Au lendemain des élections présidentielles, une trentaine d’habitants ont assisté à la cérémonie du 8 mai pour rendre hommage à Jean Gomez, tombé au front en 1939, loin de sa Catalogne et de notre petit village, loin surtout de son épouse, Marcelle, et de ses fils qui l’attendaient à la maison, au premier étage de la mairie. A travers lui, chacun a salué la mémoire de l’ensemble des victimes de cette guerre monstrueuse qui fit 55 millions de morts dont 45 millions de civils, auxquels se sont ajoutées des dizaines de millions de personnes persécutées et souvent privées de liberté. 6 millions de Juifs ont été traqués, pourchassés et assassinés, comme plus de 500 000 Rom, Manouches et Gitans, et plusieurs dizaines de milliers d’opposants politiques, d’homosexuels, de malades mentaux, bref tous celles et ceux, femmes, hommes, enfants, qui avaient été désignés  comme indésirables.

  Cette cérémonie fut également l’occasion de saluer le courage des Résistants, ces anonymes surgis des profondeurs de l’Europe, ces gens ordinaires qui ont osé des actes extraordinaires et semé des graines de révolte à travers tout le pays : passeurs de frontières, saboteurs aux chemins de fer et dans les usines d’armement françaises, ‘‘Justes’’ cachant les indésirables, combattants du maquis et tant d’autres qui, en tenant tête, ont fait capituler la bête immonde du nazisme, de l’horreur totalitaire et concentrationnaire.

  Merci à toutes et tous de votre présence fidèle à ce rendez-vous de l’Histoire, et particulièrement aux enfants venus nombreux écouter le discours et déposer une gerbe, aux côtés du maire, devant le Monument aux Morts.

Dépôt gerbe