octobre 2012
Archive mensuelle
Archive mensuelle
Créé par torderes le 30 oct 2012 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Communauté de Communes des Aspres, Environnement, Santé
Le Syndicat Mixte des Nappes de la Plaine du Roussillon vient d’inaugurer ses nouveaux locaux et son site internet : http://www.nappes-roussillon.fr/qui permet de suivre le niveau de la ressource.
Plus des trois-quarts de la population des Pyrénées-Orientales (80 % très exactement) sont alimentés par l’eau des nappes phréatiques du Roussillon. Une eau d’excellente qualité dont on prélève 80 millions de m3 par an mais dont le niveau s’amenuise d’année en année et qui est parfois mise à mal par des pollutions localisées (chlorures, pesticides, nitrates).
Le syndicat mixte travaille en collaboration étroite avec la Commission Locale de l’Eau, chargée de planifier et d’étudier les ressources en eau alors que le syndicat se charge de la mise en oeuvre des travaux.
Créé en 2008 après près de dix ans de travaux préparatoires, le syndicat mixte s’est donné pour objectif de concilier exploitation et pérennité de la ressource. Quatre missions principales ont été attribuées au syndicat : la connaissance et la surveillance des nappes (des études sont en cours sur leurs capacités de recharge), le soutien et l’assistance technique aux collectivités, les actions de terrain pour améliorer la gestion des nappes et la sensibilisation du public (dans les écoles notamment). Un travail plus que jamais nécessaire alors que le niveau des nappes profondes baisse.
Créé par torderes le 13 oct 2012 | Dans : A retenir, Affaires sociales
Le Préfet vient de renouveler l’autorisation délivrée pour la création et l’utilisation d’un aérodrome privé à Llauro. Désormais, ce sont six avions, pilotés par une dizaine de pilotes, qui pourront survoler les territoires de nos communes. A l’heure où les élus et les administrés sont perpétuellement interpelés par les services préfectoraux sur le risque incendie et où ils se débattent dans les problématiques de mise en place des Plans de Prévention de Risques d’Incendie de Forêt, cette autorisation est vécue comme une aberration, voire même une provocation de la part dela Préfecture! Les élus de Tordères et Llauro ont donc décidé de faire entendre leurs protestations une nouvelle fois.
Créé par torderes le 12 oct 2012 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Equipe municipale et commissions, Infos pratiques
La commission des travaux se réunira le vendredi 19 octobre, à 20h30, à la salle polyvalente. Nous y débattrons de plusieurs propositions de travaux concernant la voirie communale. Tous ceux qui le souhaitent peuvent y participer.
Créé par torderes le 11 oct 2012 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Communauté de Communes des Aspres, Environnement, Equipe municipale et commissions
Le mardi 2 octobre, Monsieur le Sous-Préfet, Pierre Régnault de la Mothe, accompagné des services préfectoraux dédiés à l’incendie et à l’urbanisme, a reçu les maires du massif des Aspres à leur demande expresse, émise en mai 2012, afin d’obtenir des éclaircissements sur la synthèse des réunions de concertation sur les PPRif des P.O. qui se sont déroulées en décembre 2011.
Alors que les précédentes réunions et la synthèse qui en avait été faite laissaient espérer que de nombreux points étaient maintenant acquis (comme la qualification de l’aléa, la notion de défense globale des massifs, la volonté de concertation, la possibilité de reconstruction après incendie sous condition, la réhabilitation de mas isolés et la création de gîtes) et qu’il ne restait plus qu’à les acter, les élus ont pu assister lors la dernière réunion à une nette rétractation et crispation des services, notamment au sujet de la reconstruction sous condition en zone rouge après incendie et de la création de gîtes, points sur lesquels la Préfecture ne souhaite plus fléchir. Dans ces conditions, le Collectif a le sentiment que les services mettent à bas tous les efforts mis en oeuvre au cours des précédentes réunions.
