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Rentrée scolaire 2020 : ce qui change.

Créé par le 26 août 2020 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Ecole, Infos pratiques, Santé

La rentrée scolaire a lieu pour tous les élèves le mardi 1er septembre 2020, et la prérentrée des enseignants le lundi 31 août. Cette rentrée est particulière puisqu’elle suit une année scolaire 2019-2020 fortement perturbée par la pandémie de Covid-19 et les mesures de confinement. La circulaire de rentrée 2020 fait une large place aux priorités pédagogiques de l’après-confinement.

La rentrée 2020 s’inscrit aussi dans la continuité des réformes décidées en 2019 dans la loi pour une école de la confiance et poursuit la mise en œuvre du nouveau baccalauréat.

Lors de la rentrée 2019, l’âge de l’instruction obligatoire a été abaissé à 3 ans (au lieu de 6 ans) et l’école maternelle est ainsi devenue obligatoire. À la rentrée 2020 est instaurée une obligation de formation des jeunes de 16 à 18 ans. Le décret du 5 août 2020 relatif à l’obligation de formation définit les conditions de sa mise en œuvre et les motifs d’exemption. Cette mesure vise les 56 000 jeunes mineurs qui ne sont ni en études, ni en formation, ni en emploi. Tout jeune de 16 à 18 ans devra se trouver dans l’une des situations suivantes :

  • employé ;
  • en service civique ;
  • dans un parcours d’accompagnement ou d’insertion sociale et professionnelle ;
  • dans un cursus scolaire ou en apprentissage.

La rentrée scolaire dans le contexte du Covid-19

Le 1er septembre 2020, la rentrée concerne tous les élèves et l’obligation scolaire s’applique pleinement de la maternelle au lycée.

Un guide relatif au fonctionnement des écoles et des établissements scolaires dans le contexte spécifique de la Covid-19 a été publié par le ministère de l’éducation nationale. Il rappelle les règles sanitaires à respecter et leurs modalités d’application :

  • les parents d’élèves s’engagent à ne pas mettre leurs enfants à l’école, au collège ou au lycée en cas de fièvre ou en cas d’apparition de symptômes évoquant le Covid-19 chez l’élève ou dans sa famille. Les personnels de l’éducation nationale appliquent les mêmes règles ;
  • la distanciation physique n’est pas obligatoire quand elle est matériellement impossible ou qu’elle ne permet pas d’accueillir la totalité des élèves. Mais les espaces sont aménagés de façon à maintenir la plus grande distance entre les élèves ;
  • le port du masque est obligatoire les élèves à partir de 11 ans (collège et lycée). Il appartient aux parents de fournir des masques à leurs enfants. En école maternelle, le port du masque est proscrit pour les élèves, en école élémentaire, le port du masque n’est pas recommandé ;
  • pour les personnels, le port du masque est obligatoire dans les établissements scolaires. Le ministère met à disposition de ses agents en contact direct avec les élèves des masques « grand public » (deux masques pour chaque jour de présence dans les établissements). Les collectivités locales doivent fournir des masques à leurs agents (personnels d’entretien, de cantine…) ;
  • les gestes barrières doivent être appliqués en permanence, partout et par tout le monde. Le lavage des mains doit être réalisé, a minima, à l’arrivée dans l’établissement, avant chaque repas, après être allé aux toilettes, le soir avant de rentrer chez soi ou dès l’arrivée au domicile ;
  • les locaux sont aérés toutes les trois heures pendant au moins 15 minutes. Ils sont nettoyés et désinfectés régulièrement, de même que les matériels ;
  • la limitation du brassage entre groupes d’élèves n’est pas obligatoire mais les établissements organisent le déroulement des activités pour limiter les regroupements et les croisements importants entre groupes ;
  • les élèves bénéficient d’une information pratique sur les gestes barrières, dont l’hygiène des mains.

Localement, en fonction de la circulation du coronavirus, des mesures spécifiques pourront être décidées (limiter le brassage des élèves, par exemple). Dans l’hypothèse où les conditions sanitaires imposeraient le retour à un protocole sanitaire plus strict ou à des fermetures d’établissements scolaires, le ministère a élaboré un plan de continuité pédagogique. Ce plan contient à la fois des consignes sur l’organisation des locaux et des ressources pour l’enseignement numérique à distance.

Les priorités pédagogiques pour une rentrée post-confinement

La circulaire pour la rentrée scolaire 2020 revient sur les conséquences du confinement décidé pour faire face à l’épidémie de Covid-19. La priorité est donnée à l’évaluation des savoirs de chaque élève dès les premiers jours de rentrée dans les différents cycles, pour lutter contre les risques de décrochage scolaire. Dans cette optique, des moyens supplémentaires ont été annoncés :

  • 1 688 postes supplémentaires dans le premier degré ;
  • 8 000 nouveaux postes d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), dont 4 000 étaient prévus dans le cadre de la loi de finances initiale ;
  • un éventail de 1,5 million d’heures supplémentaires mobilisées pour renforcer l’aide aux devoirs et l’accompagnement personnalisé, et 130 000 heures d’assistants d’éducation (AED) d’ici le mois de décembre.

La circulaire de rentrée précise que, dès le début de l’année scolaire, les besoins des élèves doivent être identifiés. Les enseignants doivent veiller à ce qu’ils maîtrisent les connaissances et les compétences indispensables à la poursuite de leur scolarité. Dès le 14 septembre débutent les évaluations nationales en CP, en CE1 et en 6e.

