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Un bouquet de poésies pour les écoliers de Tordères

Créé par le 15 avr 2013 | Dans : Affaires sociales, Ecole

Pour ce 4ème Printemps des Poètes, les écoliers de Tordères et leur institutrice ont accueilli une poète de Prades, Marie-José Garand, venue leur présenter son recueil « D’ici et d’ailleurs » (Editions les Presses Littéraires). Ce fut l’occasion de lire et déclamer comptines et poésies mais également de discuter de ce qui pousse chacun à écrire et à créer. Qu’est-ce qu’un poète? Comment et pourquoi se plonge-t-on dans la poésie? Autant de questions longuement débattues au cours de ce bel après-midi, somme toute très philosophique, qui s’est achevé avec la distribution de recueils poétiques pour chacun des écoliers.

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Les écoliers de Tordères champions d’acrosport

Créé par le 12 avr 2013 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Ecole, Fêtes et animations

  En mars, l’Union Sportive de l’Enseignement du Premier degré (secteur sport scolaire de la Ligue de l’Enseignement) a organisé, en partenariat avec le Conseil Général, une série de rencontres scolaires dédiées à l’acrosport. Celles-ci ont  rassemblé 650 élèves de cycle 3 de tout le département.

  L’acrosport est une activité gymnique artistique, mélangeant danse, gymnastique au sol et cirque. C’est une activité très riche sur le plan athlétique qui favorise l’entraide, la coopération entres les élèves. Les élèves s’étaient également entraînés à évaluer leurs camarades en s’appuyant sur une grille commune de critères. Ce projet demande un réel investissement de la part des enseignants mais a un réel impact en termes d’autonomie et de responsabilité des élèves. Les rencontres se sont déroulées dans les villes d’Alenya, Prades, Amélie-les-Bains et Pollestres qui possèdent de belles infrastructures sportives. Malgré le fait que l’école de Tordères ne possède pas ce type d’installations pour s’entraîner, les écoliers et leur institutrice, Mme Doppler, ont tout de même tenu à participer à ces rencontres et, tenez-vous bien, leur équipe a été classée 2nde sur le podium ! Que les écoliers soient ici félicités pour leur courage, leur goût de l’effort et leur volonté, ainsi que leur institutrice pour son investissement ! Bravo à toutes et tous !

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Réforme des rythmes scolaires : le ministre doit revoir sa copie!

Créé par le 22 fév 2013 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Ecole, Infos pratiques

L’ASSOCIATION DES MAIRES RURAUX DE FRANCE COMMUNIQUE :

Devant les risques de blocage de la réforme des rythmes scolaires, les Maires ruraux réaffirment leur souhait de mettre en œuvre une réforme nécessaire au développement de la jeunesse de notre pays. Celle-ci est pour une part grandissante scolarisée dans les écoles des communes rurales. Les maires ruraux considèrent la nécessité de préserver l’école et de la faire progresser comme une priorité. Ils rappellent à ce titre que la refondation de l’école ne se limite pas à la question des rythmes hebdomadaires et doit appréhender l’année scolaire dans sa globalité. Il faudra, dans le cadre de la Loi d’orientation et de programmation sur l’école, s’interroger aussi sur le contenu des programmes, reconsidérer la formation des enseignants et pour ce qui concerne les collectivités, clarifier les rôles respectifs de l’Etat et des Collectivités concernant le financement afin de mettre un terme aux transferts des responsabilités non compensés.

Les Maires ruraux tenteront d’appliquer au mieux cette réforme, mais trop d’inconnues et d’obstacles sont devant eux pour s’engager dès la rentrée 2013, en tout cas pour un nombre important de communes ou intercommunalités. Il est cependant encourageant de voir que la très grande majorité des acteurs de l’Ecole est favorable aux objectifs de cette réforme. Pour autant, le principe de réalité doit s’imposer au ministère de l’Education nationale qui ne doit pas sacrifier la réussite de cette réforme à des impératifs de calendrier.

Pour éviter l’écueil d’une mise en place hâtive qui se transformerait en simple garderie, motivée par la récupération des trois sous promis à ceux qui commenceraient dès 2013, il faudrait à ce point d’étape, reconsidérer les paramètres essentiels que sont : la méthode, le calendrier et les moyens.

