Malgré la fin de l’été et la vigilance des autorités, le moustique tigre, susceptible de transporter des maladies tropicales, reste très actif et continue de gagner du terrain à l’ouest du département.

Les campagnes de communication intenses informant sur les bonnes pratiques à suivre (avec une vigilance accrue sur les eaux stagnantes, lieux privilégiés pour la ponte) n’ont pas empêché le moustique tigre de gagner du terrain : depuis mai 2016, 58 villes et villages sont officiellement touchés dans le département. Ne nous leurrons pas, à terme, c’est l’ensemble du département qui sera sans doute concerné par cette invasion.

Comme le moustique tigre peut transmettre des maladies aussi graves que la  dengue, le zika ou le chikungunya, sa progression locale faisait craindre le pire; cependant, à ce jour, sur les 17 cas de malades recensés sur notre territoire, aucun n’est la conséquence d’une contamination locale ni même métropolitaine. Par mesure de précaution, un protocole a été adopté à chaque signalement du virus, pour éliminer toute possibilité de contagion, en traitant à la fois la personne et son habitat. Ainsi y a-t-il eu des opérations de démoustification à divers endroits du département afin de réduire le risque de survenue de cas autochtones dans l’entourage de personnes revenues infectées d’une zone d’endémie.

Parmi les treize départements de la région, huit (dont les Pyrénées-Orientales) sont concernés par une surveillance renforcée du moustique tigre, en vigueur jusqu’au 30 novembre. La vigilance est donc toujours de mise et chacun doit ainsi continuer à :

- éliminer les eaux stagnantes (avec une vérification après chaque pluie),

- couvrir d’une moustiquaire les réservoirs d’eau,

- vérifier le bon écoulement des eaux de pluie,

- nettoyer régulièrement gouttières, regards, caniveaux et drainages.