mai 2020

Archive mensuelle

Urgent : Lettre aux parents d’élèves au sujet de la réouverture progressive des écoles de Llauro et Tordères

Créé par le 04 mai 2020 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Ecole, Equipe municipale et commissions, Infos pratiques, Santé, Transports

  Chers parents d’élèves,

  Comme vous le savez, le mardi 28 avril, notre Premier Ministre a dévoilé le plan de déconfinement prévu pour notre pays à partir du 11 mai 2020.

  Envers et contre l’avis du Conseil Scientifique qui préconisait la réouverture des écoles en septembre, envers et contre l’apparition du syndrome inflammatoire aigu en lien avec le Covid-19 touchant les enfants et entraînant parfois des myocardites, il a été demandé aux élus de mettre en place une réouverture progressive des écoles maternelles et primaires, à partir de cette même date, ceci sur la base du volontariat des parents et selon un encadrement particulièrement drastique.

  Le jeudi 30 avril, le ministre de l’Education Nationale a envoyé aux Inspections Académiques départementales un protocole sanitaire à suivre par les enseignants et les services municipaux dans le cadre de la réouverture des écoles.

  En cas de reprise de l’école, toute la vie scolaire et périscolaire (cantine et garderie) s’organisera désormais autour des gestes barrières et de la distanciation sociale, ce qui paraît particulièrement difficile à mettre en oeuvre pour les écoliers de la maternelle. Nous avons donc pris la décision de ne pas rouvrir dans l’immédiat la classe de maternelle.

  Le protocole implique de suivre une série de préconisations sanitaires détaillées à travers une soixantaine de pages dont nous allons vous résumer les grandes lignes :

1) Le lavage des mains constitue un des gestes barrières essentiels. Du gel hydro-alcoolique sera mis à la disposition des adultes mais pas des enfants (car le Ministère ne le préconise qu’à partir du collège). Il y aura donc, comme cela existait déjà, du savon et des serviettes en papier pour les écoliers qui devront se laver les mains le plus régulièrement possible : à l’arrivée à l’école, avant chaque début de classe et à la fin des cours, avant et après chaque repas, avant et après le passage aux toilettes, à chaque fois que les mains auront pu être souillées, après s’être mouché, avoir éternué, toussé, etc., après manipulation d’objets, etc.

2) Il est demandé qu’une distance minimum d’un mètre entre chaque personne soit respectée dans l’établissement et à ses abords.

A Tordères, par exemple, après calcul effectué par un parent d’élève architecte (tenant compte de la disposition de la salle, des meubles, etc.), seuls 9 enfants pourraient être accueillis.

Un sens de circulation devra être instauré. Dans la mesure du possible, les portes devront rester ouvertes afin d’éviter de toucher les poignées.

Au cours des récréations, les élèves auront pour consigne de ne pas s’échanger de matériel et les jeux de contact et de ballon seront, bien entendu, proscrits. Il ne sera pas facile de faire respecter ces règles de distanciation aux enfants et de faire en sorte que cela ne soit pas trop pesant et anxiogène pour eux. L’enseignante de Tordères a proposé que soient tracés au sol des cercles qui constitueraient une sorte de périmètre restrictif (par ailleurs, elle a proposé qu’ils ne soient pas dessinés à la craie mais plutôt à la peinture, ce qui ne satisfait pas les élus).

Par ailleurs, les parents ne sont pas admis dans l’enceinte de l’établissement.

3) Le port du masque est vivement recommandé pour les adultes (enseignants et personnels municipaux). A ce jour, nous n’avons pas d’autres masques à mettre à leur disposition que ceux que nous ont gentiment cousu des habitants de Tordères et Llauro et nous devrions également recevoir très prochainement des visières pour les équiper. Notez que les masques commandés tardent à arriver car c’est un peu « la course à l’échalote » pour les différentes collectivités et que les ateliers de couture doivent faire face à une multiplication des demandes.

Pour les enfants du primaire, le port du masque n’est pas obligatoire mais ceux qui le souhaitent peuvent en être équipés s’ils sont en mesure de le porter dans des conditions satisfaisantes. Le Ministère a convenu qu’il appartiendrait alors aux parents de fournir ce masque.

4) Les parents devront prendre la température de leur enfant chaque matin avant de l’envoyer en classe, mais les écoles seront également équipées d’un thermomètre au cas où un enfant ou un adulte présenterait des symptômes inquiétants en cours de journée (si le cas se présentait, il existe bien sûr toute une batterie de mesures à mettre en oeuvre que nous vous détaillerons dans le protocole informatif qui sera distribué aux parents en cas de réouverture des écoles).