La méthode

Le Gouvernement doit mieux considérer les difficultés objectives pour la mise en place de cette réforme et faire cesser le flottement et l’imprécision quant aux modalités pratiques de son application. La publication tardive du décret fixant le cadre de la nouvelle semaine scolaire n’a pas calmé toutes les interrogations. Les informations ministérielles floues parce qu’évolutives laissent en suspens de nombreuses questions – tant techniques que juridiques – sur le dispositif, provoquant une forte impression d’imprécisions sur les règles à suivre. En outre, ces clarifications nécessaires n’enlèveront en rien l’essentiel des difficultés concrètes qu’auront à affronter les communes rurales (intervenants, locaux, contenu des activités, etc.). Au-delà des précisions théoriques, il est nécessaire d’élaborer un climat et un temps de concertation par l’implication de toutes les parties prenantes que sont, les Dasen, les représentants des enseignants et des parents d’élèves, les associations d’éducation populaire ou périscolaires et les élus. Nous rappelons qu’il s’agit bien d’une responsabilité morale partagée.

Du temps

Le calendrier imposé par le Gouvernement est trop contraint par rapport aux ambitions du projet. Il est impossible pour beaucoup de collectivités, dans un délai aussi court, de formaliser un projet éducatif territorial de qualité, concerté et réfléchi. Il est constaté que les situations sont très diverses et s’il convient de ne pas entraver ceux qui pourront entrer dans le dispositif dès la rentrée 2013 parce que déjà engagés dans ce type d’action, il est indispensable de laisser l’année 2013 aux autres pour trouver les conditions satisfaisantes au bon déroulement de cette nouvelle organisation du temps.

Des moyens

Le Président de la République a mis la Jeunesse comme priorité de son mandat. Comment justifier alors qu’une réforme qui concerne celle-ci de manière structurelle ne soit pas l’objet d’un financement à la hauteur des ambitions. Ce fonds d’amorçage de 250 millions saupoudré sur l’ensemble des collectivités, indifféremment de leurs capacités d’intervention ne parvient pas à couvrir ce qui n’est rien d’autre qu’un transfert de compétence.
Est-ce juste qu’une commune rurale non «DSR cibles» bénéficie de la même compensation financière, de 50 euros par élève, qu’une ville importante bénéficiant déjà d’infrastructures et d’animateurs à proximité ?
Est-ce suffisant qu’une commune rurale «DSR cibles» ne bénéficie que de 40 euros par élève de majoration si elle applique les nouveaux rythmes dès 2013, alors que les dépenses à engager seront nettement supérieures ?
Est-il concevable qu’une commune qui pour des impossibilités techniques ne pouvant commencer en 2013 soit pénalisée par l’absence de financement lors de la mise en route en 2014 ?

Non. Ce n’est ni juste, ni suffisant.

C’est pourquoi l’AMRF demande aux Parlementaires, invités à voter la future loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’Ecole, d’amender dans le sens suivant les dispositions relatives au fonds d’amorçage :

- Sa part forfaitaire (50 euros/élève) doit être pérennisée pour toutes les communes reportant l’application des nouveaux rythmes à la rentrée 2014 ;

- Sa part majorée (40 euros/élève en 2013 et 45 euros/élève en 2014) doit devenir un concours financier permanent, finançant de manière pérenne le transfert de charges, et être élargi à l’ensemble des communes de moins de 3500 habitants (au lieu de se limiter aux communes DSR « cibles »).

Le gouvernement ne peut occulter :

- La difficulté à recruter des animateurs qualifiés et compétents. Le caractère facultatif des activités périscolaires, laissant possibilité aux parents de récupérer les enfants avant 16h30, fragilise leur organisation qualitative. L’abaissement temporaire des taux d’encadrements, s’il était nécessaire, ne solutionne toutefois pas le casse-tête des maires ruraux : comment trouver et motiver des personnes qualifiées pour venir travailler au maximum 1h/jour sur 4 jours, parfois à plusieurs dizaines kilomètres de leurs domicile ?

- La difficulté à organiser des activités périscolaires de qualité. Quels apprentissages peut-on conduire dans un temps aussi court d’accueil périscolaire ? Comment organiser des activités quand la commune ne dispose pas de salles à mettre à disposition ?

