Environnement

Articles archivés

Tous à la montagne!

Créé par le 20 août 2008 | Dans : A retenir, Environnement, Fêtes et animations, Infos pratiques, Santé

Gilbert et José vous proposent une randonnée au Canigou pendant le week-end du 30-31 août 2008.

Le départ se fera à 15h de Tordères et le retour aura lieu le dimanche après-midi.

Il faut prévoir son repas, le couchage sous tente, de l’eau en abondance, des vêtements chauds et de quoi faire des grillades le soir.

Que tous ceux qui sont tentés par ce moment de détente et de convivialité n’hésitent pas à appeler José Alba au 06.26.10.91.57 ou Gilbert Fantin au 06.88.70.70.30. 

Compte-rendu du colloque « Avenir des territoires »

Créé par le 02 août 2008 | Dans : Affaires sociales, Environnement, Equipe municipale et commissions

LA PREFECTURE COMMUNIQUE :

COMPTE-RENDU DU COLLOQUE « AVENIR DES TERRITOIRES »

Perpignan, 20 juin 2008

    Le 20 juin 2008, l’Université de Perpignan accueillait près de 200 élus, maires, parlementaires et acteurs socio-économiques des Pyrénées-Orientales. Tous avaient été invités par le préfet du département, Hugues Bousiges, à venir débattre d’une question majeure : « quel avenir pouvons-nous préparer ensemble pour notre département et ses habitants? »

    Ce rendez-vous constituait la première étape d’une démarche lancée en octobre 2007 lors de l’assemblée générale de l’association des maires. A cette occasion, Hugues Bousiges, préfet des Pyrénées-Orientales, avait identifié un certain nombre de « défis » pour l’avenir du département : une forte croissance démographique, une économie à conforter, un environnement et des paysages à protéger. L’enjeu majeur de l’aménagement du territoire, c’est non seulement le développement de la compétitivité mais aussi le maintien de la cohérence territoriale.

 

DEMOGRAPHIE

Les constats :

Une croissance démographique soutenue qui devrait se poursuivre.

Les P.O. connaissent une croissance démographique de l’ordre de 1,4% par an depuis 1999 qui s’explique notamment par la forte attractivité exercée par le climat et de cadre de vie du département. Les projections de l’INSEE montrent que la population pourrait continuer à croître d’ici 2030. Parallèlement, les déséquilibres devraient s’accentuer, la Plaine du Roussillon regroupant à terme les 3/4 de la population départementale.

Une forte mobilité résidentielle.

Plus d’un habitant du département sur trois ne résidait pas dans son logement actuel en 1999.

Un vieillissement important mais inégalement réparti.

La population des P.O. est plus vieille que la moyenne régionale (et nationale). On observe de fortes disparités entre les bassins de vie.

Un niveau de qualification qui augmente.

Un taux de pauvreté important.

Dans le département, 2 personnes sur 10 vivent avec moins de 788 € par mois. En 2003, 13% des ménages étaient allocataires de minima sociaux.

Les défis à relever :

Comment accueillir 5 000 nouveaux habitants par an dans le département?

Comment anticiper les conséquences du vieillissement de la population?

Comment capter une population jeune et faire en sorte qu’elle reste dans le département?

Quelques pistes de réflexion :

- Développer des infrastructures stratégiques pour rééquilibrer les flux de population,

- Attirer de jeunes actifs pour compenser le vieillissement global de la population,

- S’appuyer sur l’installation de personnes âgées pour conforter la vocation tertiaire du territoire,

- Répondre aux problèmes de logements,

- Faire de l’intercommunalité un véritable outil de solidarité entre les territoires.

 

LOGEMENT

Les constats :

Le parc de logements en augmentation.

Dans le département, on recense chaque année la construction de 5 700 logements dont 1/3 environ sont des résidences secondaires.

Un parc important de logements indignes.

On estime à plus de 22 000 le nombre de logements indignes, soit 13% des résidences principales du département. Les zones de moyenne montagne étant les plus touchées par ce phénomène.

Une forte demande de logements sociaux.

Compte tenu de la forte demande des ménages pour des logements sociaux, le délai d’attente moyen est aujourd’hui de 14 mois.

Une production de logements sociaux en hausse mais toujours insuffisante.

Depuis le début des années 2000, la production de logements sociaux a sans cesse augmenté.

Une politique du logement qui s’articule autour de deux axes : construire et rénover.

Il s’agit d’une part d’accroître l’offre de logements (en quantité et en qualité) et d’autre part de rénover le parc existant.

Les défis à relever :

Comment répondre au besoin global de logement (social…)?

Comment lutter contre l’habitat précaire et/ou indigne?

Quelques pistes de réflexion :

- Trouver les outils d’urbanisme permettant aux élus d’agir sur les prix du foncier,

- S’appuyer sur les opérateurs,

- Développer des alternatives à l’habitat pavillonnaire.

 

ENVIRONNEMENT, EAU, RISQUES

Les constats :

Un département riche d’une grande biodiversité.

Les Pyrénées-Orientales disposent d’un patrimoine naturel remarquable. 30% du territoire départemental est classé en zone Natura 2000.

Une ressource en eau inégalement répartie.

Les besoins et les ressources ne se situent pas dans les mêmes zones géographiques, ce qui entraîne la naissance de conflits d’usage.

Une progression importante des terres artificialisées.

Les Pyrénées-Orientales connaissent une pression importante en terme de consommation d’espace. Les terres artificialisées ont progressé de 3,7% par an depuis la fin des années 80.

Des outils existants de préservation des milieux.

Limiter la croissance urbaine devient un enjeu de plus en plus important dans les bassins de vie où la croissance démographique est la plus importante.

Des risques naturels omniprésents.