Dans le contexte de l’après-confinement, le ministère de l’Éducation nationale a défini des priorités pédagogiques pour chaque niveau d’enseignement afin de permettre à chaque élève de consolider ou d’approfondir ses apprentissages :

  • dans l’enseignement du premier degré, la priorité est donnée au français et aux mathématiques, de la rentrée aux vacances d’automne ;
  • au collège, le ministère précise : « il est fondamental de bien identifier les besoins des élèves et d’aborder sans délai les compétences qui n’auraient pas été acquises ou suffisamment travaillées du fait du confinement » ;
  • au lycée, « la rentrée 2020 se place sous le signe de l’identification des besoins propres à chaque élève et des réponses personnalisées qui peuvent y être apportées, avec pour objectif de résorber les écarts qui ont pu naître pendant la crise sanitaire ».

Pour réduire les écarts entre élèves, le ministère entend intensifier l’accompagnement personnalisé des élèves en difficulté, en particulier dans les classes charnières (CP, 6e, seconde), grâce aux heures d’activités pédagogiques complémentaires (APC) pour les élèves de primaire ou grâce à des aides personnalisées renforcées pour les collégiens.

Le chef d’établissement pourra proposer aux familles un parcours scolaire et périscolaire intégré pour l’enfant (accompagnement personnalisé autour des savoirs fondamentaux) ou encore un parcours scolaire renforcé en lecture effectué pendant le temps de présence à l’école.

Les stages de réussite qui se déroulent en période de vacances scolaires ainsi que le dispositif Devoirs faits sont renforcés. Le dispositif Devoirs faits au collège permet à chaque élève volontaire de bénéficier de 3 heures d’accompagnement aux devoirs par semaine (4 heures pour les élèves de 6e sur la période septembre-octobre). Ces heures sont positionnées dans l’emploi du temps.

Au lycée, l’effort d’accompagnement personnalisé est porté particulièrement sur les élèves de seconde et de première année de CAP.

Par ailleurs, le Plan langues vise à consolider les enseignements de langue et en langue. Il prévoit :

  • le développement des classes bilangues en 6e (elles peuvent désormais être ouvertes sans que la continuité avec l’enseignement des langues proposé dans l’école primaire d’origine soit exigée) ;
  • le développement des classes européennes au collège et au lycée ;
  • la création en juin 2021 d’un test de positionnement en anglais, en ligne, pour tous les élèves de 3e ;
  • la délivrance d’une attestation de niveau en langues vivantes à chaque bachelier général, technologique ou professionnel, à partir de la session 2021.

Le nouveau bac 2021

L’année scolaire 2020-2021 voit la mise en application complète du nouveau baccalauréat puisqu’il entre en vigueur pour les élèves de terminale. Il s’applique déjà aux élèves de première depuis la rentrée 2019. Il n’y a plus de séries (L, ES, S) en voie générale mais un tronc commun et des parcours choisis par chaque lycéen en fonction de ses aspirations. Les classes de première et de terminale sont organisées en trois types d’enseignement :

  • des enseignements communs à tous les élèves (histoire-géographie, langues vivantes, éducation physique et sportive…) ;
  • des enseignements de spécialité obligatoires (trois en première et deux en terminale), choisis par l’élève parmi 12 disciplines (arts, humanités, sciences de l’ingénieur, biologie-écologie…) ;
  • des enseignements optionnels (au choix de l’élève).

À la rentrée 2020, les enseignements de spécialité sont renforcés en début d’année afin de réduire les éventuels écarts entre élèves liés au confinement.

Pour la session 2021, le baccalauréat est évalué selon deux modalités :

  • un contrôle continu (40% de la note finale) qui repose sur des épreuves communes organisées par les lycées pendant la première et la terminale (pour 30%) et sur les bulletins scolaires de l’élève durant ces deux années (10%) ;
  • des épreuves terminales (60% de la note finale) qui comprennent deux épreuves écrites sur les enseignements de spécialité, l’épreuve écrite de philosophie et l’épreuve orale terminale (« grand oral »).

L’épreuve anticipée écrite et orale de français en fin de première est maintenue. Elle a été annulée en juin 2020 à cause de la situation sanitaire. Exceptionnellement, l’évaluation en français se fonde donc, cette année, sur le contrôle continu, c’est-à-dire sur les notes obtenues aux premier et deuxième trimestres.

Selon la note de service du 11 février 2020(nouvelle fenêtre), l’épreuve du grand oral doit « permettre au candidat de montrer sa capacité à prendre la parole en public de façon claire et convaincante. Elle lui permet aussi de mettre les savoirs qu’il a acquis, particulièrement dans ses enseignements de spécialité, au service d’une argumentation, et de montrer comment ces savoirs ont nourri son projet de poursuite d’études, voire son projet professionnel ». L’épreuve se déroule en trois temps :

  • pendant 5 minutes, le candidat présente la question choisie par le jury parmi deux questions préparées en classe sur ses enseignements de spécialité ;
  • pendant 10 minutes, le jury échange avec le candidat et évalue ses connaissances et ses compétences en argumentation ;
  • pendant 5 minutes, le jury échange avec le candidat sur son projet d’orientation.

Pour préparer cette nouvelle épreuve, la circulaire de rentrée précise que la pratique de l’oral va faire l’objet d’une préparation et d’une évaluation dans les différents enseignements. Des formations dédiées au grand oral seront également organisées.

L’allocation de rentrée scolaire (ARS) sera versée le 18 août

Créé par le 14 août 2020 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Ecole

Cette année, l’allocation de rentrée scolaire (ARS) sera versée le 18 août. Une aide aux moins aisés octroyée par les Caisses d’allocations familiales (CAF) chaque année, à quelques jours de la rentrée. Quel est son montant ? Qui peut en bénéficier ? Quelles sont les démarches à suivre pour percevoir son versement ? Voici ce qu’il faut savoir sur l’ARS.

L’ARS sera remise à 3 millions de familles pour chaque enfant scolarisé né entre le 16 septembre 2002 et le 31 décembre 2014 inclus, ainsi que chaque enfant né après cette date et déjà inscrit en CP. Elle concerne aussi les apprentis.