Par ailleurs, la notion d’approche globale par massif, qui est la base de notre demande et qui nous semble avoir une importance majeure pour l’avenir de nos communes, n’est pas prise en compte. A la demande des élus, mise en avant par tous les participants à la réunion du 14 juin 2011 en Préfecture, qui souhaitent qu’à une gestion par commune soit substituée une gestion globalisée par massif (en l’occurrence, celui des Aspres), sans qu’on s’interdise poura autant de revenir ensuite à une approche plus fine à laquelle seraient associées les collectivités locales et aussi les habitants, les services de la DDTM préfèrent une gestion par bloc de communes (quatre communes situées au sud du massif des Aspres).
Lors des différentes concertations, tout comme l’ont souligné les services préfectoraux dans le premier paragraphe de la synthèse consacré aux caractéristiques du massif des Aspres, il est apparu comme admis que les Aspres constituent un massif homogène où le risque incendie est, de manière générale, très élevé. L’homogénéité est d’ailleurs telle que ces services eux-mêmes ne font part d’aucune sectorisation précise concernant la zone des Aspres. Toutes les Aspres présentent donc un risque. Au regard de l’expérience, notamment celle de cet été 2012, il est également admis que les grands feux partent toujours du nord de ce massif et, poussés par le vent dominant (la tramontane), s’étendent vers le sud, comme l’a fait l’incendie de 1976 qui a parcouru ce territoire de Corbère-les-Cabanes à Céret (donc bien du nord au sud). Or seules quatre communes, située au sud du massif, se sont vu prescrire un PPRif. Nous le répétons donc, à cette gestion par petits blocs de communes, il nous semble préférable de traiter le problème sur l’ensemble des communes de la zone, en leur appliquant des règles identiques (débroussaillage à 100 mètres, interdiction de nouvelles constructions en zone rouge, etc., par exemple). Dans la mesure où le risque est le même sur l’ensemble du massif, pourquoi seules quatre communes endosseraient-elles le poids de la législation PPRif et non pas, solidairement, l’ensemble des communes du massif? Un simple PAFI et une bonne politique DFCI ne pourraient-ils suffire à couvrir la zone ?
Au cours de cette réunion, nous avons rappelé également notre réticence à ce que la Dotation d’Equipement des Territoires Ruraux (DETR), ordinairement prévue pour soutenir des projets communaux de grande envergure et tenant à cœur de la population (concernant le plus souvent des bâtiments communaux, type école, mairie, etc.), soit utilisée par les communes pour mettre en œuvre les PPRif. Compte-tenu des faibles capacités d’autofinancement des communes rurales, l’utilisation de la DETR dans le cadre des PPRif revient à les condamner à ne plus pouvoir porter d’autres projets que la lutte contre l’incendie. Concrètement, les quatre communes des Aspres qui se sont vu prescrire un PPRif seront donc pénalisées dans leur développement.
Enfin, nous avons manifesté notre inquiétude quant au maintien et au développement du sylvo-pastoralisme sur les communes concernées par les PPRif. Nous constatons que l’arrêté préfectoral fixant les modalités relatives aux BCAE n’a été modifié que jusqu’en 2013 pour intégrer dans les surfaces éligibles les landes, parcours et bois pâturés avec ressources fruitières et ligneuses, et que, par là-même, les 60 éleveurs impliqués dans la politique de prévention des incendies et la contractualisation d’entretien de 8000 ha de coupures dans les piémonts des Aspres, Albères, Conflent et Fenouillèdes, sont en péril et risquent de disparaître.
Peu de réponses positives ont été apportées aux questions des élus et le Collectif PPRif P.O est ressorti de cette réunion avec encore plus d’inquiétude et de mécontentement. Les prochains PPRif (et, prétendument, les seuls à venir dans les Pyrénées-Orientales où, en 2007, il en était pourtant prévus 77!) concernent les communes de Llauro et d’Oms (où ils devraient être applicables fin 2013), Tordères (où la carte des aléas, qui date de 2004 et que les élus considèrent comme obsolète, va être revue d’ici fin 2013 et où le PPRif ne commencera donc à être élaboré qu’en 2014) et, enfin, Vivès.
Le Collectif PPRif P.O. se réunira le jeudi 8 novembre pour débattre et décider des suites à envisager.