5) La ventilation et le nettoyage des salles devront être effectués de manière très régulière. Les salles devront être aérées le plus souvent possible (avant la classe, pendant les récréations, etc.) et elles feront l’objet d’une désinfection plusieurs fois par jour (avec un nettoyage à chaque passage des enfants aux toilettes puisque le virus reste actif pendant douze heures dans les selles). Il s’agit d’une désinfection par virucide, un produit désinfectant puissant conforme à la norme EN 14476 ou par lingettes conformes à la même norme, de chaque point de contact du matériel et du mobilier (sol, poignées de portes, de fenêtres, interrupteurs, claviers, etc.). Là encore, c’est la course qui prévaut et toutes les collectivités passent commande de virucide en même temps, mais nous espérons être livrés à temps.

6) Sur la question du repas, le protocole ministériel préconise que chaque enfant mange à sa table de travail mais tolère qu’il en soit autrement. Nous sommes en train de réfléchir à la meilleure façon de procéder en partenariat avec l’UDSIS.

7) La question des transports scolaires n’est pas abordée dans le protocole mais il semble que les enfants devront y respecter le mètre de distanciation réglementaire et y porter un masque (nous ne savons pas encore si nous devrons y installer du gel hydro-alcoolique qui serait utilisé sous la responsabilité d’un adulte).

  La question de la multiplication du nombre d’heures passées par les agents au sein de l’école et du surcoût que cela va engendrer n’est, pour l’instant, pas abordée par le Gouvernement qui semble considérer comme acquis que cela soit à la charge des communes. Comme est acquise la responsabilité pénale des maires en cas de plainte des parents ou du personnel à la suite d’une contamination.

  Pour les élus municipaux que nous sommes, l’école républicaine est une question prioritaire, ce qui devrait nous conduire presque « automatiquement » à rouvrir les établissements, mais nous avons la responsabilité de ne pas exposer les enfants à un risque sanitaire, et à travers eux, leur famille.

  La réouverture des écoles le 11 mai nous paraît prématurée et hasardeuse mais même s’il nous apparaît dangereux de favoriser des regroupements d’enfants et d’adultes (parents, enseignants, agents de service et d’entretien, chauffeur de bus, etc.), nous nous plierons à contrecoeur à la demande de l’Etat car il serait juridiquement difficile de s’y soustraire en plein état d’urgence sanitaire.

  Pour ce qui concerne les effectifs, les réponses au questionnaire qui vous a été envoyé font état d’un éventuel retour, sous conditions variées, de :
- 9 CP/CE1/CM1 volontaires sur un effectif total de 17 enfants = 52% de volontaires ;
- 6 CE2/CM1/CM2 volontaires, dont 3 en CM2, sur un effectif total de 19 enfants = moins de 32% de volontaires.

  Pour éviter les entrées et les sorties permanentes, l’accueil des écoliers sera contractualisé sur trois périodes : du 12 au 29 mai 2020, du 2 au 19 juin, et du 22 au 3 juillet.

  Que vous souhaitiez scolariser votre enfant ou pas, votre position sera considérée pour une période complète.

  Une question chagrine les élus municipaux et les fédérations de parents d’élèves. Il s’agit de celle du soi-disant « volontariat » des parents, qui apparaîtrait en fait comme une grossière plaisanterie si, comme il est dit, les règles d’attribution du chômage partiel pour les parents d’élèves venaient à être changées et que, au 1er juin, les parents qui n’enverraient pas leurs enfants à l’école alors que celle-ci pourrait les accueillir ne pourraient plus bénéficier du dispositif de chômage partiel, tandis qu’à défaut, les parents dont les enfants ne pourraient pas retourner à l’école, devraient fournir à leur employeur une attestation de l’école précisant que l’établissement ne peut pas accueillir l’enfant. Cette vision du volontariat n’est pas la nôtre et nous paraît tout à fait intolérable.

  Nous vous écrivons cette lettre pour que chacun ait le même niveau d’information et se positionne en pleine connaissance de cause pour pouvoir nous donner son choix définitif quant à un éventuel retour de son enfant en classe.

  Pour des questions évidentes de logistique (transports scolaires, commande des repas du midi, etc.), les parents qui ne nous ont pas encore donné leur avis et ceux qui souhaitent modifier leur choix initial devront nous faire parvenir une réponse au plus tard le mardi 5 mai 2020 à 12 h pour la première période de scolarisation prévue du 12 au 29 mai.