Elle sera versée aux parents dont les revenus annuels de 2018 étaient inférieurs à 25.093 euros pour un enfant à charge au 31 juillet de cette année, 30.884 euros pour deux enfants à charge ou 36.675 euros pour trois enfants à charge.

Attribuée sous conditions de ressources, l’ARS passe cette année à 469,97 euros pour un enfant âgé de 6 à 10 ans (après 368,84 euros en 2019), à 490,39 euros pour un enfant âgé de 11 à 14 ans (389,19 euros l’an dernier) et à 503,91 euros pour un enfant âgé de 15 à 18 ans (402,67 euros en 2019).

À noter que cette année, l’allocation est exceptionnellement majorée de 100 euros supplémentaires, en raison la crise sanitaire.

Comment faire pour en bénéficier ?

Les parents n’ont aucune démarche à accomplir si leurs enfants ont moins de 16 ans. Les Caisses d’allocations familiales (CAF) versent alors automatiquement l’ARS aux familles déjà allocataires qui remplissent les conditions.

Attention pour les enfants entrant en CP cette année mais qui n’auront 6 ans qu’en 2020 : la famille doit récupérer un certificat de scolarité auprès de l’école et l’envoyer à la CAF.

Quant aux parents d’adolescents de 16 à 18 ans, ils n’ont pas l’obligation de fournir un justificatif de scolarité. « Une simple déclaration sur l’honneur » suffit, selon le ministère.

Allocation de rentrée scolaire

Créé par le 10 juil 2020 | Dans : Affaires sociales, Ecole

L’allocation de rentrée scolaire est versée sous conditions de ressources pour les enfants écoliers, étudiants ou apprentis âgés de 6 à 18 ans.

Elle sera versée à compter du 18 août (délais de traitement bancaires à prendre en compte).

Pour les familles qui sont déjà allocataires :

. 16-18 ans, la déclaration de scolarité, c’est obligatoire et en ligne: Pour les enfants nés entre le 16 septembre 2002 et le 31 décembre 2004 inclus : les familles doivent faire la déclaration de scolarité ou d’apprentissage de leurs enfants. S’ils sont concernés, la Caf les a invités à faire cette démarche.

Ils pourront trouver le nom et les coordonnées de l’établissement scolaire sur http://www.education.gouv.fr/pid24301/annuaire-accueil-recherche.html.

Pour percevoir l’Ars à compter du 18 août, les familles doivent faire leur déclaration en ligne dès que la Caf le leur demande.

. Pour les 6-15 ans, c’est automatique : l’Ars est versée automatiquement si les enfants ont entre 6 et 15 ans et si les conditions sont remplies. Les allocataires n’ont aucune démarche à faire.

. Moins de 6 ans : le certificat de scolarité est nécessaire. Si l’enfant a moins de 6 ans mais entre déjà en CP, les familles doivent transmettre à la Caf un certificat de scolarité à récupérer auprès de l’établissement de l’enfant. Elles ne doivent pas oublier de préciser leur nom, adresse et numéro d’allocataire.

Pour les familles non-allocataires : Si elles pensent pouvoir bénéficier de l’Ars, elles doivent se connecter sur le caf.fr rubrique Services en ligne > Demander une prestation > Les enfants > Allocation de rentrée scolaire, puis télécharger leur demande, la compléter et la renvoyer à la Caf.

Le montant de l’Ars dépend de l’âge de l’enfant :369,95 € par enfant pour les enfants de 6 à 10 ans; 390,35 € par enfant pour les enfants de 11 à 14 ans; 403,88 € par enfant pour les enfants de 15 à 18 ans.

Les écoles de Llauro et Tordères sont prêtes pour accueillir les 10 écoliers volontaires

Créé par le 11 mai 2020 | Dans : Ecole

Les classes des écoles de Tordères et Llauro sont prêtes pour accueillir les enfants volontaires du Regroupement Pédagogique Intercommunal.

Pour cette première période s’étalant du 12 au 29 mai 2020, six enfants seront accueillis à l’école de Llauro (CP, CE1) et quatre enfants (CE2, CM2) seront accueillis à celle de Tordères, soit 18% de l’effectif total du RPI.

La réouverture des écoles demande une discipline sanitaire extrêmement rigoureuse de la part des enseignants et du personnel communal.

Tout a été mis en oeuvre pour assurer, au plus près des exigences relatives au protocole sanitaire, la gestion de cette réouverture, tant au niveau matériel (masques, gel hydro-alcoolique, visières, gants et blouses pour les personnels, savon pour les enfants, produit virucide pour la désinfection des classes, etc.) qu’au niveau humain (surveillance renforcée lors des récréations et durant les temps périscolaires de la cantine et de la garderie, désinfection et ménage renforcé, notamment pendant la pause méridienne).

Il est essentiel que chaque élève respecte les gestes barrières, particulièrement la règle de distanciation d’un mètre entre chaque personne.

Les élus invitent donc les parents à participer à la mise en place de ce dispositif en sensibilisant leur enfant aux règles sanitaires.

A noter que pour les parents qui le souhaitent, des masques pourront être mis à disposition des enfants à condition qu’ils soient en mesure de le porter dans des conditions satisfaisantes.

Les parents sont invités à vérifier la température de leur enfant avant de quitter leur domicile. Un enfant ayant une température supérieure à 37,8° devra être gardé à son domicile.

1) Transports :

Pour rappel, les transports scolaires sont une compétence de la Région Occitanie et non pas municipale. L’effectif scolaire étant très réduit, il ne devrait pas y avoir de difficulté pour mettre en place les gestes barrières dans le bus :

- 1 seul enfant de Montauriol prendra le bus allant à l’école de Llauro,

- 4 enfants de Llauro prendront le bus vers l’école de Tordères;

- enfin, 4 enfants de l’école de Tordères se rendront chaque midi à la cantine de Llauro.