Dans le département, 175 communes sont concernées par le risque d’incendie de forêt. Le risque d’inondation est lui aussi récurrent et concerne 80% des communes. La zone inondable correspond aussi au territoire le plus peuplé du département (1/3 des habitants).

Les défis à relever :

Comment concilier développement économique et protection de l’environnement?

Comment garantir le maintien des surfaces agricoles?

Comment préserver la ressource en eau?

Comment faire évoluer les outils de prévention des risques naturels?

Quelques pistes de réflexion :

- Prendre conscience du rôle transversal joué par l’agriculture,

- Encourager la réutilisation des eaux traitées.

 

DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE

Les constats :

Un taux de chômage élevé.

Le département des Pyrénées-Orientales est confronté, comme l’ensemble de la Région, à un fort taux de chômage. Mais l’écart avec le taux de chômage national tend à se réduire.

Un secteur tertiaire qui offre le plus grand nombre d’emplois.

Ce sont les services qui créent le plus d’emplois dans le département et notamment les services à la personne.

Tourisme et construction : deux secteurs dynamiques qui génèrent des emplois souvent précaires.

Le tourisme est un secteur important dans l’économie départementale mais il est aussi source de précarité pour les jeunes actifs (moins de 25 ans) qui représentent la majorité des saisonniers.

Une agriculture marquée par des productions dominantes.

Sur l’ensemble du département, les productions dominantes (vigne, maraîchage, élevage,…) varient d’un territoire à l’autre. On observe en revanche une progression généralisée des surfaces boisées qui couvrent le tiers de la superficie départementale.

Des professionnels agricoles qui font face à une situation difficile.

Les professionnels agricoles sont confrontés à un contexte commercial très concurrentiel et à des perspectives d’évolution profonde de leur activité (prise en compte de l’environnement, réforme PAC).

Les défis à relever :

Quels projets économiques faudra-t-il mettre en place à l’avenir?

Comment valoriser au mieux le potentiel du territoire?

Comment lutter contre la précarité qui touche certains secteurs économiques?

Comment se préparer aux évolutions à venir dans la filière agricole?

Quelques pistes de réflexion :

- Mieux évaluer le potentiel que représentent les friches agricoles,

- Ne pas renoncer aux implantations industrielles.

 

CONCLUSION

Les constats :

Une arrivée massive de population dans les 20 ans à venir.

Le département doit se préparer à accueillir 100 000 habitants supplémentaires dans les 20 ans à venir, ce qui implique de leur trouver un logement, un emploi, etc.

Des ressources à préserver.

Le département dispose d’importantes ressources, parmi lesquelles un patrimoine environnemental remarquable, mais sensible, qui offre un cadre de vie de qualité à ses habitants.

Des préoccupations qui varient selon les bassins de vie.

Les préoccupations exprimées par les élus varient d’un bassin de vie à l’autre. Les priorités diffèrent notamment entre le littoral, la plaine, les vallées…

Un nouveau système de gouvernance à définir.

Les élus conçoivent toujours la commune comme un niveau d’action pertinent mais s’avouent limités par les outils dont ils disposent. Près de la moitié d’entre eux considèrent la communauté de communes (ou d’agglomération) comme l’échelle la plus pertinente pour faire face aux enjeux liés à l’aménagement du territoire.

Les défis à relever :

Comment obtenir un développement territorial équilibré?

Comment gérer durablement les espaces naturels et agricoles?

Comment anticiper l’arrivée du TGV?

 

Tout ce compte-rendu, mais bien plus détaillé (avec les chiffres pour chaque bassin et secteur) est consultable en mairie.

Avis aux buveurs noctambules!

Créé par le 27 juil 2008 | Dans : Affaires sociales, Environnement, Santé

    A Tordères, chaque matin nous livre son lot de surprises comme, disséminées un peu partout à travers la commune, ces canettes de bière et ces bouteilles d’alcools forts (type vodka, whisky, etc.) abandonnées dans quelques endroits bien précis (les alentours de l’école et de l’église, la place, le cimetière, mais aussi les champs et la garrigue environnants).

    Du point de vue d’une gestion bassement communale, cette consommation d’alcool est, au quotidien, assez usante puisque, non contents de semer des bouteilles un peu partout, quelques farceurs s’amusent même à en accrocher dans les branches, comme un clin d’oeil en passant. Bien sûr, ça n’a rien de dramatique (même si Mohammed Mellouk et moi-même avons bien d’autres choses à faire que de récolter ce pauvre butin) mais c’est parfois gênant, surtout au cimetière, lorsqu’un habitant, venu se recueillir sur la tombe d’un proche, y découvre une canette ou, à minuit, lorsque, alertée par le bruit, je me retrouve à courser bêtement des adolescents hilares avec lesquels je préférerais plutôt discuter…

    Mais au-delà de ce problème de propreté et d’absence de gestes citoyens (qui consisteraient, dans un premier temps, à ne pas abandonner sa canette n’importe où), c’est surtout pour la santé de mes jeunes administrés que je m’inquiète, car cette excessive consommation d’alcool, quoi qu’elle témoigne aussi d’une convivialité et d’une envie d’être en groupe, me semble surtout signe d’un certain ennui, voire même peut-être, qui sait, d’un désarroi et d’un mal-être? Ah, les ados, les ados et leurs soucis! On vous entend si peu ou si mal… J’ignore si certains d’entre vous lisent parfois ces quelques lignes. Sachez que la porte de la mairie vous sera toujours grande ouverte, alors n’hésitez pas à entrer et à vous faire entendre. Nous avons, me semble-t-il, beaucoup mieux à partager que des courses-poursuites dans la nuit.

