Ce matin, les archéologues de l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) ont lancé des fouilles sur le parvis de l’église Sant Nazari, rendues obligatoires dans le cadre du chantier de restauration. Compte tenu que ce lieu a abrité l’ancien cimetière de la commune jusque dans les années 50, il était certain que des sépultures allaient y être retrouvées. Ainsi, à gauche de la porte d’entrée, les premiers coups de pelle ont rapidement mis au grand jour des ossements. Quelle émotion de découvrir ces Tordérencs d’un autre âge!
   Sur l’un d’entre eux, grand et massif, accompagné d’une croix en fer forgé et des poignées de son cercueil, on a également retrouvé un petit bouton de nacre (qui permet partiellement de dater sa mort entre 1870 et 1914), tandis que sur l’autre, plus frêle et plus petit, on retrouvait un bracelet.
   La nouvelle de cette découverte, si rare et si précieuse pour une aussi petite commune que la nôtre, s’est répandue comme une traînée de poudre et de nombreux habitants sont venus visiter le chantier et se recueillir auprès de ceux qui, somme toute, sont un peu leurs ancêtres. Elus, écoliers, voisins, mus par une même effervescence, une même soif de connaissance et, comment le nommer autrement, une même forme de tendresse pour ces égaux surgis du fond des temps, ont écouté avec passion les explications de Bruno Vanderhaegen, l’archéologue responsable de l’opération.
   Les fouilles se poursuivront jusqu’à mercredi ou jeudi puis viendra le temps de l’analyse plus poussée des différents éléments retrouvés.

  Que toute l’équipe de l’INRAP soit d’ores et déjà remerciée pour la qualité de son travail et sa capacité à partager l’information qui fait de ces fouilles un grand moment dans la vie du village.

Fouilles archéo