2) Garderie de Llauro:

L’effectif de la garderie sera très réduit (4 à 5 enfants).

Le lavage des mains se fera automatiquement en arrivant et en partant de la garderie.

Les parents devront sonner au grand portail et ne seront pas autorisés à rentrer dans l’école de Llauro. Si plusieurs parents arrivent en même temps, il leur sera demandé de respecter une distance d’un mètre entre eux.

Les enfants seront autorisés à apporter une boîte contenant des jouets individuels ainsi que des livres qu’ils ne pourront pas prêter ou échanger.

3) Cantine :

Les enfants des deux écoles mangeront au restaurant de Llauro.

Les enfants de l’école de Tordères prendront le bus pour se rendre à Llauro. Un agent les attendra à l’arrêt et les accompagnera jusqu’au restaurant par la rue des figuiers afin de ne pas croiser les enfants de l’école de Llauro qui seront dans la cour. Ils se laveront les mains et seront installés à l’entrée de la salle puisqu’ils partiront en premier. Dès leur repas pris, ils redescendront, toujours accompagnés, traverseront la cour vide pour reprendre le bus jusqu’à l’école de Tordères où Charlotte Martin les attendra pour les prendre en charge jusqu’à la reprise des cours.

Dans un premier temps, les enfants prendront des repas froids (mais équilibrés et plus élaborés que les pique-niques). Dès que nous aurons la maîtrise de l’organisation et en fonction des moyens humains disponibles, nous basculerons
vers des repas chauds traditionnels.

Nous comptons sur la pleine et entière collaboration des parents d’élèves et souhaitons aux enfants un bon retour à l’école.

Aménagement

Urgent : Lettre aux parents d’élèves au sujet de la réouverture progressive des écoles de Llauro et Tordères

Créé par le 04 mai 2020 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Ecole, Equipe municipale et commissions, Infos pratiques, Santé, Transports

  Chers parents d’élèves,

  Comme vous le savez, le mardi 28 avril, notre Premier Ministre a dévoilé le plan de déconfinement prévu pour notre pays à partir du 11 mai 2020.

  Envers et contre l’avis du Conseil Scientifique qui préconisait la réouverture des écoles en septembre, envers et contre l’apparition du syndrome inflammatoire aigu en lien avec le Covid-19 touchant les enfants et entraînant parfois des myocardites, il a été demandé aux élus de mettre en place une réouverture progressive des écoles maternelles et primaires, à partir de cette même date, ceci sur la base du volontariat des parents et selon un encadrement particulièrement drastique.

  Le jeudi 30 avril, le ministre de l’Education Nationale a envoyé aux Inspections Académiques départementales un protocole sanitaire à suivre par les enseignants et les services municipaux dans le cadre de la réouverture des écoles.

  En cas de reprise de l’école, toute la vie scolaire et périscolaire (cantine et garderie) s’organisera désormais autour des gestes barrières et de la distanciation sociale, ce qui paraît particulièrement difficile à mettre en oeuvre pour les écoliers de la maternelle. Nous avons donc pris la décision de ne pas rouvrir dans l’immédiat la classe de maternelle.

  Le protocole implique de suivre une série de préconisations sanitaires détaillées à travers une soixantaine de pages dont nous allons vous résumer les grandes lignes :

1) Le lavage des mains constitue un des gestes barrières essentiels. Du gel hydro-alcoolique sera mis à la disposition des adultes mais pas des enfants (car le Ministère ne le préconise qu’à partir du collège). Il y aura donc, comme cela existait déjà, du savon et des serviettes en papier pour les écoliers qui devront se laver les mains le plus régulièrement possible : à l’arrivée à l’école, avant chaque début de classe et à la fin des cours, avant et après chaque repas, avant et après le passage aux toilettes, à chaque fois que les mains auront pu être souillées, après s’être mouché, avoir éternué, toussé, etc., après manipulation d’objets, etc.

2) Il est demandé qu’une distance minimum d’un mètre entre chaque personne soit respectée dans l’établissement et à ses abords.

A Tordères, par exemple, après calcul effectué par un parent d’élève architecte (tenant compte de la disposition de la salle, des meubles, etc.), seuls 9 enfants pourraient être accueillis.

Un sens de circulation devra être instauré. Dans la mesure du possible, les portes devront rester ouvertes afin d’éviter de toucher les poignées.

Au cours des récréations, les élèves auront pour consigne de ne pas s’échanger de matériel et les jeux de contact et de ballon seront, bien entendu, proscrits. Il ne sera pas facile de faire respecter ces règles de distanciation aux enfants et de faire en sorte que cela ne soit pas trop pesant et anxiogène pour eux. L’enseignante de Tordères a proposé que soient tracés au sol des cercles qui constitueraient une sorte de périmètre restrictif (par ailleurs, elle a proposé qu’ils ne soient pas dessinés à la craie mais plutôt à la peinture, ce qui ne satisfait pas les élus).

Par ailleurs, les parents ne sont pas admis dans l’enceinte de l’établissement.

3) Le port du masque est vivement recommandé pour les adultes (enseignants et personnels municipaux). A ce jour, nous n’avons pas d’autres masques à mettre à leur disposition que ceux que nous ont gentiment cousu des habitants de Tordères et Llauro et nous devrions également recevoir très prochainement des visières pour les équiper. Notez que les masques commandés tardent à arriver car c’est un peu « la course à l’échalote » pour les différentes collectivités et que les ateliers de couture doivent faire face à une multiplication des demandes.

