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Un triste cadeau de Noël : une ZDE sur la commune de Fourques

Créé par le 18 déc 2008 | Dans : Communauté de Communes des Aspres, Environnement, Equipe municipale et commissions, Histoire

    A tous,

    Hier soir, à 18h30, le conseil communautaire de la communauté de communes des Aspres a validé la Zone de Développement de l’Eolien qui ne comporte désormais plus qu’une zone de 164 hectares, située en intégralité aux confins de la commune de Fourques, en limite avec les communes de Terrats, Montauriol et, dans une moindre mesure, Trouillas. Le secteur est situé à 1300 mètres au nord du centre de Fourques, mais à moins de 1000 mètres des habitations de Terrats et à 1200 mètres de Sainte-Colombe… Le conseil municipal de Fourques veut bien des éoliennes sur son territoire mais malheureusement, elles sont plus proches de ses voisins de Terrats que de Fourques!

    Comme les éoliennes sont prévues sur une zone de 130 à 150 mètres d’altitude et qu’elles formeront une jolie barrière de part et d’autre de la départementale D615 qui mène de Fourques à Terrats,  non seulement Terrats et Sainte-Colombe seront impactés, mais également Caixas, Montauriol, Tordères, Passa et Llauro qui pourront se délecter de la vue…

    Le choix du maintien de cette zone s’est opéré le mercredi 10 décembre 2008, à Fourques, au cours d’une réunion entre le bureau d’étude en charge du dossier, M. Pujol, maire de Fourques, et Roland Nourry, vice-président chargé du montage du dossier ZDE, sans toutefois qu’Eric Brisse, maire de Terrats, ne puisse émettre un avis sur le choix de la zone, ce qui est gravissime en matière de démocratie (ne parlons même pas des autres maires de communes impactées, telles que Sainte-Colombe, Montauriol, Caixas, Tordères, Passa ou Llauro auxquels on n’a pas demandé leur avis).

    Le mardi 9 décembre, le bureau des maires, réuni à la communauté de communes avait voté de manière informelle et à main levée : sur 16 votants (seuls 5 maires étaient absents), 8 avaient voté contre le dépôt de dossier de ZDE, 7 avaient voté pour, et un seul (le Président en personne) s’était abstenu. Quelques maires, qui étaient pourtant jusque-là pour le dépôt du dossier de ZDE, avaient ainsi décidé de porter la voix des conseils municipaux qui s’étaient prononcés contre. Or, une semaine plus tard, hier, le mercredi 17 décembre, à la demande de 18 personnes (émanant essentiellement des « grosses » communes, c’est-à-dire des communes ayant le plus de délégués communautaires), soit plus d’un tiers du conseil, c’est le vote à bulletin secret qui a été retenu… Résultat : 32 délégués sont pour le dépôt de dossier de ZDE, 18 sont contre et 5 s’abstiennent. La ZDE sera donc déposée en Préfecture. Nous assistons là à un véritable revirement. Une fois de plus, ce sont les grosses communes des Aspres (les mêmes qui refusent de voir des éoliennes implantées sur leur territoire) qui ont décidé du sort des petites communes. Le vote à bulletin secret a sans doute permis à certains maires et adjoints de se dédire en ne portant pas la parole de leur conseil municipal et de voter pour le projet, envers et contre l’avis de leur conseil. L’heure est grave pour la démocratie mais la situation n’est pas désespérée. Tout d’abord parce que les conseils municipaux vont également voter et se prononcer pour ou contre cette ZDE. Ensuite, parce qu’une cinquantaine de témoins de ce « déballonnage » en règle (la plupart issus du Collectif « le Vent Tourne ») étaient présents dans la salle et pourront expliquer aux populations la grande mascarade à laquelle ils ont assisté. Enfin parce que les maires des communes impactées et non consultées ne sauraient rester silencieux, les bras croisés, et organisent d’ores et déjà la défense de leur commune.

    La lutte ne fait que commencer. Soyons nombreux à la mener. Bien au-delà de la problématique des éoliennes, c’est de la bonne respiration de la démocratie qu’il s’agit : les « gros » ne peuvent et ne doivent pas décider seuls du sort des « petits ».