Maya

A propos de l’alcool, voici un article de Libération qui soulève le problème : http://www.liberation.fr/actualite/societe/347137.FR.php

Localisation des centrales nucléaires les plus proches

Créé par le 19 juil 2008 | Dans : A retenir, Environnement, Santé

    Depuis près de cinquante ans, tout près de Narbonne, à Malvesi (à moins de cent kilomètres de Tordères), on trouve une usine de raffinage et de conversion d’uranium d’une étendue d’environ cent hectares, soumise à la directive Seveso 2 sur les établissements à risques et ayant déjà fait l’objet d’au moins six incidents graves depuis 1979. Compte tenu de l’activité massique et de la radiotoxicité des substances présentes, la CRIIRAD bataille actuellement pour faire classer le site en Installation Nucléaire de Base (http://www.criirad.org/actualites/dossiers2006/comurhex/rapportcomurhex_criirad_4.pdf).

    Plus loin, à 270 km de notre petit village, en Catalogne sud, dans les environs de Tarragona, on trouve également deux centrales nucléaires d’importance, Asco et Vandellos II (puisque Vandellos I est en phase de démantèlement suite au gigantesque incendie qui l’a ravagée en 1989), toutes deux ont été marquées par de nombreux incidents (notamment des fuites à répétition : http://bmailhe.blogspot.com/2008/04/fuite-radioactive-dans-la-centrale-asco.html).

   En fonction de l’importance d’un éventuel et hypothétique accident, nous pourrions donc fort bien être amenés à suivre les consignes de protection de mise en cas de crise. En voici un bref aperçu que nul ne devrait ignorer et que peu d’entre nous connaissent pourtant :

CONSIGNES EN CAS D’ACCIDENT NUCLEAIRE 

Signal d’alerte

En cas d’accident industriel ou nucléaire, la population est alertée par un signal précis : une sirène au son modulé (montant et descendant). Ce signal dure trois fois une minute. Dès l’audition de ce signal, la population doit suivre scrupuleusement les consignes suivantes :

- se mettre à l’abri dans un local
Si vous êtes chez vous, à votre travail ou dans un bâtiment public :
Restez où vous êtes. Ne partez pas en voiture, vous seriez en danger sur la route et risqueriez de gêner la circulation des véhicules de secours.
Si vous êtes dehors :
Entrez dans le bâtiment le plus proche. Ne restez pas dehors, vous y êtes plus exposés aux dangers éventuels.
Si vous êtes en voiture :
Garez-vous, arrêtez votre moteur et entrez dans le bâtiment le plus proche. Vous n’êtes pas en sécurité dans votre véhicule.

- fermer tout
Un local clos ralentit la pénétration éventuelle de gaz toxique ou de produits radioactifs. Fermez les portes et les fenêtres. Arrêtez et bouchez les ventilations. Dans le cas où certaines de vos vitres auraient été cassées pendant l’accident, réfugiez-vous dans une pièce aux fenêtres intactes (ou sans fenêtre).

- écouter la radio : (France Inter, Radio France)
Toutes les précisions sur la nature du danger, l’évolution de la situation et les consignes de sécurité à respecter vous seront données par la radio.

- ne pas aller chercher vos enfants à l’école
Vos enfants sont plus en sécurité à l’école que dans la rue. Les enseignants connaissent les consignes. Ils s’occupent de vos enfants, les mettent en sécurité et les rassurent. De plus, en vous déplaçant, vous risqueriez de vous mettre inutilement en danger et de gêner les secours.

- ne pas téléphoner
Les lignes téléphoniques doivent rester libres pour les urgences et les secours. Les informations vous seront données par la radio.

- ne pas fumer, éviter toute flamme ou étincelle
Evitez d’allumer ou d’éteindre la lumière ou tout appareil électrique. Toute flamme ou étincelle pourrait provoquer une explosion.

Des instructions complémentaires vous seront données par la radio. En fonction de l’événement et sur instruction des autorités, vous pourrez être amenés à prendre un comprimé d’iode et/ou à être évacués.

Signal de fin d’alerte

La fin de l’alerte est annoncée par un signal continu (non modulé) durant 30 secondes. Ce signal signifie que le danger est passé et que le respect des consignes de sécurité n’est plus nécessaire.

 

Chiens dangereux : permis de détention.

Créé par le 12 juil 2008 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Environnement, Infos pratiques

  La loi du 20 juin 2008 relative aux chiens dangereux subordonne la détention de tels animaux à la délivrance, par le maire, d’un permis de détention, après présentation, par le propriétaire, d’une attestation d’aptitude sanctionnant une formation portant sur l’éducation et le comportement canins et d’un certificat attestant d’une évaluation comportementale de l’animal.

  A défaut de permis, le maire ou le préfet doit mettre en demeure le propriétaire de procéder à la régularisation de la situation et, sinon, peut faire procéder à l’euthanasie de l’animal.

  La loi impose également la déclaration en mairie de toute morsure d’une personne, quelle que soit la race du chien, par son propriétaire ou par tout professionnel en ayant connaissance. L’animal est alors soumis à une évaluation comportementale qui doit être communiquée au maire et ce dernier peut imposer au propriétaire d’obtenir l’attestation d’aptitude précitée.

  La loi renforce enfin les différentes sanctions pénales applicables.

  L’application de toutes ces dispositions s’échelonnent entre fin 2008 et le 1er janvier 2010.

Ref : Loi n°2008-582 du 20/06/2008

CLASSIFICATION 

  De tous temps, certains chiens ont été utilisés comme arme et à cet usage a été réprimé.

  L’augmentation du nombre et de l’usage de chiens potentiellement agressifs, notamment de chiens dits de combat employés comme faire-valoir de leurs maître ou à des fins délinquantes, a conduit le législateur à classifier les chiens dangereux et à mettre en place une réglementation graduée en fonction du danger qu’ils représentent.

  Le but poursuivi est de réduire leur prolifération et de responsabiliser leurs propriétaires.

