en zone Natura 2000.

Une ressource en eau inégalement répartie.

Les besoins et les ressources ne se situent pas dans les mêmes zones géographiques, ce qui entraîne la naissance de conflits d’usage.

Une progression importante des terres artificialisées.

Les Pyrénées-Orientales connaissent une pression importante en terme de consommation d’espace. Les terres artificialisées ont progressé de 3,7% par an depuis la fin des années 80.

Des outils existants de préservation des milieux.

Limiter la croissance urbaine devient un enjeu de plus en plus important dans les bassins de vie où la croissance démographique est la plus importante.

Des risques naturels omniprésents.

Dans le département, 175 communes sont concernées par le risque d’incendie de forêt. Le risque d’inondation est lui aussi récurrent et concerne 80% des communes. La zone inondable correspond aussi au territoire le plus peuplé du département (1/3 des habitants).

Les défis à relever :

Comment concilier développement économique et protection de l’environnement?

Comment garantir le maintien des surfaces agricoles?

Comment préserver la ressource en eau?

Comment faire évoluer les outils de prévention des risques naturels?

Quelques pistes de réflexion :

- Prendre conscience du rôle transversal joué par l’agriculture,

- Encourager la réutilisation des eaux traitées.

 

DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE

Les constats :

Un taux de chômage élevé.

Le département des Pyrénées-Orientales est confronté, comme l’ensemble de la Région, à un fort taux de chômage. Mais l’écart avec le taux de chômage national tend à se réduire.

Un secteur tertiaire qui offre le plus grand nombre d’emplois.

Ce sont les services qui créent le plus d’emplois dans le département et notamment les services à la personne.

Tourisme et construction : deux secteurs dynamiques qui génèrent des emplois souvent précaires.

Le tourisme est un secteur important dans l’économie départementale mais il est aussi source de précarité pour les jeunes actifs (moins de 25 ans) qui représentent la majorité des saisonniers.

Une agriculture marquée par des productions dominantes.

Sur l’ensemble du département, les productions dominantes (vigne, maraîchage, élevage,…) varient d’un territoire à l’autre. On observe en revanche une progression généralisée des surfaces boisées qui couvrent le tiers de la superficie départementale.

Des professionnels agricoles qui font face à une situation difficile.

Les professionnels agricoles sont confrontés à un contexte commercial très concurrentiel et à des perspectives d’évolution profonde de leur activité (prise en compte de l’environnement, réforme PAC).

Les défis à relever :

Quels projets économiques faudra-t-il mettre en place à l’avenir?

Comment valoriser au mieux le potentiel du territoire?

Comment lutter contre la précarité qui touche certains secteurs économiques?

Comment se préparer aux évolutions à venir dans la filière agricole?

Quelques pistes de réflexion :

- Mieux évaluer le potentiel que représentent les friches agricoles,

- Ne pas renoncer aux implantations industrielles.

 

CONCLUSION

Les constats :

Une arrivée massive de population dans les 20 ans à venir.

Le département doit se préparer à accueillir 100 000 habitants supplémentaires dans les 20 ans à venir, ce qui implique de leur trouver un logement, un emploi, etc.

Des ressources à préserver.

Le département dispose d’importantes ressources, parmi lesquelles un patrimoine environnemental remarquable, mais sensible, qui offre un cadre de vie de qualité à ses habitants.

Des préoccupations qui varient selon les bassins de vie.

Les préoccupations exprimées par les élus varient d’un bassin de vie à l’autre. Les priorités diffèrent notamment entre le littoral, la plaine, les vallées…

Un nouveau système de gouvernance à définir.

Les élus conçoivent toujours la commune comme un niveau d’action pertinent mais s’avouent limités par les outils dont ils disposent. Près de la moitié d’entre eux considèrent la communauté de communes (ou d’agglomération) comme l’échelle la plus pertinente pour faire face aux enjeux liés à l’aménagement du territoire.

Les défis à relever :

Comment obtenir un développement territorial équilibré?

Comment gérer durablement les espaces naturels et agricoles?

Comment anticiper l’arrivée du TGV?

 

Tout ce compte-rendu, mais bien plus détaillé (avec les chiffres pour chaque bassin et secteur) est consultable en mairie.

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