Maya

Collectif « Le Vent Tourne »

Créé par le 03 déc 2008 | Dans : Environnement

Article paru aujourd’hui dans L’Indépendant 

  Hier, les membres de l’association « Le Vent Tourne » ont mobilisé la presse afin d’alerter l’opinion publique sur l’important projet de Zones de Développement d’Eoliennes qui concerne la communauté de communes des Aspres. Un projet dont ils n’ont compris l’ampleur – de 47 à 82 éoliennes – qu’au mois d’octobre dernier… « Durant la dernière campagne municipale, les candidats ont dit qu’il n’en était qu’à l’état de « réflexion ». Or, nous avons appris que depuis 2002, le projet se formait dans notre dos », s’insurge le président du collectif, Jean-François Girbaut. Et si le collectif nouvellement créé est tellement en colère, c’est qu’il a l’impression que les élus des Aspres lui ont menti par omission « Les cinq réunions publiques obligatoires qu’ils ont tenu sur le territoire concerné n’étaient que partielles. La vérité sur les éoliennes est bien différente ». Dénonçant, arguments et études à l’appui, « l’imposture écologique » représentée par l’énergie de l’éolien, « l’inutilité » d’une telle mesure pour un pays déjà en surproduction électrique, « l’arnaque financière » mise en place par le lobby de l’énergie, « le miroir aux alouettes » que l’on fait briller devant les yeux des viticulteurs en crise du département, « le saccage » des paysages, accompagné d’une dévaluation des biens immobiliers, et enfin les risques pour la santé, le collectif « Le vent tourne » appelle les citoyens à se mobiliser. Rens. 04.68.28.04.51 et ventourne@hotmail.fr

 

Une opération de nettoyage rondement menée par les élèves de l’école de Tordères

Créé par le 29 sept 2008 | Dans : Affaires sociales, Ecole, Environnement

     Qu’ils sont vaillants les écoliers de Tordères! Vendredi dernier, accompagnés de leur maîtresse, Joëlle Doppler, ainsi que de Mohamed Mellouk, employé municipal, et Daniel Maurice, membre actif de la commission agro-environnement, munis de gants épais et de sacs recyclables, ils se sont lancés avec ardeur dans l’opération « Nettoyons la Nature » et sont allés explorer les abords de la départementale qui mène à Llauro, près de l’embranchement du chemin du Lieutenant Gourbault, à la lisière de la Forêt du Réart.

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    Comme de bien entendu, ils ont trouvé des monceaux « d’horreurs » (cannettes, pneus, bouteilles, conserves, sacs plastiques, etc.), abandonnés là par des adultes peu scrupuleux et peu soucieux de leur environnement. Alors, les grands, si on essayait d’être un peu plus propres et plus respectueux de notre planète? Qu’est-ce qu’on attend? En avant, tous derrière les enfants!

Fermeture exceptionnelle de la potence d’eau le mercredi 24 septembre pour installer une boîte de protection

Créé par le 21 sept 2008 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Environnement, Equipe municipale et commissions, Infos pratiques

    Le mercredi 24 septembre, la potence d’eau sera exceptionnellement fermée tout au long de la journée pour cause de transformation. En effet, elle va être protégée avec une boîte blindée dont les agriculteurs et les éleveurs auront la clé. L’équipe municipale n’a pas pris cette décision de gaieté de coeur mais nous avons dû nous y résoudre pour plusieurs raisons : tout d’abord parce que la commune paye désormais l’eau de la potence (depuis le 1er janvier 2008) et parce qu’elle se trouve confrontée, comme la plupart des communes des Aspres, à quelques abus (vols nocturnes, lavages de voiture, etc.) alors qu’elle est réservée à un usage strictement agricole.

    Tous les éleveurs et agriculteurs de la commune (ou possédant des terres sur la commune) sont invités à venir s’inscrire et à retirer leur clé en mairie. Nous nous excusons par avance de ce désagrément et vous remercions de votre compréhension.

Eoliennes, ça s’accélère!

Créé par le 05 sept 2008 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Communauté de Communes des Aspres, Environnement, Equipe municipale et commissions, Infos pratiques

    La réflexion sur la mise en place dans les Aspres d’un parc éolien industriel s’accélère car le dossier de ZDE doit être déposé en Préfecture d’ici la fin de l’année.
    Répondant à l’obligation préfectorale d’information de la population et à la demande insistante d’une poignée de maires s’opposant au projet, un calendrier de réunions publiques a fini par être fixé hier soir en Communauté de Communes (attention, il s’agit de réunions de simple information et non pas de concertation, hélas!).
    Elles auront (bien évidemment!) lieu à une heure peu pratique, 18h30, à Thuir le mardi 23 septembre, à Trouillas le mardi 07 octobre et à Tresserre le mardi 14 octobre, et à une heure raisonnable, 20h30, à Llupia, le jeudi 18 septembre, et à Saint-Jean-Lasseille, le mardi 30 septembre. Elles sont ouvertes à tous les habitants de la Communauté de Communes des Aspres. Seul Fourques a opté pour une réunion publique réservée à la population fourcatine (alors que les éoliennes jouxteront les territoires de Terrats et Montauriol et que les populations des communes adjacentes seront sans doute plus concernées par leurs nuisances que celle de Fourques… mais bon…).