  Les chiens dangereux sont classés en deux catégories :

  La première catégorie regroupe les chiens d’attaque dont le maître ne peut retracer les origines par un document. Elle comporte :

- Les Pitbulls

- Les Boerbulls

- Les chiens d’apparence Tos-Inu

  La seconde catégorie regroupe les chiens de garde ou de défense qui sont inscrits au Livre des Origines Français (LOF), par exemple le STAFFORDSHIRE BULL TERRIER. Leur maître dispose de documents délivrés par le Société Centrale Canine (Certificat de naissance ou pedigree) attestant de l’origine du chien. Les ROTTWEILER et chiens d’apparence ROTTWEILER appartiennent à cette catégorie même sans inscription au LOF.

1 – LES CHIENS DE PREMIERE CATEGORIE

  D’une population estimée à 40 000 en France, ces chiens ont proliféré de façon considérable. Nombre d’entre eux sont élevés clandestinement. Ils sont eux-mêmes les premières victimes de l’engouement dont ils font l’objet par les mauvais traitements qui leur sont infligés lors de leur élevage et de leur entraînement à l’agressivité.

  Ils sont caractérisés par une puissance particulière de leur mâchoire et donc de leur mordant, par leur insensibilité à la douleur et par un comportement aisément agressif facile à développer.

  Ne peuvent détenir ces chiens :

- les personnes de moins de 18 ans

- les majeurs en tutelle

- les personnes condamnées pour crime ou violence

- les personnes auxquelles le maire a retiré la propriété ou la garde d’un chien parce qu’il présentait un danger pour les personnes ou les animaux domestiques

Ne pas respecter une seule de ces dispositions constitue un délit passible de 3750 euros (25 000 F) d’amende et de 3 mois de prison

REGLEMENTATION

Interdictions :

L’acquisition, la cession (gratuite ou onéreuse), l’importation, l’introduction sur le territoire métropolitain, dans les départements d’Outre-Mer et Saint-Pierre-et-Miquelon.

Sanctions : 6 mois d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.

L’accès aux transports en commun, aux lieux publics, aux locaux ouverts au public, le stationnement dans les parties communes des immeubles collectifs.

Sanctions : 150 euros d’amende.

Obligations :

- La stérilisation

Chiens mâles et femelles, opération par voie chirurgicale uniquement et de manière irréversible. Donne lieu à la délivrance d’un certificat par le vétérinaire, qui est remis au propriétaire ou au détenteur de l’animal.

Sanctions : 6 mois d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.

- La déclaration en mairie

Sanction : Ne pas avoir déclarer son chien en mairie : 750 euros d’amende

La mairie est celle du lieu de résidence du propriétaire du chien ou le cas échéant, du lieu de résidence du chien.

Pièces à joindre au formulaire de déclaration :

· Certificat de stérilisation

· Vaccination antirabique (contre la rage) datant de moins d’un an, et rappels

Sanction : Ne pas avoir fait vacciner son chien contre la rage : 450 euros d’amende

· Attestation spéciale d’assurance responsabilité civile (de moins d’un an).

Sanction : Ne pas être couvert par une assurance spéciale responsabilité civile : 450 euros

La mairie délivre un récépissé, daté et signé par le déclarant, qui devra être présenté à toute demande de la police ou de la gendarmerie.

Sanction : Ne pas présenter à toute demande des forces de police le récépissé de la déclaration en mairie : 450 euros

La déclaration comme le récépissé mentionnent :

· Le nom, prénom, date de naissance et domicile du propriétaire de l’animal

· L’identification du chien (tatouage)

· Le nom, l’âge, le sexe et le type du chien (appartenance à la 1ère ou 2ème catégorie.)

2 – LES CHIENS DE DEUXIEME CATEGORIE (Chiens de garde et de défense)

  Contrairement aux chiens de 1ère catégorie, leur reconnaissance se fonde sur les standards des races. Ils appartiennent à des races reconnus par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche. Leur élevage correspond à des programmes de sélection gérés par la Société Centrale Canine. Leur maître dispose de documents (certificat de naissance ou pedigree) attestant de leur origine.

  Néanmoins ces types de chiens, du fait de leur morphologie et de leur comportement, peuvent tout comme les pit-bulls, être utilisés comme instruments d’intimidation.

  Les propriétaires de chiens de 2ème catégorie peuvent en faire commerce et n’ont pas l’obligation de les stériliser. Ils doivent cependant déclarer le chien à la mairie, de le promener muselé et en laisse dans les lieux ouverts au public.

Ne peuvent détenir ces chiens :

- les personnes de moins de 18 ans

- les majeurs en tutelle

- les personnes condamnées pour crime ou violence

- les personnes auxquelles le maire a retiré la propriété ou la garde d’un chien parce qu’il présentait un danger pour les personnes ou les animaux domestiques

Ne pas respecter une seule de ces dispositions constitue un délit passible de 25 000 F (3750 euros) d’amende et de 3 mois de prison

REGLEMENTATION

Interdiction :

Le stationnement dans les parties communes des immeubles collectifs.

Sanction : 150 euros d’amende

Obligations :

- la déclaration en mairie

Les mêmes pièces sont à joindre au formulaire de déclaration que pour les chiens de 1ère catégorie à l’exception du certificat de stérilisation.

Sanction :

- Ne pas avoir déclarer son chien en mairie : 750 euros d’amende

- Ne pas être couvert par une assurance spéciale responsabilité civile : 450 euros

- Ne pas avoir fait vacciner son chien contre la rage : 450 euros d’amende

- Ne pas présenter à toute demande des forces de police le récépissé de la déclaration en mairie : 450 euros

Il faut y ajouter les papiers du Livre des Origines Français (LOF) qui prouvent l’appartenance du chien à une race répertoriée

Sanction : ne pas présenter les papiers du LOF implique le classement du chien en 1ère catégorie.