Pour les enfants du primaire, le port du masque n’est pas obligatoire mais ceux qui le souhaitent peuvent en être équipés s’ils sont en mesure de le porter dans des conditions satisfaisantes. Le Ministère a convenu qu’il appartiendrait alors aux parents de fournir ce masque.

4) Les parents devront prendre la température de leur enfant chaque matin avant de l’envoyer en classe, mais les écoles seront également équipées d’un thermomètre au cas où un enfant ou un adulte présenterait des symptômes inquiétants en cours de journée (si le cas se présentait, il existe bien sûr toute une batterie de mesures à mettre en oeuvre que nous vous détaillerons dans le protocole informatif qui sera distribué aux parents en cas de réouverture des écoles).

5) La ventilation et le nettoyage des salles devront être effectués de manière très régulière. Les salles devront être aérées le plus souvent possible (avant la classe, pendant les récréations, etc.) et elles feront l’objet d’une désinfection plusieurs fois par jour (avec un nettoyage à chaque passage des enfants aux toilettes puisque le virus reste actif pendant douze heures dans les selles). Il s’agit d’une désinfection par virucide, un produit désinfectant puissant conforme à la norme EN 14476 ou par lingettes conformes à la même norme, de chaque point de contact du matériel et du mobilier (sol, poignées de portes, de fenêtres, interrupteurs, claviers, etc.). Là encore, c’est la course qui prévaut et toutes les collectivités passent commande de virucide en même temps, mais nous espérons être livrés à temps.

6) Sur la question du repas, le protocole ministériel préconise que chaque enfant mange à sa table de travail mais tolère qu’il en soit autrement. Nous sommes en train de réfléchir à la meilleure façon de procéder en partenariat avec l’UDSIS.

7) La question des transports scolaires n’est pas abordée dans le protocole mais il semble que les enfants devront y respecter le mètre de distanciation réglementaire et y porter un masque (nous ne savons pas encore si nous devrons y installer du gel hydro-alcoolique qui serait utilisé sous la responsabilité d’un adulte).

  La question de la multiplication du nombre d’heures passées par les agents au sein de l’école et du surcoût que cela va engendrer n’est, pour l’instant, pas abordée par le Gouvernement qui semble considérer comme acquis que cela soit à la charge des communes. Comme est acquise la responsabilité pénale des maires en cas de plainte des parents ou du personnel à la suite d’une contamination.

  Pour les élus municipaux que nous sommes, l’école républicaine est une question prioritaire, ce qui devrait nous conduire presque « automatiquement » à rouvrir les établissements, mais nous avons la responsabilité de ne pas exposer les enfants à un risque sanitaire, et à travers eux, leur famille.

  La réouverture des écoles le 11 mai nous paraît prématurée et hasardeuse mais même s’il nous apparaît dangereux de favoriser des regroupements d’enfants et d’adultes (parents, enseignants, agents de service et d’entretien, chauffeur de bus, etc.), nous nous plierons à contrecoeur à la demande de l’Etat car il serait juridiquement difficile de s’y soustraire en plein état d’urgence sanitaire.

  Pour ce qui concerne les effectifs, les réponses au questionnaire qui vous a été envoyé font état d’un éventuel retour, sous conditions variées, de :
- 9 CP/CE1/CM1 volontaires sur un effectif total de 17 enfants = 52% de volontaires ;
- 6 CE2/CM1/CM2 volontaires, dont 3 en CM2, sur un effectif total de 19 enfants = moins de 32% de volontaires.

  Pour éviter les entrées et les sorties permanentes, l’accueil des écoliers sera contractualisé sur trois périodes : du 12 au 29 mai 2020, du 2 au 19 juin, et du 22 au 3 juillet.

  Que vous souhaitiez scolariser votre enfant ou pas, votre position sera considérée pour une période complète.

  Une question chagrine les élus municipaux et les fédérations de parents d’élèves. Il s’agit de celle du soi-disant « volontariat » des parents, qui apparaîtrait en fait comme une grossière plaisanterie si, comme il est dit, les règles d’attribution du chômage partiel pour les parents d’élèves venaient à être changées et que, au 1er juin, les parents qui n’enverraient pas leurs enfants à l’école alors que celle-ci pourrait les accueillir ne pourraient plus bénéficier du dispositif de chômage partiel, tandis qu’à défaut, les parents dont les enfants ne pourraient pas retourner à l’école, devraient fournir à leur employeur une attestation de l’école précisant que l’établissement ne peut pas accueillir l’enfant. Cette vision du volontariat n’est pas la nôtre et nous paraît tout à fait intolérable.

  Nous vous écrivons cette lettre pour que chacun ait le même niveau d’information et se positionne en pleine connaissance de cause pour pouvoir nous donner son choix définitif quant à un éventuel retour de son enfant en classe.

  Pour des questions évidentes de logistique (transports scolaires, commande des repas du midi, etc.), les parents qui ne nous ont pas encore donné leur avis et ceux qui souhaitent modifier leur choix initial devront nous faire parvenir une réponse au plus tard le mardi 5 mai 2020 à 12 h pour la première période de scolarisation prévue du 12 au 29 mai.

  Bien entendu, nous reviendrons rapidement vers vous pour vous tenir informés de la suite des événements.

  Bien cordialement et espérant que votre famille se porte bien,

Roger TOURNE, maire de LLAURO, Président d’ASPRESIVOS

Maya LESNE, maire de TORDERES, Vice-Présidente d’ASPRESIVOS

Patrick MAURAN, maire de MONTAURIOL

Francis AUSSEIL, maire de CAIXAS

Pétition en ligne de la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves

Créé par le 01 mai 2020 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Ecole, Economie locale et associations, Infos pratiques, Santé

La Fédération des Conseils de Parents d’Elèves communique :

Drôle de façon de fêter ce 1er mai, le jour où tous les parents qui avaient posé un arrêt maladie pour s’occuper de leurs enfants se retrouvent… au chômage !