    Soyons nombreux à participer et à faire entendre nos voix! Soyons également nombreux à faire circuler l’argumentaire anti-éolien disponible en mairie.

    Maya

Eoliennes dans les Aspres

Créé par le 04 sept 2008 | Dans : Affaires sociales, Communauté de Communes des Aspres, Environnement, Santé

Qui sème le vent récolte la tempête ! 

    Les Aspres, à l’écart des grandes concentrations urbaines, sont un des symboles régionaux d’un environnement unique, exceptionnel et jusqu’ici relativement préservé de la pollution industrielle ou visuelle. 

    Aujourd’hui, avec le projet d’implantation d’éoliennes industrielles (création d‘une ZDE, « Zone d’Implantation d’Eoliennes ») étudié par les élus de la Communauté de Communes des Aspres, nous nous apprêtons à livrer ce formidable patrimoine naturel à des industriels aux dents longues. 

    Dans l’étude réalisée par OCEA Ingénierie pour le compte de la Communauté de Communes des Aspres (ça n’est bien sûr qu’une étude - vous pouvez la consulter en mairie), quatre secteurs (soit huit zones) ont été retenus :

- Zone 1 : Terrats, Fourques, Trouillas (238 hectares concernés, avec la possibilité de poser entre 19 et 32 machines selon leur taille et leur puissance)

- Zone 2 : Ponteilla, Llupia (83 hectares concernés, avec la possibilité de poser entre 6 et 14 machines selon leur taille et leur puissance)

- Zone 3 : Ponteilla, Trouillas (112 hectares concernés, avec la possibilité de poser entre 10 et 19 machines selon leur taille et leur puissance)

- Zone 4 : Saint-Jean-Lasseille, Tresserre, Villemolaque, Banyuls-dels-Aspres (176 hectares concernés, avec la possibilité de poser entre 12 et 27 machines selon leur taille et leur puissance).

    Dans l’étude d’OCEA, il est question de pylônes mesurant entre 100 et 150 mètres de hauteur, soit l’équivalent d’un immeuble de 40 étages et plus (les éoliennes du troisième millénaire sont des ouvrages industriels 3 fois plus hauts que le clocher des églises). Signalées aux avions par des feux à éclat 24h sur 24, les éoliennes sont également équipées de transformateurs et de voies d’accès bétonnées. L’envergure des pales peut varier de 65 à 110 mètres (c’est plus que l’envergure d’un Boeing), leur poids s’élève à plus de 80 tonnes, les fondations représentent 200 m3 de béton (soit l’équivalent de ce qui est utilisé pour bâtir une piscine olympique). 

    Lorsqu’une éolienne tourne, chaque pale à chaque passage devant le mât, produit un bruit de fouettement proportionnel à la taille de la machine. Les constructeurs d’éoliennes affirment que chaque nouveau modèle fait moins de bruit que les précédents, cependant les scientifiques s’accordent sur le fait qu’elles génèrent essentiellement des infrasons à des fréquences de quelques hertz, non audibles, mais d’une nocivité dont les effets sur l’homme sont connus : maux de tête, nausées, troubles de la vision, etc. (à ce sujet, on peut lire l’excellente étude de Marjolaine Villey consacrée aux effets de l’éolien industriel sur la santé des hommes, http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/eole_riv-loup/documents/DA34.pdf, ainsi que celle du professeur Renard : http://www.ventdecolere.org/archives/eoliennes-infrasons-claude-renard.pdf)

    On aurait pu penser que les grands arguments avancés pour l’implantation d’éoliennes seraient d’ordre écologique, mais ils ne sont malheureusement que financiers. La taxe professionnelle est le principal argument attractif pour les communes, cependant c’est un leurre car cette taxe décroît très rapidement. Elle semble d’ailleurs promise à une profonde réforme (1).