3 – LES POSSIBILITES D’ACTION DU MAIRE

- S’il estime qu’un chien représente un danger pour les personnes et les autres animaux domestiques, le maire peut demander à son propriétaire de prendre des mesures nécessaires afin d’éviter tout accident.

- Si le maître de l’animal néglige de donner suite à ces injonctions, le maire peut, par arrêté, ordonner la saisie du chien par la force publique et son placement dans un lieu de dépôt.

- Les frais de garde sont à la charge du propriétaire du chien. Ces frais comprennent les dépensent de capture, de transport, de séjour et de garde.

Le propriétaire du chien dispose alors de huit jours pour présenter toutes les garanties demandées.

Passé ce délai, la maire a le pouvoir :

- soit d’ordonner l’euthanasie de l’animal,

- soit de le céder à une fondation ou association protectrice des animaux.

Un sujet qui fâche

Créé par le 10 juin 2008 | Dans : A retenir, Environnement

Le chien : meilleur ami de l’homme mais pire ennemi du maire?

    Propriétaires de chiens divagants, je vais être enquiquinante, voire même sans doute un peu pesante, mais il va falloir agir pour que les chiens restent dans vos propriétés. De tous temps, les chiens et les villageois ont cohabité sans trop de difficultés à Tordères, mais avec la multiplication des habitants, nous avons également assisté à une multiplication des chiens et, hélas, des problèmes que cela engendre parfois.

    Dans la plupart des cas, vous travaillez en journée et votre chien, qui s’ennuie peut-être un peu de cette absence prolongée, après avoir somnolé et mangé, décide d’aller faire une petite balade histoire de voir s’il y a du nouveau aux alentours. C’est là que ça se gâte…

    Selon la loi, bien sûr, il n’a pas à se balader sans son maître (et sans laisse naturellement) et, par cette simple errance, il s’expose à être ramassé par la fourrière (qui vient beaucoup plus régulièrement qu’on ne l’imagine et dont l’employé se moque éperdument de savoir si le chien a ou pas un propriétaire). Le chien, quel que soit son caractère, fait parfois frémir le passant en aboyant, grognant, montrant les dents (peut-être même qu’il s’agit du vôtre, même si vous ne pouvez le soupçonner de pareils agissements puisqu’il est si doux avec les gens en général).

    Face aux chiens menaçants, certains ont trouvé une solution un peu radicale (certes, pas forcément la meilleure mais on fait ce qu’on peut) : le bâton. Mais je conçois qu’un enfant, une personne âgée, une jeune mère portant son bébé, ou un grand phobique de la gente canine, ne soit pas nécessairement en mesure d’agir de la même façon. Quelle est alors la solution ? Monter dans un arbre, prendre ses jambes à son cou, voire même parfois se faire mordre (car il y a bel et bien eu des morsures dans notre commune)? Bref, vous le voyez bien, ça ne peut pas durer.

    Par ailleurs, il arrive aussi trop souvent que ce même chien s’en vienne faire ses besoins rêveusement devant les portes et par les ruelles du village. Nous avons tous appris à slalomer parmi ces méandres de déjections mais il en est un qui les subit de plein fouet, il s’agit de l’employé municipal. Il faut le suivre pendant une journée de débroussaillage pour comprendre à quel point les crottes de chien sont répandues et à quel point elles sont révoltantes. Je n’entrerai pas dans des détails qui vous soulèveraient le cœur mais je peux confirmer que c’est épouvantable.

    Alors, de grâce, tenons un peu mieux nos chiens, ne les laissons plus nous mener par le bout du nez et occupons-les pour ne plus les voir divaguer!

     Merci de votre compréhension. 

Maya 

Piscine mode d’emploi

Créé par le 05 juin 2008 | Dans : A retenir, Environnement, Equipe municipale et commissions, Infos pratiques

    La commission agro-environnement s’est réunie pour la première fois le 21 mai dernier, pour aborder les différents thèmes relatifs à la préservation de l’environnement sur le territoire de notre commune :  l’eau, le feu et le débroussaillage, la THT, l’éolien… 

    La rareté et la fragilité de la ressource eau sur Tordères en font un des principaux enjeux pour les années à venir : comment économiser et utiliser à bon escient ce précieux élément ? 

    La commission souhaite rappeler à tous quelques conseils de saison en ce début de période estivale :

 

- L’installation de cuves de récupération d’eau de pluie de toiture fonctionne très bien (nous sommes plusieurs à l’avoir mis en place) et fournit une eau d’arrosage gratuite, et meilleure pour les plantes que l’eau du réseau 

 

- Le remplissage des piscines n’est pas autorisé en été, seule la remise à niveau est possible, à des heures précises (voir dates et horaires en mairie). 

- Vidange des piscines : 

. La vidange des piscines dans le réseau de tout-à-l’égout sature et perturbe durablement la station d’épuration de la commune

. La vidange directe dans la nature des piscines traitées au chlore tue les chênes-lièges, qui ne tolèrent pas ce produit ; l’eau chlorée doit d’abord décanter dans un bassin exposé au soleil, qui dégrade le chlore ; cette eau peut ensuite être utilisée pour l’arrosage.

- Alternatives au chlore :  il existe d’autres solutions moins polluantes que le chlore pour traiter l’eau des piscines : 

. piscine traditionnelle traitée au brome (produit non irritant, adapté aux eaux chaudes sous fort ensoleillement, utilisé par exemple dans les spas). lien : www.piscine-pratique.fr/brome.htm 

. piscine traditionnelle traitée par électrolyseur aux sels (sans produits chimiques). lien : www.electrolyseur.com

. piscine naturelle : il s’agit d’un système déjà courant en Allemagne ou en Suisse, fonctionnant sans produit désinfectant ; l’eau est traitée écologiquement par exposition solaire et phyto-épuration, par passage continu dans un filtre à sable puis dans un bassin annexe paysagé (surface environ 30% de la surface du bassin de baignade) planté de végétaux filtrants (roseaux, papyrus, nénuphars …). Liens : www.gazele.org/Piscines%20Vivantes.htm ou www.bassindebaignade.com 

 

    Chacun peut aussi nous faire part de son expérience dans le domaine de l’économie ou de la gestion de l’eau à titre individuel, afin d’en faire profiter le plus grand nombre par le biais de la commission.