Nos chérubins sont sommés de rentrer en classe, et pour les y aider, on réduit encore un peu plus les revenus de leurs parents. Soyez prévenus : certes, vous aurez le choix de ne pas envoyer vos enfants à l’école, mais dans ce cas vous ne gagnerez plus que 70 % de votre salaire. Le passage obligé de l’arrêt pour garde d’enfant Covid-19 (90 % du brut pour les salariés) à celui du chômage partiel (70 % du brut pour les salariés)… une perte conséquente. Et, cerise sur le gâteau, à partir du 1er juin, il faudra en plus justifier de l’impossibilité pour l’école d’accueillir votre enfant ou produire un certificat médical pour prouver votre vulnérabilité, sinon, ce n’est plus 70 % de votre salaire que vous percevrez, mais… 0 %, donc rien !

Si l’école est l’un des postes les plus importants du budget national, c’est bien parce que tout un chacun participe de cet effort en payant des impôts, directs ou indirects. Tout un chacun, c’est aussi bien évidemment les parents. Qui, en échange de cette participation financière espéraient jusqu’à présent en la promesse, souvent non tenue, d’un avenir meilleur pour leur enfant et, à tout le moins, d’une instruction à peu près gratuite et très obligatoire. Puis, l’épidémie ravageant l’ensemble de nos pays, et en particulier le nôtre, il a été demandé de faire une pause. Les parents, soucieux de participer à l’effort de la Nation et de préserver la santé de leurs enfants, comme de la leur, ont dans un bel ensemble accepté de « faire la classe à la maison ». A juste titre sommées de rester chez elles, la plupart des familles ont joué le jeu, en lien avec des enseignants eux aussi pris au dépourvu d’un enseignement à distance pour lequel ils n’avaient jamais été ni équipés ni formés.

Le virus étant bien plus complexe que prévu, désormais nous savons qu’en attendant un vaccin nous devrons tous appliquer des gestes barrières et sanitaires. Las, ces règles de survie collective ne s’accommodent guère d’effectifs surchargés, de sanitaires vétustes, de personnels en sous-effectifs. Malgré tout, le gouvernement, obligé de remettre le plus grand nombre au travail, a organisé une rentrée peut-être trop précoce, sûrement désorganisée. Dans tous les cas, tous devront faire avec cette équation : il sera impossible d’accueillir en même temps tous les élèves et il sera possible pour les parents qui douteront de la sécurité de l’accueil proposé de poursuivre « l’école à la maison ».

Curieusement, ce même gouvernement vient de nous apprendre que la possibilité de garder un enfant chez soi serait soumise à l’impossibilité pour l’école de garder ce même enfant… Voilà. Autrement dit, quand vous avez plusieurs enfants, avec un peu de malchance, ils ne seront pas dans les mêmes « groupes de scolarisation » durant les mêmes semaines. Il vous faudra alors passer votre temps à demander aux établissements scolaires des attestations, toutes les semaines… Comme si les établissements, les employeurs et les parents, n’avaient rien d’autre à faire en cette période ! Comme si l’usage des pratiques harcelantes était la bonne idée du moment !

En clair, l’État a choisi d’inverser la faute : le parent doit justifier du bienfondé de son choix, alors même que l’Etat n’est pas en capacité d’assurer une rentrée dans de bonnes conditions…

Alors même que l’État n’est pas en capacité d’assurer une rentrée dans de bonnes conditions pour tous, nous demandons qu’une prise en charge financière, sans aucune perte de salaire, soit rétablie pour tous les parents qui souhaiteront ou devront s’occuper de leurs enfants jusqu’à ce que la situation sanitaire de notre pays permette un retour à l’école serein, humain et sécurisant.

Soutenez notre demande en signant notre pétition :

https://www.fcpe.asso.fr/petition/exigeons-un-arret-covid-pour-tous-les-parents?fbclid=IwAR34mCGZc2NKy7WqSJV13ZDm47G59MW4eWnyLNjFUsd6YVrmEBYsPhzWsB8

 

Réponse à l’Inspection Académique quant au positionnement de la municipalité de Tordères au sujet de la réouverture des écoles

Créé par le 29 avr 2020 | Dans : Ecole

   Bonjour M. Billès,

  Pour rappel, l’école de Tordères dépend d’un RPI, ce qui fait que la position de notre municipalité ne correspond qu’à une voix sur celles des quatre conseils qui sont en charge du RPI. 

  Nous avons d’ores et déjà fait connaître aux élus des trois autres communes la position majoritaire qui se dessine dans le conseil municipal actuellement en place à Tordères (celui de 2014-2020 donc, dont la majorité est opposée à la réouverture de l’école) mais nous leur avons aussi expliqué que nous nous plierions à la volonté générale et au consensus trouvé avec eux, les délégués de parents d’élèves, les services de l’Education Nationale et les services préfectoraux.

  Nous aurons une sorte de conseil d’école extraordinaire en visio jeudi matin et je pourrai donc vous en dire plus sur la position globale des élus dès jeudi après-midi. Par ailleurs, nous avons envoyé un questionnaire aux parents d’élèves afin de savoir qui souhaite ou pas faire réintégrer l’école à son enfant, et à quelles conditions. Nous vous en transmettrons le résultat définitif dès que nous le connaîtrons.