    D’aucuns prétendent que le tourisme pourrait bénéficier de cette dynamique « éolienne » mais quel touriste aura envie de séjourner dans un paysage défiguré par ces équipements industriels? On a également pu constater que, d’une manière générale, l’implantation d’éoliennes fait chuter la valeur des maisons avoisinantes.

     Si l’idée de l’énergie propre est de diminuer notre pression sur l’environnement, il peut paraître louable de penser qu’il suffit de mettre des éoliennes partout pour améliorer la vie mais en fait, on ne fait pas pire en matière d’impact sur l’environnement

    Non seulement les éoliennes vont dégrader nos paysages, mais elles ne favoriseront la fermeture d’aucune centrale nucléaire, bien au contraire la France s’est lancée dans la construction d’une nouvelle génération de réacteurs, les E.P.R, qu’elle entend développer dans les années à venir. Derrière les promoteurs éoliens, on trouve la plupart des multinationales spécialisées dans le nucléaire ou l’industrie pétrolière (Areva, Vestas, EDF, Abowind, Total, Shell, etc.). Le succès des éoliennes tient essentiellement au fait qu’elles sont, pour l’instant, d’énormes machines à subvention. « Dans l’hypothèse où il n’y a pas substitution partielle de l’éolien au nucléaire, mais addition, il faut souligner que, comme notre pays est déjà exportateur brut d’énergie en Europe, l’électricité d’origine éolienne que certains souhaitent produire en France serait exportée vers nos voisins qui la paieraient un prix inférieur à celui auquel EDF l’aurait réglée aux promoteurs des sites de production. Veut-on ainsi subventionner nos voisins ou leur éviter de construire de telles machines ? Exporter notre surplus d’électricité éolienne reviendra à aider nos voisins à respecter leurs propres engagements. Une telle fraternité transfrontalière, financée par les consommateurs français, mériterait d’être célébrée sur les autels bruxellois » (voir le rapport des Beaux-Arts consacré à l’éolien et dirigé par Michel Folliasson : http://www.academie-des-beaux-arts.fr/actualites/2007/eoliennes/Eoliennes.pdf)

    Les éoliennes fourniront un surplus d’énergie à revendre, voilà tout. D’ailleurs, chaque éolienne est prétexte à la création ou au  renforcement  des lignes à haute tension. Le projet de ligne Très Haute Tension (THT) a refait surface à travers le Roussillon entre Baixas et La Llogaia (Catalogne sud). Une 400 000 volts pour évacuer l’électricité éolienne rachetée à prix d’or en France à des opérateurs privés et revendue moins cher à l’Espagne. On est loin du développement durable qui préconise de produire et de consommer l’énergie sur place. A ce titre il semblerait plus logique d’installer la source de production électrique près des centres de consommation importants, notamment dans les zones industrielles. 

    N’allez pas imaginer non plus que les éoliennes feront baisser le prix de votre électricité, bien au contraire. Par conséquent, elles ne feront pas non plus diminuer le trafic des camions de fort tonnage sur les routes et autoroutes ni, bien sûr, la pollution due à ce trafic routier. En effet la hausse du prix de l’électricité réduit à néant l’outil de ferroutage (transport route-rail) que la SNCF a tenté de mettre en place et qui, malgré la hausse du prix du pétrole, demeure peu compétitif par rapport au transport tout-routier. 

    Dans le cas précis des Aspres, les éoliennes rendront également la tâche des Canadairs plus difficile en cas de feu de forêt. En effet, les largages aériens, pour être efficaces, doivent se faire à partir d’une hauteur comprise entre 30 et 50 mètres et face au vent. Les éoliennes, installées en ligne perpendiculairement aux vents dominants empêchent les Canadairs de voler dans un rayon pouvant être de 5 à 10 fois la hauteur des pylônes suivant la configuration des lieux. 

    Enfin, mais c’est une broutille pour beaucoup, les oiseaux (et notamment les rapaces et les grands migrateurs) et les chauve-souris sont les premières victimes du système éolien.

Vautours décapités par une éolienne 

POUR CONCLURE : 

    Bâti sur plusieurs contre vérités, l’éolien industriel n’a, en France, d’intérêt ni économique, ni énergétique, ni écologique, pas davantage social. C’est pourquoi, compte tenu de ses multiples nuisances, nous sommes de plus en plus nombreux à nous opposer à tout éolien industriel, dont la seule raison d’être est l’enrichissement garanti des promoteurs, aux dépens des consommateurs et des contribuables et au détriment des économies d’énergie, de la recherche et du développement des autres énergies renouvelables. 