 Véro et Bruno

 

Récupération d’eau de pluie

Créé par le 31 mai 2008 | Dans : Environnement, Infos pratiques

    Nous sommes tous conscients que nous vivons dans une région où la pénurie d’eau se fait de plus en plus sentir. Voilà ce que, modestement, j’ai fait pour économiser le maximum d’eau. Outre le souci écologique, je l’ai fait aussi et surtout pour mon porte-monnaie.

    Le plus gros investissement ayant été les gouttières, j’ai également acheté une cuve de 2000 litres avec pompe et matériel (500 €). J’ai raccordé les descentes à la cuve avec un tuyau d’évacuation, un regard et un filtre à la sortie du regard (il s’agit d’un bout de moustiquaire).

     J’ai aussi acheté deux réservoirs muraux de 300 litres chacun, environ 60 € par réservoir. Je viens de disposer de deux réservoirs de 300 litres (pour 50 €) que j’ai placés le long du potager.

    Tous ces achats bénéficient aujourd’hui de l’avoir fiscal.

    J’avais récupéré quatre bidons de 200 litres, ce qui fait que lors des dernières pluies, j’ai pu récupérer environ 6500 litres en ayant arrosé entre les deux semaines d’averses. Au fur et à mesure, je vide ma grande cuve pour alimenter mes réservoirs extérieurs et ainsi profiter de la moindre goutte de pluie.

    A vous de jouer!

Daniel Maurice

L’EAU à Tordères

Créé par le 31 mai 2008 | Dans : Environnement

Du forage à la station d’épuration

    Pour tout ce qui concerne l’eau potable, les lignes qui suivent sont largement inspirées d’une étude de GAEA Environnement commandée par la Communauté de Communes des Aspres et présentée en mai 2008 (consultable en Mairie), et pour ce qui concerne les eaux usées, elles sont tirées des explications données par les techniciens de la SATESE et la SAUR, en attendant les résultats de l’étude de GAEA. Un grand merci à Alphonse Puig, responsable de l’eau à la Communauté de Communes des Aspres et maire de Sainte-Colombe, qui a maintes fois éclairé ma lanterne sur ce sujet et bien d’autres.

    L’eau potable que nous consommons à Tordères est une des compétences de la Communauté de Communes qui en a confié la gestion à la compagnie fermière SAUR-France. 

    Elle provient du forage de La Clave, à Fourques, et également du forage de la Canterrane, à Terrats. Ces forages alimentent au total 14 communes (1) dont les communes de la Chaîne de Tordères (Tordères, Llauro,  Oms, Calmeilles et, par convention, Taillet). Tordères est donc à la tête d’un réseau de 35 km de conduites amenant l’eau dans les communes des Hautes-Aspres. Notre commune est alimentée par une bâche de reprise (une sorte de château d’eau) qui alimente elle-même en cascade, de façon gravitaire ou par refoulement, les réservoirs des autres communes. Notre réseau communal présente un linéaire d’environ 4,52 km et un réseau d’adduction d’environ 4,3 km, soit un linéaire total de 8,82 km de réseau d’alimentation en eau potable.

    L’eau que nous buvons est puisée dans une nappe souterraine captive datant du Pliocène (2), à presque 150 mètres de profondeur. Il s’agit d’une nappe de grande qualité, sans substances naturelles indésirables et sans pesticides ni substances toxiques. Elle met environ 10 000 ans à se reconstituer. Chaque goutte en est donc rare et précieuse. Hélas, depuis 1992, les diverses études montrent que cette nappe est en constante diminution. En effet, en une quinzaine d’années, son niveau a baissé de 6 mètres (aujourd’hui, la nappe ne présente plus que 9 mètres d’épaisseur contre 15 mètres en 1992). Ce constat est alarmant. A ce rythme, nous mettrons rapidement en péril les générations futures et sans doute même la nôtre. 

    C’est la consommation quotidienne des habitants conjuguée aux premiers effets de la sécheresse qui sévit depuis quelques années qui est en cause. A Tordères, les derniers chiffres de la consommation d’eau potable (donnés par GAEA) sont effrayants puisque nous consommons environ 14 000 m3 d’eau par an, soit en moyenne 252 litres par jour et par habitant, alors que la moyenne nationale est d’environ 150 litres par jour et par habitant. C’est énorme ! 

    S’ajoute  à cette surconsommation un problème de fuites, notamment celles qui ne sont pas visibles et qui touchent essentiellement les conduites en PVC (3), et de vols nocturnes sur les bornes incendie (une «délinquance» très particulière qui  se développe et qui devient, semble-t-il, monnaie courante dans les Aspres (4)). Par exemple, pour Tordères, en 2006, sur un volume distribué de 29 255 m3, les fuites et les vols constituaient à eux seuls 14 629 m3 d’eau perdue sur l’année, soit l’équivalent de l’eau que nous avons consommée! Les autres communes rencontrent également ces problèmes de « pertes » (5) mais de façon décuplée.