  Bien entendu, nous reviendrons rapidement vers vous pour vous tenir informés de la suite des événements.

  Bien cordialement et espérant que votre famille se porte bien,

Roger TOURNE, maire de LLAURO, Président d’ASPRESIVOS

Maya LESNE, maire de TORDERES, Vice-Présidente d’ASPRESIVOS

Patrick MAURAN, maire de MONTAURIOL

Francis AUSSEIL, maire de CAIXAS

Covid-19 : Point sur l’épidémie dans la Région Occitanie le 03/05/2020

Créé par le 03 mai 2020 | Dans : Santé

L’Agence régionale de santé confirme ce soir 27 nouveaux cas de coronavirus en Occitanie. A cette heure, la région compte 7 023 cas confirmés, répartis dans 13 départements, et 412 décès (dont 33 dans les Pyrénées-Orientales). 607 hospitalisations sont en cours dont 132 en réanimation (14 hospitalisations dans les Pyrénées-Orientales, dont 8 en réanimation).
 
L’Agence régionale de santé Occitanie rappelle que :

- Toutes les recommandations sanitaires sont diffusées et réactualisées en temps réel sur le site www.gouvernement.fr/info-coronavirus.

- Pour toute information générale sur le coronavirus, le numéro vert national est accessible 24h/24 au 0800 130 000 (appel gratuit).

- Chacun est invité rester chez soi et à adopter en particulier les gestes barrières qui permettent de se protéger et de protéger les autres.

Coronavirus

Covid-19 : Point sur l’épidémie dans la Région Occitanie le 02/05/2020

Créé par le 02 mai 2020 | Dans : Santé

L’Agence régionale de santé confirme ce soir 92 nouveaux cas de coronavirus en Occitanie. A cette heure, la région compte 6 996 cas confirmés, répartis dans 13 départements, et 410 décès (dont 33 dans les Pyrénées-Orientales). 602 hospitalisations sont en cours dont 134 en réanimation (15 hospitalisations dans les Pyrénées-Orientales, dont 8 en réanimation).
 
L’Agence régionale de santé Occitanie rappelle que :

- Toutes les recommandations sanitaires sont diffusées et réactualisées en temps réel sur le site www.gouvernement.fr/info-coronavirus.

- Pour toute information générale sur le coronavirus, le numéro vert national est accessible 24h/24 au 0800 130 000 (appel gratuit).

- Chacun est invité rester chez soi et à adopter en particulier les gestes barrières qui permettent de se protéger et de protéger les autres.

Coronavirus

Câble du réseau téléphonique décroché au-dessus de la D23 : le service d’urgence d’Orange est prévenu

Créé par le 02 mai 2020 | Dans : A retenir, Infos pratiques

Suite au passage d’un camion, un câble du réseau téléphonique d’Orange, s’est décroché et pend désormais assez bas au-dessus de la D23, à hauteur du Mas Noé.

L’incident a été signalé dès 8h45 au service d’urgence d’Orange, ainsi qu’à la gendarmerie de Thuir et au service des routes du Conseil Départemental qui, en attendant l’intervention d’Orange, a procédé à la sécurisation de la zone en maintenant le câble vers l’accotement avec des sangles et en installant un système de circulation par alternance.

Le réseau téléphonique et la connexion à internet, qui n’étaient déjà pas très satisfaisants ces temps-ci, s’en trouvent fort dérangés, parfois même coupés, pour un certain nombre d’habitants. La municipalité invite tous ceux qui sont concernés par cette coupure à se manifester auprès de la mairie et, bien entendu, de leur opérateur. 

Covid-19 : Point sur l’épidémie dans la Région Occitanie le 01/05/2020

Créé par le 01 mai 2020 | Dans : Santé

L’Agence régionale de santé confirme ce soir 90 nouveaux cas de coronavirus en Occitanie. A cette heure, la région compte 6 904 cas confirmés, répartis dans 13 départements, et 394 décès (dont 33 dans les Pyrénées-Orientales). 612 hospitalisations sont en cours dont 139 en réanimation (15 hospitalisations dans les Pyrénées-Orientales, dont 8 en réanimation).
 
L’Agence régionale de santé Occitanie rappelle que :

- Toutes les recommandations sanitaires sont diffusées et réactualisées en temps réel sur le site www.gouvernement.fr/info-coronavirus.

- Pour toute information générale sur le coronavirus, le numéro vert national est accessible 24h/24 au 0800 130 000 (appel gratuit).