    L’éolien industriel 

  •  Ne diminue absolument pas les émissions de gaz à effet de serre (GES), bien au contraire.  Pour en savoir plus, il suffit de cliquer sur les éléments en bleu.
  • En matière de production d’électricité, augmente fortement les émissions de GES en raison de son intermittence. Une éolienne ne peut tourner en dessous 30 kilomètres/heure et au-delà de 90 km/heure, ce qui implique de gérer le flux par une régulation thermique (or les centrales thermiques produisent énormément de CO2 et multiplient donc les Gaz à Effet de Serre). 
  •  Est nuisible car saccage le Patrimoine Paysager et Historique et sinistre le tourisme vert. 
  •  Porte atteinte à la qualité de vie car toujours trop près des habitations
  •  Est dangereux car il menace la sécurité des riverains
  •  Sans effets sur l’emploi en France, ne créant aucun emploi permanent
  • Handicape considérablement le recours aux énergies renouvelables à production garantie. 
  • Provoque un véritable massacre des oiseaux migrateurs en particulier et de l’avifaune en général. 
  • Enrichit scandaleusement les promoteurs (privés) qui en demandent encore plus.

Les Aspres sont libres, sauvages et rebelles, ne les laissons pas aux mains des promoteurs industriels!

Pour tout renseignement complémentaire : http://www.ventdecolere.org/index.php



(1) : La taxe professionnelle, qui participe largement au financement des ressources des collectivités territoriales, est vécue par ses assujettis comme une charge pénalisant leurs investissements professionnels. Condamnée pour ses effets néfastes sur l’emploi et ses conséquences en terme de délocalisation des entreprises, la taxe professionnelle est vouée à disparaître. Taxe complexe à gérer, eu égard entre autres, aux très nombreuses exonérations qui ont conduit à ne la faire supporter que par un nombre réduit de redevables, elle a fait, depuis plus de 25 ans, l’objet de nombreux aménagements qui, au final, se sont avérés insuffisants. 

Expo Agua Zaragoza 2008

Créé par le 24 août 2008 | Dans : Affaires sociales, Environnement, Santé

  Voici un compte-rendu sur l’exposition Agua Zaragoza 2008 par Virginia Cool, une formidable Tordérenque qui s’intéresse à la recherche sur l’eau, comme milieu intérieur de l’homme, son rôle dans le bien-être et la santé, ainsi que son impact dans la relation « l’homme-comme-un-tout-dans-un- environnement ».

    Depuis près de quarante ans, Virginia explore les possibilités pour améliorer la qualité de notre capital eau. Avec ses moyens de professeur d’éducation physique, kinésithérapeute, masseuse, elle n’a trouvé jusqu’à ce jour, rien de plus efficace et de plus simple que le Drainage Lymphatique Manuel Original Vodder pour mettre le corps en condition pour « démarrer » un grand nettoyage humoral. Afin de souligner la détente et la confiance que ce drainage entraîne, elle le nomme « Evolution parasympathique par DLMV« .

    Tous les jours, et ce depuis 1969, elle-même (en plus des témoignages de plus de 5000 praticiens formés par son école à travers le monde) ne cesse de s’étonner en découvrant une nouvelle profondeur à l’invention géniale de Vodder. Consciente que beaucoup d’amour et de connaissance ont dû être à l’origine de cette méthode pour qu’elle reste, depuis 1930, aussi passionnément intéressante et réponde à notre urgente actualité, elle continue inlassablement à s’y investir, par les soins, la recherche et l’enseignement.

    J’ai encore en mémoire l’expo Aqua Lisboa de 1998. En dix ans, quelle énorme évolution dans la reconnaissance de la valeur de l’eau!

    A Zaragoza, l’eau nous est présentée comme une priorité planétaire fondamentale. Pendant les deux jours de ma visite, j’ai eu le bonheur de retrouver ma vraie famille. Celle qui, comme moi, est profondément concernée par l’eau. Nous avons ensemble célébré la fête de l’eau.

    Mais, en même temps, nous avons aussi ressenti, comme un contre-chant lancinant, l’urgence d’une nouvelle prise de conscience. Un milliard deux cent mille personnes n’ont accès qu’à de l’eau contaminée! A cause d’un modèle de croissance globalisé, logique insoutenable du système capitaliste, 800 millions d’êtres humains ne peuvent satisfaire leurs besoins vitaux tels que la santé et la sécurité alimentaire!