    Aucune autre commune (hormis Montauriol) n’atteint ce chiffre effarant de 252 litres par jour et par habitant. Il y a un réel problème de surconsommation d’eau à Tordères. Est-elle due à la multiplication des piscines et à leur remplissage, à l’arrosage des pelouses et des jardins, à une consommation ménagère excessive ? Les différentes données (consultables en Mairie pour qui le souhaite) témoignent d’une consommation raisonnable en hiver, à l’automne et au printemps et d’un pic en juillet et en août… La chaleur estivale accentuant la consommation d’eau et l’afflux de touristes (qui génère la venue d’une cinquantaine de personnes supplémentaires dans la commune au cours de ces mois) sont naturellement en cause dans le pic observé mais ne suffisent pas à expliquer une moyenne de consommation aussi élevée sur l’ensemble de l’année. Ensemble, nous devons trouver des solutions avant que nous n’ayons franchi un seuil fatidique.

=

    On retrouve bien évidemment ce problème de surconsommation à l’autre bout de la chaîne de l’eau, dans notre station d’épuration qui malgré ses capacités ne parvient plus à absorber correctement le flux des eaux usées tant elles se sont multipliées au cours de ces dernières années. 
    La SAUR, qui d’ordinaire doit intervenir sur une station deux à trois fois par an (en pompant le surplus et en nettoyant l’excès de boues et de matières), intervient ces temps-ci une fois par mois, voire même en période estivale, une fois tous les quinze jours.

    Il y a une telle abondance d’eaux usées que les bacs de décantation ne parviennent pas toujours à être opérants. En temps normal, il faut 48 heures pour que les matières les plus lourdes se déposent au fond de ces bacs, or il y a un tel flux que les eaux usées n’y restent pas plus de 24 heures, sans laisser le temps aux matières les plus lourdes de se poser. Elles vont donc se déverser dans la cuve, qui n’est censée accueillir que de l’eau, et l’obstruent  fréquemment (se surajoutent à cela le fait que certains habitants jettent encore dans leurs toilettes des objets posant problème, telles que des serviettes et des tampons hygiéniques, ou des préservatifs qui, se prenant dans les rouages, nuisent au fonctionnement de la station).

    Enfin, on trouve également une surabondance de graisse dans nos eaux usées, avec la formation de pelotes de graisse très néfastes au bon fonctionnement de la station.

    La Communauté de Communes (qui gère notre station) a lancé une étude sur l’assainissement dans notre village et nous en aurons bientôt les résultats. En attendant des solutions, nous devons apporter le même soin et la même attention à nos eaux usées qu’à notre eau potable.

=

    Le Conseil Municipal et la Commission extra-municipale consacrée à l’agro-environnement (à laquelle participent plus d’une quinzaine d’habitants), ainsi que la Communauté de Communes des Aspres, ont entamé une large réflexion sur ce sujet. Cette dernière, en accointance avec le Conseil Municipal, budgétise actuellement les travaux à effectuer dans un proche avenir pour diminuer les fuites et améliorer le rendement de notre station d’épuration, et réfléchit aux moyens pour lutter contre le vol d’eau potable, et la Commission extra-municipale se penche plus particulièrement sur les gestes quotidiens et « l’éducation » à l’eau (tous ceux qui veulent nous rejoindre sont les bienvenus, bien sûr).

    Je n’écris pas tout cela dans le but de culpabiliser les habitants mais pour que, ensemble, nous  prenions un peu plus soin de ce bien précieux qu’est l’eau et pour que dorénavant nous nous efforcions de ne plus en perdre une goutte.

Maya



(1): Fourques, Montauriol, Passa, Villemolaque, Tresserre, Saint-Jean Lasseille, les communes de la Chaîne de Tordères et par convention, Brouilla, Ortaffa et Caixas.  [2] 

 (2): Il s’agit d’une période s’étendant de 5,3 à 1,8 millions d’années avant J.-C., marquée par l’expansion des mammifères et l’émergence du genre humain (en Afrique) et marquée également par l’assèchement et le refroidissement de la planète (qui  annoncent les grandes glaciations du quaternaire).

(3): Ces conduites posent problème au niveau du repérage des fuites (qui se fait essentiellement par des localisations acoustiques), et la Communauté de Communes réfléchit actuellement à d’éventuels travaux pour les renouveler afin de diminuer les fuites.

(4): Plusieurs communes voisines ont constaté le descellement sauvage des bornes incendie où l’eau est pillée, le vol sur des potences par des camions citernes allant revendre leur larcin pour le remplissage des piscines, etc. Bref, il faudra se faire à l’idée que l’eau, denrée rare et précieuse, soit devenue un objet de convoitise. 

(5): En 2006 toujours, les pertes s’élèvent à 16 577 m3 pour Llauro, 36 264 m3 pour Oms et 5 780 m3 pour Calmeilles, soit 73 250 m3 pour la totalité de la chaîne de Tordères, soit 200 m3 par jour, soit 8 m3 par heure ! 

(6): A titre d’exemple, la consommation de Llauro s’élève à  215 litres par jour et par habitant, celle d’Oms à 204 litres, celle de Passa à 122 litres, celle de Fourques à 143 litres, celle de Tresserre à 172 litres, etc. 

Première réunion de la commission agro-environnement

Créé par le 30 mai 2008 | Dans : Environnement, Equipe municipale et commissions

    La première réunion de la commission agro-environnement s’est déroulée le mercredi 21 mai. Nous étions une douzaine à y participer (quatre personnes n’ont pu venir et ont été excusées, une autre a été oubliée - honte à moi qui avait mal distribué les convocations!)

      Dans un premier temps, un petit résumé de la situation a été ébauché :

Introduction : situation agro-environnementale de Tordères 

- Un village du piémont des Aspres, à mi-chemin entre les vignes et la suberaie (forêt de chênes lièges) s’étendant sur 991 hectares; un village à vocation agricole qui perd petit à petit ses agriculteurs mais qui en voit d’autres s’implanter (on verra à long terme la viabilité de ces nouvelles installations) et dont un des problèmes fondamentaux à venir sera la multiplication des friches avec tous les risques d’incendie que cela implique.