- La conjoncture actuelle défavorable. Comment mettre en place des activités dont on ne sait aujourd’hui si elles pourront toutes être financées par la CAF, en raison de la renégociation en cours de la Convention d’objectifs et de gestion? Comment les collectivités vont-elles financer la formation, quand l’Etat incite à restreindre les dépenses publiques et qu’il annonce la réduction de plusieurs milliards d’Euros d’ici à 2015? De même, comment vont-elles assumer ce que les Conseils généraux n’accepteront pas ou plus dans la prise en charge des transports scolaires?

Parce qu’ils ne remettent pas un instant en cause l’objectif de cette réforme, l’AMRF invite le Gouvernement et le Parlement à rendre possible la prise en compte de tels enjeux. Les Maires Ruraux seront particulièrement actifs et vigilants pour ce qui reste un investissement pour l’avenir des territoires.

Réunion sur la réforme des rythmes scolaires à Llauro

Créé par le 02 fév 2013 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Ecole, Infos pratiques

La réforme des rythmes scolaires, applicable en 2013 ou en 2014 (au choix), va considérablement transformer la vie des enfants, des parents et celle des enseignants. Elle aura également une lourde implication sur les finances de vos communes. Il est donc important d’en connaître tous les tenants et aboutissants. Les parents sont invités à venir s’informer et débattre à la réunion du JEUDI 7 FEVRIER, 18h30, Salle des fêtes de LLAURO

Les délégués de parents d’élèves, les enseignants et les élus de votre RPI

Réforme des rythmes scolaires : pourquoi le bât blesse-t-il?

Créé par le 25 jan 2013 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Ecole, Equipe municipale et commissions, Infos pratiques

 En soi, la réforme des rythmes scolaires prévue par le gouvernement et organisée par Vincent Peillon, ministre de l’Education Nationale, aurait pu être formidable si elle avait été mieux préparée et surtout si elle avait été soumise à concertation. La plupart des chronobiologistes et l’Académie de Médecine s’accordent à dire que le rythme auquel sont actuellement soumis les écoliers ne leur permet pas un bon apprentissage. Les enfants français n’ont que 144 jours d’école contre 187 jours en moyenne dans le reste de l’OCDE, mais beaucoup plus d’heures de cours par semaine (24h, contre 15 à 20 en Allemagne, 19 en Finlande, et 20 à 25 en Angleterre). Revenir à 4,5 jours de classe au lieu de 4 serait une bonne chose pour limiter les journées trop chargées et permettre de revoir les emplois du temps en profondeur, mais cela ne doit pas se faire dans n’importe quelles conditions et surtout pas en s’exonérant d’une réflexion plus large, notamment sur les dispositifs d’apprentissage, les effectifs, les différences sociales ou territoriales d’une école à l’autre, etc. Réduire la réforme aux simples rythmes scolaires, c’est accepter l’idée que l’école propose des objectifs inégaux, plus ou moins rapides à atteindre en fonction des acquisitions extrascolaires des enfants. Par ailleurs, sans esquiver l’évidence que la refondation nécessaire de notre système scolaire dépasse le seul aspect de ses rythmes, les élus municipaux rappellent que l’intérêt de l’élève suppose un effort partagé par tous les acteurs, mais à proportion de leurs responsabilités respectives, à commencer par l’État. Ainsi tiennent-ils à rappeler qu’au travers des fonctionnaires de l’Éducation Nationale, l’enseignement est une compétence pleine et entière de l’État qui ne saurait s’en décharger sur les communes et, par ricochet, sur les parents.

  L’Association des maires de France (AMF) a obtenu le vendredi 11 janvier le report de l’examen du décret par la commission consultative d’évaluation des normes, en raison de l’absence d’évaluation du coût de la mise en œuvre de cette réforme  pour les communes.

  Les informations qui filtrent jusqu’à présent sur la future loi sont très floues et distribuées au compte-gouttes. Il semble que les communes auront à leur charge 3h, tandis que l’Education Nationale n’en aurait qu’une. Si les transports et leur coût, ainsi que les lieux d’accueil, posent question, la planification du “temps pédagogique complémentaire” (activités culturelles ou sportives, aide aux devoirs ou aux élèves en difficulté), dont l’organisation sera en large partie à la charge de la commune, sans aide financière pérenne, fait trembler les élus… Car si l’Etat ne paye pas, qui va payer ?