    L’Expo Agua Zaragoza 2008 nous présente de nombreuses solutions. Elle cherche à rétablir le lien entre l’être humain et l’eau, sa ressource vitale, unique et indispensable. Elle aborde le thème comme un défi intelligent qui apporte, au-delà des réactions émotives, rigueur dans l’information et clarté dans l’expression. Son thème central est « la préservation de la qualité de l’eau grâce à un compromis éthique exigeant les conditions d’un développement soutenable« . Le respect des écosystèmes, la relation entre la gestion urbaine et rurale de l’eau, la désalinisation, le problème de la pollution de l’eau, l’eau et le changement climatique, l’eau et la santé… toutes ces mises en lumière forment un élan de prise de conscience planétaire que reprend solennellement Le Manifeste de l’Eau du XXIème siècle de Ricardo Petrella et son groupe d’étude : « L’eau est l’élément vital, essentiel et irremplaçable pour la vie de toute espèce vivante. Aucun être humain n’a pu vivre dans le passé, ni ne peut vivre dans l’avenir sans eau. Le droit fondamental à la vie est étroitement lié à la promotion de l’eau comme bien public mondial, au même titre que le soleil, l’air et la terre.« 

    Les avances technologiques et scientifiques du siècle dernier ont créé l’illusion de pouvoir assurer le bien-être sur la Terre par la domination des forces de la nature. Très rapidement de graves déséquilibres écologiques et sociaux sont apparus, notamment une profonde crise de l’eau provoquée par l’augmentation de la population mondiale et une exploitation industrielle effrénée. A Zaragoza, ce déséquilibre n’est pas seulement présenté comme un problème de manque ou de rareté de l’eau, on y souligne également l’urgence d’une gestion intelligente, juste et solidaire de l’eau.

    L’accès à l’eau salubre est un droit humain universel. L’Assemblée Générale des Nations-Unies le proclame : « le droit humain à l’eau est indispensable pour une vie salutaire et digne« . L’expo Zaragoza 2008 reprend avec insistance cette déclaration. Elle a mis en relief les initiatives et les expériences de nombreux pays. Il faut que tout être humain puisse disposer d’une quantité d’eau suffisante, de bonne qualité, physiquement et économiquement accessible et équitable.

    C’est dans l’imposant pavillon La Tribune que ce nouveau paradigme de l’eau prend toute son ampleur. Durant toute la durée de l’expo, du 14 juin au 14 septembre, il s’y organise, de semaine en semaine, un forum traitant des thèmes proposés par des experts venus du monde entier.

    Tous leurs travaux, tous les points de vue, toutes les stratégies, émanant des secteurs les plus variés, seront repris dans la Charte de Zaragoza 2008, sous le signe d’une éthique planétaire inspirée du droit humain à l’eau. Elle formera la base de données sur laquelle s’appuiera le Forum 2009 de Budapest. Vraiment, les choses bougent!

    Personnellement, je tiens pourtant à exprimer un regret. Bien que la conscience de l’eau et de sa valeur soit omniprésente, je ne rencontre en aucun moment la prise en compte de cette « résonnance » ou « syntonisation » qui existe entre l’eau extérieure à l’être humain et son eau interieure. C’est dommage car je suis convaincue qu’une vraie gestion de l’eau extérieure ne peut se réaliser pleinement que si l’être humain, en tant qu’individu, assume également sa responsabilité en veillant au bon état de son propre capital d’eau « intérieure ».

    Cette absence n’a pas empêché que j’aie eu grand plaisir à admirer la grandeur des espaces se déroulant en fugues d’ombre et de lumière données en partage aux pavillons avec une grâce mélodieuse. Les architectures sont légères, ludiques, tout en aisance et élégance, souvent en forme de vague ou d’une immense goutte d’eau et vivifiées par des jeux aquatiques qui, en cascades musicales éclaboussantes, font scintiller un décorum d’une fraîcheur exquise et éblouissante.