  Je vous livre tout de même la position du conseil municipal de Tordères dont la majorité des conseillers, comme moi-même, est opposée à la reprise de l’école, pour plusieurs raisons très claires :
- Cette réouverture nous paraît prématurée et hasardeuse compte tenu des incertitudes scientifiques qui planent quant à la façon dont se propage l’épidémie et quant au rôle des enfants dans cette propagation (la découverte du syndrome inflammatoire touchant particulièrement les enfants vient renforcer ce sentiment),
- Nous manquons d’informations sur les obligations qu’entraînent pour les maires les recommandations sanitaires du Conseil Scientifique et du Haut Comité de Santé Publique, particulièrement en ce qui concerne la désinfection des locaux pour lesquels la notion de « bionettoyage » ne paraît pas facile à mettre en œuvre (par ailleurs, qui assumera le surcoût du matériel et des heures dédiés à ce nettoyage supplémentaire?)
- A ce jour, nous n’avons pas de masques pour équiper l’enseignante, les dames de service et le chauffeur de bus : seront-ils au rendez-vous dans les temps ?
- La salle de classe de l’école de Tordères étant de taille modeste, nous n’aurons pas la possibilité d’accueillir beaucoup d’élèves (moins de 10 tout au mieux), comment trierons-nous sur le volet les volontaires souhaitant réintégrer l’école? Sur la base de quels critères?
-  Beaucoup d’écoliers prennent le bus pour venir à l’école, comment ferons-nous pour que les gestes barrières y soient respectés, notamment la règle de distanciation ? En cas de manque de places dans le bus, devra-t-on se tourner vers les parents pour qu’ils assument eux-mêmes le transport des enfants ?
- Notre service de cantine étant assuré par le restaurant de l’ESAT local, actuellement fermé (et qui le restera sans doute encore un certain temps), nous ne serons pas en mesure d’assurer ce service, à moins de faire déjeuner les enfants sur leur table de travail, ce qui ne paraît pas très heureux… A moins de ne faire classe que le matin ?
- Il est indispensable de clarifier la question de la prise en charge financière par l’Etat des surcoûts liés au déconfinement et à la fourniture du matériel nécessaire, ainsi bien évidemment que la responsabilité pénale des collectivités en tant qu’employeurs et en tant que structures accueillantes.

   Jusqu’ici, même si ça n’a pas toujours été simple pour des raisons essentiellement techniques (la fracture numérique existe bel et bien et la connexion internet pour notre commune est parfois très mauvaise), et aussi parce que les parents ne sauraient bien sûr pas se substituer à un enseignant, les écoliers se sont tout de même plutôt bien accommodé des consignes envoyées par leur professeur. Aussi nous nous interrogeons sur la pertinence de cette rentrée scolaire. Cela vaut-il vraiment la peine, pour moins de deux mois de cours, de mettre en route une « usine à gaz » en termes de moyens à mettre en œuvre et du peu de moyens financiers que nous avons pour le faire ?

  Enfin, la question du « volontariat » des parents, nous apparaît comme une vaste plaisanterie si, comme il est dit, les règles d’attribution du chômage partiel pour les parents d’élèves venaient à être changées et que, au 1er juin, les parents qui n’enverraient pas leurs enfants à l’école alors que celle-ci pourrait les accueillir ne pourraient plus bénéficier du dispositif de chômage partiel, tandis qu’à défaut, les parents dont les enfants ne pourraient pas retourner à l’école, devraient fournir à leur employeur une attestation de l’école précisant que l’établissement ne peut pas accueillir l’enfant. C’est donc cela qu’on appelle « volontariat » ?

  Compte tenu de l’évolution rapide de la situation, nous vous tiendrons au courant de notre position définitive en fonction de l’avis des autres élus du RPI, de la volonté des parents, de nos capacités à déployer les moyens humains et matériels nécessaires, etc. Comme vous, nous « naviguons à vue ».

  Cordialement,

  Maya Lesné, maire de Tordères

Réponse du maire de Tordères au Président de l’Association des Maires de France 66 au sujet de la réouverture des écoles

Créé par le 21 avr 2020 | Dans : Ecole

  Cher Guy,

  J’ai bien reçu ton résumé de la visio-réunion avec Mme la Rectrice.

  La réouverture des écoles le 11 mai me paraît prématurée et hasardeuse compte tenu des incertitudes scientifiques qui planent quant à la façon dont se propage l’épidémie et quant au rôle des enfants dans cette propagation. Sur ce sujet, on entend aujourd’hui tout et son contraire (ce matin sur France Inter, deux spécialistes, le professeur Caumes, infectiologue à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, et la professeure Karine Lacombe, infectiologue à l’Hôpital Saint-Antoine, étaient toujours assez divisés sur la question).

  Ce qui m’apparaît comme dangereux c’est que nous allons favoriser des regroupements non seulement d’enfants, mais aussi d’adultes (parents, enseignants, agents de service et d’entretien, chauffeur de bus, etc.). Je sais que le rôle du politique est de prendre tout autant en compte la question sanitaire que la question sociale et de trouver un juste équilibre entre les deux, mais dans ce cas précis, j’aurais tendance à prioriser la question de la santé sur tout le reste.

  Pour la petite école rurale de Tordères qui compte 19 élèves de CE2, CM1 et CM2 et qui participe au RPI Llauro-Tordères-Montauriol-Caixas, voici les difficultés qui ont été listées :

- A ce jour, nous n’avons pas de masques pour équiper les écoliers, l’enseignante, les dames de service et le chauffeur de bus, et nous ignorons quels masques seront les plus adaptés à la situation, comme nous ignorons qui les fournira et qui les paiera ;

- La salle de classe étant de taille modeste, nous n’avons pas la possibilité de laisser un espace d’un mètre ou plus entre les tables si l’ensemble des enfants devaient revenir en classe ;

- Nous ignorons à quelle fréquence la salle et les toilettes devront être nettoyées : si c’est à un rythme de deux à trois fois par jour, avec quels moyens financerons-nous ces heures aux agents ?