Ce que dit aujourd’hui le projet de décret :

1) Organisation de la semaine :

- La semaine scolaire continuera à comporter 24h d’enseignement pour tous les élèves, réparties sur neuf demi journées, dont le mercredi matin (ou le samedi par dérogation, ce que l’Inspection Académique des Pyrénées-Orientales se refuse à envisager),

- Les heures d’enseignement quotidiennes seront organisées à raison de 5h30 d’enseignement maximum par jour, dont 3h30 maximum pour une demi-journée. Le temps scolaire ne sera donc écourté que de 30 minutes par jour.

- La pause méridienne ne pourra pas être inférieure à 1h30.

2) Activités pédagogiques complémentaires :

- L’article 3 du projet de décret prévoit que les élèves « pourront » bénéficier chaque semaine d’activités pédagogiques complémentaires (APC) qui devront être organisées en groupes d’élèves restreints et suivant un projet éducatif territorial inscrit dans le projet d’école.

- Ces APC seraient de 36h par an (soit une heure par semaine) et remplaceraient le dispositif actuel d’aide personnalisée, qui était de 2h par semaine (60 heures annuelles).

- Au-delà de l’heure prise en charge par l’Education Nationale, les communes « pourront » compléter le dispositif en faisant appel à des professeurs « volontaires » (on n’en sait pas plus sur le sens à donner au verbe « pouvoir » ni sur la notion de « volontaires »… Seront-ils bénévoles ou seront-ils rémunérés par les communes?)

- Le projet de décret ne distingue pas clairement pour le moment ce qui relève du temps scolaire (et qui est donc pris en charge par l’Education Nationale) et ce qui relève du temps périscolaire (pris en charge pas les communes).

  Deux aménagements de la journée d’école sont à l’étude. Option 1 : la classe se terminerait à 15h45, et des activités péri-éducatives seraient organisées de 15h45 à 16h30. Option 2 : ces activités prendraient place durant la pause de midi allongée de trois quarts d’heure (la cloche de l’école sonnant, comme aujourd’hui, à 16h30).

  C’est le DASEN (celui qu’on nommait jusqu’à il y a peu « l’inspecteur d’académie ») qui va statuer sur l’ensemble de ces points, sur la base de propositions soit du conseil d’école, soit du maire dans le cadre d’un projet éducatif territorial. Le DASEN doit en outre consulter le Conseil Général, compétent en matière de transport scolaire, sur les projets d’aménagement du temps scolaire ou de modification des horaires d’entrée et sortie des écoles. Si le département ne fait pas connaître son avis dans un délai d’un mois après sa saisine, celui-ci est réputé favorable.

  Les dispositions du décret doivent entrer en vigueur à la rentrée scolaire 2013-2014, avec un report possible pour la rentrée 2014-2015. Les maires doivent rendre leur avis avant le 1er avril 2013 (pour une loi qui n’a toujours pas été votée et pour laquelle les contours sont pour le moins très flous) [1].

Ce que ne dit pas le projet de décret et que nous sommes en droit de savoir :

1) Temps de présence des professeurs devant les élèves réduit :

  A la rentrée 2008, le temps scolaire obligatoire des élèves est passé de 26h à 24h par semaine, les deux heures en moins étant compensées par l’introduction d’une aide personnalisée pour les élèves en difficulté.

  Dans le cadre du projet de réforme actuel, le temps scolaire obligatoire des élèves resterait de 24h, en revanche, le ministre a annoncé que les activités pédagogiques complémentaires qui se substitueraient à l’aide personnalisée comporteraient 36h d’activités sur l’année, soit une heure par semaine. En conséquence, le temps de présence des professeurs devant les élèves passerait de 26h à 25h (le temps hebdomadaire obligatoire des enseignants demeurant à 27h).

  En d’autres termes, la suppression d’une heure de présence des professeurs devant une partie des élèves aura une conséquence directe sur les communes puisqu’elle leur fera supporter la totalité du temps périscolaire complémentaire, soit 3h hebdomadaires.

2) Quid des activités périscolaires ?

