L’Association Républicaine des Anciens Combattants, la Libre Pensée, La Ligue des Droit de l’Homme, le Mouvement de la Paix, Femmes Solidaires, Les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation des Pyrénées-Orientales communiquent :

Lors de la guerre 14-18, devant l’horreur des combats qui les attendaient, face à l’incohérence et l’inutilité de la montée des première lignes « pour gagner la tranchée adverse », nombre de soldats refusèrent de participer à cette boucherie. Décision fut prise par les principaux généraux, dont Nivelle, Joffre et Pétain, de fusiller arbitrairement, « pour l’exemple », des soldats afin de forcer les autres à se battre. Le président Sarkozy s’était engagé à les réhabiliter. En 2008, il déclarait : « Je veux dire, au nom de la Nation, que beaucoup de ceux qui furent exécutés alors ne s’étaient pas déshonorés, n’avaient pas été des lâches mais que, simplement, ils étaient allés jusqu’à l’extrême limite de leurs forces ». Il s’est ensuite dédit. De même, le président du conseil général de Corrèze, François Hollande, a voté la réhabilitation collective que le président Hollande se refuse encore à prononcer. La Grande-Bretagne et l’Allemagne ont reconnu les erreurs de leurs généraux et ont réhabilité collectivement les centaines de « Fusillés pour l’exemple » de leur pays. Qu’attend la France?