- Comment se passeront les récréations et les garderies ? Les enfants devront se tenir loin les uns des autres. Comment les occuper dans ces conditions ?

- La plupart des écoliers prennent le bus pour venir à l’école, comment ferons-nous pour que les gestes barrières y soient respectés ? Le bus n’est pas très grand, comment y respecter la règle de distanciation ? Faudra-t-il demander que soit mis en service un second bus (et par conséquent un second personnel accompagnant) ? Ou devra-t-on se tourner vers les parents pour qu’ils assument eux-mêmes le transport des enfants ?

- Pour ce qui concerne la cantine, la question est tout aussi délicate : en effet, notre service de cantine est assuré par l’ESAT local, actuellement fermé, et qui le restera sans doute encore dans les semaines à venir : comment devrons-nous procéder ? Devrons-nous dédier une salle municipale à ce repas avec un système de pique-nique ? Nous n’avons, à l’heure actuelle qu’une salle polyvalente très petite à mettre à disposition. Nous faudra-t-il mettre en place plusieurs services ?

  Pour ce qui concerne la deuxième école sur Llauro appartenant aussi au RPI, qui accueille deux classes (maternelle 18 enfants + CP et CE1 17 enfants), les mêmes problèmes se posent avec en plus la gestion d’enfants tout juste âgés de 3 ans. Comment leur faire respecter les gestes barrières et les règles de distanciation, surtout après une période de deux mois sans avoir vu leurs camarades ? Il est impensable aussi que le port du masque pendant toute la journée puisse leur être imposé.

  Des parents d’élèves nous interpellent pour savoir s’il sera obligatoire de remettre son enfant à l’école car bon nombre d’entre eux sont encore très circonspects sur ce retour qui leur paraît peu rassurant pour la santé de leur enfant et celle des grands-parents qui en assument souvent la garde après la classe. Ils sont déjà quelques-uns à affirmer qu’ils ne remettraient pas leur enfant en classe cette année et je les comprends aisément. Par ailleurs, si l’école reprend sous forme alternée, les parents s’interrogent sur la façon dont ils vont gérer leurs enfants à domicile et la reprise de leur travail.

  Jusqu’ici, même si ça n’a pas toujours été simple pour des raisons techniques (la fracture numérique existe bel et bien et la connexion internet pour nos commune est parfois très mauvaise), et parce que les parents ne sauraient bien sûr pas se substituer à un enseignant, les écoliers se sont plutôt bien accommodé des consignes envoyées par leur professeur. Aussi, comme une bonne partie de mon conseil et certains parents d’élèves, je m’interroge sur la pertinence de cette rentrée scolaire. Cela vaut-il vraiment la peine, pour moins de deux mois de cours, de mettre en route une « usine à gaz » en termes de moyens à mettre en œuvre et du peu de moyens financiers que les municipalités peuvent mobiliser pour le faire ?

  J’ai lu que des élus membres de l’AMF souhaitaient qu’une motion soit adoptée pour demander que, comme en Espagne, au Portugal, en Grande-Bretagne, etc., les écoles ne soient pas rouvertes, et, à titre personnel (je ne parle pas là au nom de mon conseil municipal), je partage cette position.

  Bien amicalement,

  Maya Lesné, maire de Tordères

COVID-19 : Information sur la garde d’enfants, les arrêts de travail et le télétravail

Créé par le 13 mar 2020 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Ecole, Infos pratiques

Dans le cadre de la crise sanitaire du Covid 19, la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, souhaite informer les parents, femmes enceintes, mères et pères isolés, des mesures mises en place par le Gouvernement pour les protéger :

- Au-delà des mesures prises pour faciliter le télétravail, les mères et pères isolés ne bénéficiant pas d’un mode de garde ou du télétravail peuvent disposer d’un arrêt de travail de 14 jours ;

- Tout parent d’un enfant de moins de 16 ans qui ne dispose pas d’une possibilité de garde ou de télétravail bénéficie automatiquement d’un arrêt de travail, sur déclaration de l’employeur. Il n’est pas nécessaire de consulter un médecin ;

- Scientifiquement, rien ne permet de démontrer que les femmes enceintes seraient plus atteintes par le virus. Par mesure de précaution, il leur est, néanmoins, conseillé de limiter leurs déplacements ;

- Enfin, un appel à la solidarité est lancé entre les parents, y compris séparés ou divorcés, afin que la répartition des rôles entre les femmes et les hommes ne se retrouve pas déséquilibrée au sein des familles, notamment au regard de la fermeture des écoles.

Fermeture de toutes les écoles et établissements scolaires à partir du lundi 16 mars et jusqu’à nouvel ordre

Créé par le 13 mar 2020 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Ecole, Infos pratiques, Santé

Le Président de la République a annoncé hier que les écoles et établissements scolaires seront fermés aux élèves à compter de lundi 16 mars 2020 et ce, jusqu’à nouvel ordre.

Les établissements restent ouverts, les personnels au travail.

Une continuité pédagogique est mise en place pour maintenir un contact régulier entre les élèves et leurs professeurs.

La continuité pédagogique sera assurée par les équipes éducatives afin de maintenir un lien pédagogique entre les professeurs et les élèves. Un comité de pilotage réunissant notamment des directrices et directeurs d’écoles, des chefs d’établissements et des inspecteurs a été à ce titre installé dans l’académie de Montpellier le lundi 9 mars.

Pour assurer cette continuité pédagogique, les équipes s’appuieront sur les Environnements Numériques de Travail (ENT) académiques et sur les outils mis à disposition par le Centre National d’Enseignement à Distance (CNED) notamment la plateforme « Ma classe à la maison ».

Une permanence physique et/ou téléphonique sera assurée aux horaires d’ouverture des écoles et des établissements pour répondre aux questions des familles.

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