  Légalement, les activités périscolaires développées par les communes resteront facultatives, comme elles le sont actuellement. En effet, un décret ne peut pas prévoir une nouvelle compétence pour les collectivités locales, seule la loi peut le faire en prévoyant une compensation financière, ce qui n’est pas le cas (la compensation prévue par le gouvernement ne s’étale que sur deux années, à condition d’adhérer à la réforme à partir de la rentrée 2013).

  Les conditions d’organisation des activités périscolaires devraient donc demeurer les mêmes qu’actuellement :

- soit la collectivité n’a qu’un service de garderie, non soumis aux normes d’encadrement et de qualification des accueils de loisirs (et non éligibles aux aides de la CAF), comme c’est le cas dans notre RPI Llauro-Tordères-Montauriol-Caixas, et dans ce cas, les enfants resteront plus longtemps en garderie (entre 30 et 45 minutes de plus par jour !)

- soit la collectivité poursuit ses activités sous forme d’accueil de loisirs, soumis aux normes par le ministère de la jeunesse et des sports (et ouvrant droit aux prestations de la CAF) et dont la compétence appartient aujourd’hui à la Communauté de Communes des Aspres.

  Le premier choix (simple service de garderie comme à l’heure actuelle) est financièrement tenable (même s’il implique une embauche supplémentaire) mais pédagogiquement inintéressant puisque les enfants ne seront que gardés.

  Le second choix serait évidemment beaucoup plus pertinent mais implique des moyens que nous n’avons pas et dont nous n’avons de toute façon pas la compétence. Pour ce type d’accueil, le ministère de l’Education Nationale est prêt à tolérer pendant cinq années des allégements des taux d’encadrement : 1 adulte pour 14 enfants de moins de six ans (contre 1 pour 10 actuellement), et 1 adulte pour 18 enfants de six ans et plus (contre 1 pour 14 actuellement). Pour un RPI comme le nôtre, cela représenterait  4 nouvelles embauches au cours des cinq premières années (3 à Llauro et 1 à Tordères) puis, cinq années plus tard, si nous maintenons le même nombre d’élèves, 3 embauches supplémentaires. Tout cela sans aide de l’Etat ! Il est évident que les communes ne pourront pas prendre en charge le coût de ce type d’accueil et qu’elles rogneront sur le reste du budget (sorties, fournitures scolaires, etc.) et / ou demanderont aux parents de mettre la main à la poche.

  Le coût supplémentaire engendré par la réforme ne s’élèverait pas à moins de 150 euros par enfant selon les calculs de l’Association des Maires de France. Depuis le début du mandat, les communes de notre RPI ont fait le choix d’investir à hauteur d’un peu plus de 1000€ par enfant et par an, nous passerions alors à 1150€, soit une hausse de 15%. Cela ne se fera pas sans heurts ni difficultés. En effet, l’Etat ne prévoit d’aides compensatoires que pendant deux ans, et à la condition d’appliquer la réforme dès 2013. Les sommes qu’il verserait alors, de façon très ponctuelle, seraient fort loin de la dépense durable engagée par le communes (l’Etat propose 50€ par enfant la première année, et 45€, la seconde année… La troisième année, il ne versera plus rien !)

  Les élus de Tordères s’associent donc aux syndicats d’enseignants pour rejeter ce projet de décret, et contestent la méthode choisie pour déterminer l’organisation du temps scolaire. Que les choses soient bien claires : l’Etat a la compétence de l’éducation, qu’il l’exerce pleinement et ne s’en décharge pas sur les communes ! Il est hors de question que nous acceptions de laisser s’installer un système à deux vitesses qui distinguera deux classes d’enfants, ceux auxquels les communes et/ou les parents pourront offrir des activités périscolaires intelligentes et ceux auxquels, faute de moyens, on ne pourra proposer qu’un simple temps de garderie.

  Nous réclamons que soit précisé ce qui est pris en charge par l’éducation nationale dans le temps scolaire des enseignants et des élèves et ce qui relève de l’initiative communale dans un temps périscolaire. Nous jugeons aussi que la date du 1er avril, à laquelle sera choisie l’entrée en vigueur de la réforme (rentrée scolaire de 2013 ou de 2014), n’est réaliste que si nous disposons de l’ensemble des informations nécessaires pour nous organiser et pour évaluer le coût des projets éducatifs territoriaux.