    L’ensemble des pavillons internationaux rassemble 100 pays. Tous rivalisent de créativité et s’efforcent de présenter non seulement leurs traditions ancestrales à propos de la culture de l’eau, mais de nous exposer également leurs nouveaux projets de gestion soutenable et leurs réalisations souvent géniales et réussies. Certains pavillons sont de véritables joyaux cachés dans des écrins d’émaillures ou de soie bleutée très réussis. Je pense à ceux du Maroc, Danemark, Pays-Bas, Afrique Noire, Namibia, Amérique du Sud et surtout au groupe des pays d’Amérique Centrale épousant, comme des villages, les rives stropicales d’un long et merveilleux fleuve qui serpente en d’immenses images luxuriantes serties, ici et là, d’émouvants versets de poètes sud-américains chantant l’enchantement de l’eau vivifiante, dont la magie fait éclore en abondance de verdoyantes efflorescences.

    Il est vrai, j’ai dû faire un choix. Les 100 000 visiteurs par jour se concentraient surtout sur les grands pavillons d’Espagne, Allemagne, France, Japon, sur l’aquarium qui se dit impressionnant. Je ne les ai pas visités, les longues files d’attente me découragèrent, surtout par 38° à l’ombre. Dommage, deux jours est un temps trop court pour visiter toutes ces merveilles.

    Et là, en fin de séjour, cherchant toujours une quelconque allusion à « l’eau intérieure », je me trouve brusquement nez à nez avec la fluidité sinueuse d’un merveilleux pavillon, tout en teintes d’argent-émeraude. Sur ses rondeurs joufflues, je vis danser en lettres aquatiques la phrase que mes yeux ne pouvaient croire : « SOMOS AGUA… WE ALL ARE WATER« . Je me retrouve devant le pavillon du Mexique! Voilà enfin un pays qui s’est complètement dédié au thème de l’eau que nous sommes. Je me presse d’entrer et découvre des intérieurs tout en nuances subaquatiques claires-obscures. Ils me racontent l’histoire de l’eau en quatre mouvements symphoniques, s’épanchant, de salle en salle, en quatre lumineuses présentations didactiques. D’abord, il y avait la puissance omniprésente de l’eau planétaire, ensuite, l’effervescence de la vie surgissant de ‘eau, puis la force dynamique et animante de l’eau qui fait croître et fleurir, et enfin, l’eau de nos espérances, fécondant les projets d’avenir. En même temps, et en contrepoint des quatre mouvements, comme un doux rappel réapparaissant sans cesse, un thème qui sussurre, clair et rieur : « nous sommes de l’eau »… magnifique!!!

    Mais quand même, je ne voyais nulle part quelque suggestion m’indiquant comment régénérer cette eau vivante intérieure qui fait ce que nous sommes. On s’y efforce pourtant avec grand sérieux et abondamment pour l’eau extérieure!! je me mis donc à la recherche des responsables de ce merveilleux pavillon mexicain. Je voulais qu’ils prennent conscience de cette absence. C’est ainsi que j’ai pu avoir un excellent contact avec la journaliste-photographe mexicaine Carmen Abdo, éditrice d’art de la revue mensuelle sud-américaine Aqua Vitae (ed. Amanco, Brésil). Je lui expose ce qui me tient tant à coeur. Elle est toute oreille. Quand elle entend l’expression « eau intérieure », elle a un sourire complice et se met à prendre des notes. J’ai beaucoup insisté sur la relation étroite qui, à mon sens, existe entre la pollution de l’eau planétaire et l’intoxication de notre eau intérieure. Bien sûr, nombreux sont ceux qui tentent de remédier à cette intoxication par des mesures strictes de contrôle et d’analyse de l’eau extérieure. Je lui explique que ce n’est là qu’un aspect partiel du problème. Il est tout aussi important d’entreprendre la désintoxication à partir de l’intérieur du corps, car nous savons maintenant que la pollution de l’eau intérieure a aussi des causes d’origine interne et des effets externes. Pour les éliminer, nous, thérapeutes, possédons une technique de drainage de l’eau intérieure qui a de suprenants effets anti-polluants. Elle purifie et stimule avec efficacité le système de défense immunitaire. Des protocoles scientifiques le prouvent depuis de nombreuses années. C’est le DLMV (Drainage Lymphatique Manuel ad modum Vodder). Ce drainage ne purifie pas que physiquement, il apaise aussi la vie émotionnelle et suscite des changements de mentalité poussant à créer de nouveaux liens, à concevoir des perspectives d’ouverture, plus globales et responsables. Son impact écologique est évident. Je lui parle du travail au niveau du nerf-vague (parasympathique), de l’excellence que procure la fluidité de l’eau, de la lymphe qui en montant entraîne et purifie les déchets. Bonne humeur et confiance en découlent. Carmen Abdo devient de plus en plus enthousiaste. Elle se met à prendre des photos et me promets de traiter le sujet dans la prochaine édition d’Aqua Vitae. Quel plaisir, ne fût-ce que quelques instants, de se sentir vibrer à la même longueur d’onde!