- Chacun est invité rester chez soi et à adopter en particulier les gestes barrières qui permettent de se protéger et de protéger les autres.

Coronavirus

Pétition en ligne de la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves

Créé par le 01 mai 2020 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Ecole, Economie locale et associations, Infos pratiques, Santé

La Fédération des Conseils de Parents d’Elèves communique :

Drôle de façon de fêter ce 1er mai, le jour où tous les parents qui avaient posé un arrêt maladie pour s’occuper de leurs enfants se retrouvent… au chômage !

Nos chérubins sont sommés de rentrer en classe, et pour les y aider, on réduit encore un peu plus les revenus de leurs parents. Soyez prévenus : certes, vous aurez le choix de ne pas envoyer vos enfants à l’école, mais dans ce cas vous ne gagnerez plus que 70 % de votre salaire. Le passage obligé de l’arrêt pour garde d’enfant Covid-19 (90 % du brut pour les salariés) à celui du chômage partiel (70 % du brut pour les salariés)… une perte conséquente. Et, cerise sur le gâteau, à partir du 1er juin, il faudra en plus justifier de l’impossibilité pour l’école d’accueillir votre enfant ou produire un certificat médical pour prouver votre vulnérabilité, sinon, ce n’est plus 70 % de votre salaire que vous percevrez, mais… 0 %, donc rien !

Si l’école est l’un des postes les plus importants du budget national, c’est bien parce que tout un chacun participe de cet effort en payant des impôts, directs ou indirects. Tout un chacun, c’est aussi bien évidemment les parents. Qui, en échange de cette participation financière espéraient jusqu’à présent en la promesse, souvent non tenue, d’un avenir meilleur pour leur enfant et, à tout le moins, d’une instruction à peu près gratuite et très obligatoire. Puis, l’épidémie ravageant l’ensemble de nos pays, et en particulier le nôtre, il a été demandé de faire une pause. Les parents, soucieux de participer à l’effort de la Nation et de préserver la santé de leurs enfants, comme de la leur, ont dans un bel ensemble accepté de « faire la classe à la maison ». A juste titre sommées de rester chez elles, la plupart des familles ont joué le jeu, en lien avec des enseignants eux aussi pris au dépourvu d’un enseignement à distance pour lequel ils n’avaient jamais été ni équipés ni formés.

Le virus étant bien plus complexe que prévu, désormais nous savons qu’en attendant un vaccin nous devrons tous appliquer des gestes barrières et sanitaires. Las, ces règles de survie collective ne s’accommodent guère d’effectifs surchargés, de sanitaires vétustes, de personnels en sous-effectifs. Malgré tout, le gouvernement, obligé de remettre le plus grand nombre au travail, a organisé une rentrée peut-être trop précoce, sûrement désorganisée. Dans tous les cas, tous devront faire avec cette équation : il sera impossible d’accueillir en même temps tous les élèves et il sera possible pour les parents qui douteront de la sécurité de l’accueil proposé de poursuivre « l’école à la maison ».

Curieusement, ce même gouvernement vient de nous apprendre que la possibilité de garder un enfant chez soi serait soumise à l’impossibilité pour l’école de garder ce même enfant… Voilà. Autrement dit, quand vous avez plusieurs enfants, avec un peu de malchance, ils ne seront pas dans les mêmes « groupes de scolarisation » durant les mêmes semaines. Il vous faudra alors passer votre temps à demander aux établissements scolaires des attestations, toutes les semaines… Comme si les établissements, les employeurs et les parents, n’avaient rien d’autre à faire en cette période ! Comme si l’usage des pratiques harcelantes était la bonne idée du moment !

En clair, l’État a choisi d’inverser la faute : le parent doit justifier du bienfondé de son choix, alors même que l’Etat n’est pas en capacité d’assurer une rentrée dans de bonnes conditions…

Alors même que l’État n’est pas en capacité d’assurer une rentrée dans de bonnes conditions pour tous, nous demandons qu’une prise en charge financière, sans aucune perte de salaire, soit rétablie pour tous les parents qui souhaiteront ou devront s’occuper de leurs enfants jusqu’à ce que la situation sanitaire de notre pays permette un retour à l’école serein, humain et sécurisant.

Soutenez notre demande en signant notre pétition :

https://www.fcpe.asso.fr/petition/exigeons-un-arret-covid-pour-tous-les-parents?fbclid=IwAR34mCGZc2NKy7WqSJV13ZDm47G59MW4eWnyLNjFUsd6YVrmEBYsPhzWsB8

 

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