- Une population qui s’est considérablement accrue avec un afflux de personnes qui ne sont pas nécessairement conscientes des conditions naturelles et climatiques des Aspres et de Tordères en particulier  (pauvreté en eau, sécheresse, risques incendie, etc.) et qui n’ont pas toujours les réflexes adaptés à leurs nouvelles conditions de vie (remplissage des piscines, feu dans les champs alentours, etc.)

Plusieurs problèmes en gestation : 

-  LE MANQUE D’EAU

    Un souci futur majeur pour la population.

    Tout l’approvisionnement en eau de Tordères (et de la chaîne de Tordères en général) ne tient qu’au bon fonctionnement du forage de Fourques et celui de Terrats (entre 145 et 150m de profondeur) qui permettent de puiser l’eau dans une nappe datant du Pliocène et dont l’abaissement du niveau est alarmant (baisse de 6m en 15 ans). S’il y avait un problème sur la canalisation entre Fourques et Tordères, le village ne serait autonome que pendant 12h.

    Par ailleurs, nous sommes un des villages où la consommation d’eau est la plus importante : 252 litres par jour et par habitant alors que la consommation au niveau national est de 150 litres par jour et par habitant. Il y a un problème de gaspillage et d’éducation à l’économie d’eau, mais également un problème de fuites et de vols (voir l’article consacré à l’eau dans ce même blog). 

    Que proposer ? Tout d’abord, résoudre les fuites mais les tuyaux de PVC (qui constituent une bonne part du réseau) ne permettent pas de bien repérer les fuites qui ne deviennent repérables que lorsqu’elles sont visibles en surface. Une réflexion s’est ouverte en Communauté de Communes sur, entre autres, la réfection du réseau de conduites de Tordères.

    Il nous faudra également à l’avenir surveiller de plus près la potence et les bornes incendie qui sont fréquemment pillées. Il est prévu d’installer un système à carte sur la potence, qui limiterait les vols et régulerait la consommation agricole de l’eau potable. Il ne s’agit aucunement d’empêcher les agriculteurs d’y prendre de l’eau, c’est un de leurs droits fondamentaux et nous ne saurions nous y opposer.

    Enfin, au niveau de la consommation quotidienne, il faudrait apprendre à modifier nos comportements typiquement occidentaux tendant à gaspiller toujours plus (un Américain ou un Japonais consomment environ 250 litres par jour - chiffre vers lequel tend la population de Tordères! - tandis qu’un Africain n’en consomme qu’entre 10 et 40 litres par jour). A titre d’exemples, les chiffres de consommation quotidienne donnent 8 à 10 litres d’eau pour une chasse, 60 à 80 litres pour une douche, 150 à 200 litres pour un bain, 60 à 100 litres pour une machine à laver, 20 à 40 litres pour un lave-vaisselle (une vaisselle faite à la main ne représentant que 5 à 10 litres), 15 à 20 litres/m2 pour l’arrosage d’une pelouse, 200 litres pour le lavage d’une voiture, etc. Et ne parlons pas des piscines dont le remplissage et la vidange ne me semblent pas complètement étrangers à notre surconsommation d’eau (il y en a plus de 25 à Tordères pour une population de 172 habitants, soit une piscine pour sept habitants, incroyable mais vrai!) 

-  LES RISQUES D’INCENDIE    

    Le mauvais entretien de la forêt et la multiplication des friches, alliés à une accentuation de la sécheresse de plus en plus marquée d’année en année, entraînent un développement considérable du risque incendie. Chez nous, ce risque est atténué par la création et le débroussaillage régulier d’un pare-feu entretenu en partie par des chèvres et en autre partie par l’éleveur lui-même avec son girobroyeur.

      Comment remédier au risque incendie?

 - projet de création d’un syndicat pour la protection de la suberaie, avec rachat et entretien par les communes de parcelles de suberaie (débroussaillage, levée du liège, développement du pastoralisme, etc.),

- intervention du SIP et débroussaillage des zones les plus dangereuses (notamment celle qui se situe sous le champ du caveau Carbasse, à proximité des « nouvelles » maisons du bas du village),

- respect de l’obligation de nettoyage à 50m des habitations, 

- rappeler les consignes de sécurité de base s’agissant du feu, des promenades en forêt, etc.

-   LES COURS D’EAU MAL ENTRETENUS 

   Le mauvais entretien des cours d’eau (les ronciers envahissent le cours des rivières, certains y jettent également du matériel ménager, du béton, des gravats, etc.) représente aussi un risque majeur en cas de grosses crues. On l’a déjà vu précédemment avec des jardins et des vignes entières emportés. Comment y remédier? Ne pourrions-nous pas envisager, à notre modeste échelle, une sorte d’opération « nettoyage de printemps » qui consisterait à intervenir avec tous les habitants qui le souhaitent sur des portions de rivières?

- LES PUITS A L’ABANDON :

    On trouve sur le territoire de notre commune une multitude de puits peu ou pas entretenus dont quelques-uns représentent un réel danger (margelle effondrée, puits emportés se retrouvant en plein milieu des rivières et à ras de terre, parfois recouvert de végétation, ce qui constitue un danger pour les promeneurs et notamment les enfants, etc.). Il va falloir négocier leur réparation avec les propriétaires et, en cas de refus, prendre les mesures de « péril imminent » pour que la commune se charge de cette réparation.

    Nous avons abordé d’autres points encore que j’omets faute de mémoire et de temps, mais les plus passionnés par le sujet peuvent nous rejoindre à la prochaine réunion, le mercredi 18 juin à 20h30, à la salle polyvalente. A bientôt!

Maya

1...3031323334

citoyenprogressiste |
goeland |
Gratte-Ciel Info |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | FCPE MAGNY LES HAMEAUX
| La relation créatrice
| Le blog du 1er régiment d'a...