  Il est évident que cette réforme est nécessaire mais elle ne saurait être bâclée et menée sans concertation. Nous réunirons prochainement les professeurs et les parents d’élèves pour leur exposer notre point de vue et décider avec eux de la suite des événements.

 


[1] : La réalité juridique est en fait toute autre car la procédure d’avis du département aboutit à une anticipation du délai du 1er avril au 8 février de la date à laquelle les communes devront faire leur choix, ce qui n’est pas acceptable. Le décret doit prévoir que le maire a jusqu’au 1er avril 2013, après saisine et non après avis du département, pour demander le report à 2014. Compte tenu du manque d’éléments concrets dont dispose aujourd’hui les maires, à deux mois de l’échéance du 1er avril, les élus auront du mal à statuer.

Les maires ruraux pour une réforme des rythmes scolaires mais contre un transfert de compétence sans moyens

Créé par le 29 déc 2012 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Ecole, Equipe municipale et commissions

Le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault a adressé une lettre au Président de l’Association des Maires Ruraux de France en date du 20 décembre 2012 lui annonçant plusieurs dispositions destinées à l’entrée en vigueur d’une réforme des rythmes scolaires pour les rentrées 2013 et 2014 et le passage aux 4,5 jours.

Sans esquiver l’évidence que la refondation nécessaire de notre système scolaire dépasse le seul aspect de ses rythmes, les maires ruraux rappellent que l’intérêt de l’élève suppose l’effort partagé de tous les acteurs, mais à proportion de leurs responsabilités respectives, à commencer par l’État.

En effet, au travers de ses fonctionnaires de l’Éducation nationale, l’enseignement est une compétence pleine et entière de l’État. Ce préalable rappelé, les Maires ruraux soutiennent cette réforme. Ils appellent le gouvernement à trouver les réponses et les solutions pour que l’objectif de mise en place d’un contexte éducatif plus favorable aux enfants d’aujourd’hui, se concrétise, en évitant le statu quo et l’inertie.

Si cette réforme est admise comme utile, des éléments sur plusieurs points sont inacceptables en l’état :

1) Le transfert de compétence sans transferts de moyens équivalents

« Celui qui décide paie » est le seul principe qui permet de garantir la confiance entre l’État et les collectivités. Or le projet tel qu’il est imposé aux collectivités ne leur laisse pas le choix. Les Maires Ruraux s’étonnent que malgré le changement de Président de la République, la méthode reste : l’État décide pour les collectivités de dépenses qu’il ne souhaite plus assumer. A l’image du transfert de la charge du service minimum d’accueil mis en place en 2008 par Xavier Darcos, l’Etat décide, les collectivités s’exécutent et paient. Le tout dans un flou sur les nécessaires adaptations des aspects juridiques et techniques et des délais d’obligation de prise de décision extrêmement contraints.

Pour autant, les maires ruraux ne demandent pas à être exonérés d’effort, ce qu’ils font du reste depuis longtemps, en ayant pris en charge des actions périscolaires souvent à caractère davantage éducatif que distractif, au travers de dispositifs divers et ce, malgré des aides de l’État en diminution.

- L’AMRF invite le gouvernement à impliquer ses enseignants dans la réussite du projet et demande que le temps nouveau, assumé par les collectivités, ne soit pas la variable d’ajustement des négociations entre le ministre et ses fonctionnaires. Il s’agit bien d’un projet d’ensemble élaboré et construit, considérant la complémentarité des séquences quotidiennes vécues par l’enfant.

- Par ailleurs, elle s’insurge contre ce chantage déguisé qui oblige l’essentiel des communes à entrer dans le dispositif en 2013 sous peine de n’avoir aucune aide du fonds d’amorçage. Ceci alors que nombre de communes rurales, tout en étant désireuses de mettre en place un service de qualité ne pourront le faire immédiatement faute de logistique technique ou humaine ou encore du fait des écarts de dotations décidées par l’État et validés récemment par le Parlement.

- Le fonds d’amorçage : 

24 400 communes* des 33 800 communes de moins de 3 500 habitants pourraient ne rien percevoir dans le système proposé si elles ne créent pas de service dès 2013. Elles auraient à assumer l’intégralité du coût d’une décision prise par l’Etat. Ce n’est rien d’autre qu’une double peine.

Seules les 9 400 communes bénéficiant de la Dotation de solidarité rurale «cible»** (27 % des communes rurales) disposeraient d’une aide supplémentaire ; aide largement inférieure au coût réel de l’éducation qui représente parfois une part très importante du budget de fonctionnement d’une commune rurale.

L’école à plusieurs vitesses entérinée : en décidant sa mise en œuvre et sans se donner les moyens de réussir au plus vite cette réforme, l’État renforce l’idée une école à deux vitesses, entre les collectivités qui pourront financer et les autres, le tout sous la pression des parents et des enseignants.

A tous ces titres, l’AMRF demande que soit révisé le principe et les modalités du fonds d’amorçage afin qu’une compétence transférée intégralement soit financée intégralement, ou au moins, que l’aide de l’État ne soit pas aspirée dès la première année par les collectivités nanties.

2) Au-delà du contenant il y a les contenus,

Pour cela,

- un assouplissement des règles d’encadrement des activités doit être envisagé,

- un soutien aux associations d’éducation populaire malmenée ces dernières années doit être renouvelé,

- une compréhension de la part des enseignants que les salles de classes ne sont ni leur propriété ni celle de l’Éducation nationale mais bien des communes et des intercommunalités,

- que des crédits actuellement dédiés au sport ou des crédits du ministère de la Culture et de la communication viennent abonder et de façon pérenne, les dispositifs que les communes, syndicats de communes, intercommunalités le cas échéant, auront à cœur de mettre en place.

______________________________________

* soit deux-tiers des communes de France

** les Maires Ruraux rappellent que ces communes touchent au titre de la DSR entre 3,98 et 5,56 euros par habitant de concours au titre de cette aide ! (sources DGCL)

La fête du goût à l’école de Tordères

Créé par le 17 nov 2012 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Ecole, Infos pratiques

Comme l’an dernier, Monsieur Vila, de la boucherie-charcuterie Vila de Toulouges, est gentiment venu avec son cuisinier pour faire découvrir les goûts et les saveurs aux écoliers de Tordères. Après avoir étudié les différents ingrédients, les élèves se sont lancés dans la concoction de boles de picoulat dans la plus pure tradition catalane. Tout le village a salivé tant la préparation embaumait! Une dégustation a suivi et les petits cuisiniers en herbe se sont régalés. M Vila, qui ne fait rien à moitié, a aussi payé sa tournée de limonade. Qu’il soit ici remercié de sa patience et de sa générosité et à l’an prochain!

La fête du goût à l'école de Tordères dans A retenir les-petits-cuisiniers-en-action-300x224

Point sur le coût de la scolarité d’un enfant dans notre Regroupement Pédagogique Intercommunal

Créé par le 15 juil 2012 | Dans : Affaires sociales, Ecole, Infos pratiques

  Les dépenses nettes consacrées par chaque commune du RPI à la scolarité d’un enfant s’élèvent à près de 1000 euros (soit, en tout, une charge d’environ 58 000 € pour l’ensemble des communes, répartie au prorata du nombre d’enfants scolarisés dans chaque commune). Ces dépenses se répartissent comme suit :

Point sur le coût de la scolarité d’un enfant dans notre Regroupement Pédagogique Intercommunal dans Affaires sociales Graphique-300x121

  Cela peut paraître élevé mais n’oublions pas que nous gérons deux structures (celle de Llauro et celle de Tordères) et non pas une seule comme la plupart des communes, ce qui accentue les frais. Par ailleurs, on le voit à travers les deux postes les plus importants (frais de personnels et fournitures), nous avons fait le choix d’offrir des services scolaires et parascolaires à moindres frais pour les familles (comme la garderie) et d’assurer les conditions de réussite maximum pour les élèves par l’achat de fournitures et de livres scolaires de qualité, et en développant un système informatique de plus en plus performant, notamment pour les cycle 2 et 3 (qui vont voir tout leur matériel informatique renouvelé à la rentrée et qui travaillent d’ores et déjà avec des outils de qualité, comme le tableau blanc numérique, installé il y a deux ans dans la classe).

  Les élus ne lésinent donc pas avec l’éducation des enfants et sont très attachés au bon fonctionnement des écoles. Ce sont des choix politiques fondamentaux et déterminants à l’heure où nos communes sont de moins en moins fortunées et de plus en plus soumises à de nouvelles charges économiques. Nous continuerons à affirmer ces choix et à batailler (le terme « batailler » n’est pas une simple vue de l’esprit pour M.Tourné, maire de Llauro et président d’Aspresivos, et moi-même, Maya Lesné, vice-présidente du syndicat, qui, accompagnés de tout le conseil syndical d’Aspresivos, montons souvent au créneau pour la défense de nos écoles – et même de celles de nos voisins, comme Oms par exemple).

Longue vie aux écoles du RPI car, pour ceux qui en douteraient encore, c’est bien là que se joue l’avenir de nos villages !

Maya Lesné, maire de Tordères

A l’école de la découverte

Créé par le 14 juil 2012 | Dans : Affaires sociales, Ecole, Fêtes et animations

  Il y a des sourires qui en disent long sur le bonheur d’être ensemble… Comme vous pouvez le percevoir sur ces photos, dès le début de l’année, on devinait que les élèves de l’école de Tordères allaient bien s’entendre ! Et ça n’a pas manqué, cette année scolaire 2011-2012 aété placée sous le signe de la bonne humeur, de l’enthousiasme, de la curiosité, de la solidarité, pour ces enfants de CE2, CM1 et CM2, venus de Llauro, Caixas, Montauriol et Tordères.

A l’école de la découverte dans Affaires sociales Sourires-300x220

  Ils ont certes étudié les matières générales avec beaucoup de soin, mais ils se sont également ouverts aux arts (peinture, calligraphie, chant, architecture), aux sciences, à la nature, et au sport. Alors saluons le travail de celle qui les a guidés, tout au long de l’année, à travers ce long et bel apprentissage de la vie, Mme Doppler, leur institutrice, également directrice du RPI (regroupement pédagogique intercommunal) de Llauro-Tordères-Caixas-Montauriol. Chapeau bas, Madame, vous avez fait du beau travail ! Et chapeau bas aussi pour vous, les enfants !

  L’année s’est terminée en beauté avec la distribution des livres de fin d’année pour les CE2 et CM1, et celle d’un beau dictionnaire pour l’entrée en 6ème des CM2, et surtout avecla Fête des Ecoles qui a réuni pas moins d’une centaine de parents et voisins venus de toutes les communes du RPI pour assister aux spectacles des enfants. On a bien voyagé avec les plus petits et les moyens!

sara-300x183 dans Ecole Axel-268x300 dans Fêtes et animations Mathis-279x300 Rayan-Chloé-300x280 petits-300x158  

Et nous nous sommes régalés des acrobaties physiques et verbales des plus grands dans une pièce de théâtre totalement écrite et mise en scène par leurs soins!

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La fête s’est poursuivie avec un repas tiré du panier et partagé surla PlaçaMajor.

A tous, bonnes vacances !

Des poètes plein d’allégresse

Créé par le 22 mar 2012 | Dans : Affaires sociales, Ecole, Fêtes et animations

C’est à un grand cru du Printemps des Poètes que nous ont conviés cette année la bibliothèque de Tordères et l’association Tordères en Fête en invitant Marie-Claire Calmus. Cette exploratrice des mots a régalé le public (une trentaine de personnes avaient répondu présentes à cette soirée) en déclamant poésies, chansons, philosophie et autres passionnantes chroniques socio-linguistiques.

L’après-midi, elle avait déjà conquis les écoliers (des classes de CE2, CM1 et CM2) qui n’avaient pas hésité à la submerger de questions, explorant sa passion sous toutes les coutures. De fil en aiguille, la voici discutant tranquillement avec eux des grands poètes de la Résistance, puis de Pierre Bourdieu, Roland Barthes ou bien encore Jean-Paul Sartre… rien que ça! Et le moins qu’on puisse dire au regard de la pertinence de leurs questions, c’est « qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années »!

Le concours de poésie a d’ailleurs vu de nombreux poètes en herbe salués et récompensés, comme Daniel Maurice, mais également Hugo Séna, Tom Seignourel, Sybille Ancel, Lilou Antonelli, Delphine Gayral, Paul Soulé, Pierre Mitjavila, Clara Alba, Tom David ou bien encore Uhaina Tipy. Merci à tous d’avoir participé! 

Des poètes plein d'allégresse dans Affaires sociales Printemps-01-300x173

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