    D’une autre architecture, mais tout aussi originale dans ses formes que dans ses matériaux, sont les grands pavillons à thème. Ainsi, le pavillon de l’Eau Extrême étudie l’impact du déferlement de la vague, le pavillon Set, la montagne de sel, explique ce que l’eau laisse quand elle meurt, Oikos met sous la loupe le rapport eau-énergie, Cité de l’Eau traite des villes dont l’eau est l’élément environnemental déterminant, Aigua Compartida étudie comment réaliser la distribution équitable de l’eau, El Faro expose les nombreuses réalisations des ONG, Iceberg étudie le changement global du climat, etc.

    En parallèle, tout au long de l’Expo, la cité de Zaragoza et son université organisent des conférences et des expositions artistiques toujours sur le thème de l’eau. Ce 23 août, Mazuru Emoto présente à l’Institut pour le Sauvetage de la Mémoire de l’Eau ses travaux concernant l’influence des sons sur la structure de l’eau, peu importe qu’elle soit en dedans ou en dehors du corps humain. On est ici très proche des recherches de la bioélectronique de Vincent, qui tend à prouver que l’augmentation de la charge des électrons de notre eau intérieure obtenue par le DLMV, influence aussi la structure de l’eau de notre environnement immédiat. A suivre! Entre temps, contentons-nous de la boutade du biologiste Emil Vodder qui, cherchant en vain à nous faire comprendre le « pourquoi » des choses, s’interrompit en s’exclamant : « faites, c’est bon, ça marche, vous verrez ». 

    Vraiment, l’Expo de l’eau de Zaragoza est un intéressant point de rencontre entre cultures diverses et gens distincts, propice à l’échange d’idées et suscitant des visions positives. C’est un lieu de lucidité où se célèbre l’urgence d’un développement soutenable. C’est une grande fête pour les sens, qui procure aussi une grande satisfaction intellectuelle. L’ambiance est accueillante, l’expérience intéressante. c’est un événement porteur d’espoir pour toute la communauté humaine.

    Je tiens à exprimer mon admiration pour l’Espagne, pour cette magnifique organisation et mes remerciements à William Van Marsenille pour son inlassable enthousiasme qu’il m’a fait partagé durant ces deux jours.

Août 2008, Expo Agua Zaragoza 2008.

Virginia Cool

 

 

L’exposition de Zaragoza s’achèvera le 14 septembre, pour plus d’informations : http://www.expozaragoza2008.es/

 

 

Tous à la montagne!

Créé par le 20 août 2008 | Dans : A retenir, Environnement, Fêtes et animations, Infos pratiques, Santé

Gilbert et José vous proposent une randonnée au Canigou pendant le week-end du 30-31 août 2008.

Le départ se fera à 15h de Tordères et le retour aura lieu le dimanche après-midi.

Il faut prévoir son repas, le couchage sous tente, de l’eau en abondance, des vêtements chauds et de quoi faire des grillades le soir.

Que tous ceux qui sont tentés par ce moment de détente et de convivialité n’hésitent pas à appeler José Alba au 06.26.10.91.57 ou Gilbert Fantin au 06.88.70.70.30. 

Compte-rendu du colloque « Avenir des territoires »

Créé par le 02 août 2008 | Dans : Affaires sociales, Environnement, Equipe municipale et commissions

LA PREFECTURE COMMUNIQUE :

COMPTE-RENDU DU COLLOQUE « AVENIR DES TERRITOIRES »

Perpignan, 20 juin 2008

    Le 20 juin 2008, l’Université de Perpignan accueillait près de 200 élus, maires, parlementaires et acteurs socio-économiques des Pyrénées-Orientales. Tous avaient été invités par le préfet du département, Hugues Bousiges, à venir débattre d’une question majeure : « quel avenir pouvons-nous préparer ensemble pour notre département et ses habitants? »

    Ce rendez-vous constituait la première étape d’une démarche lancée en octobre 2007 lors de l’assemblée générale de l’association des maires. A cette occasion, Hugues Bousiges, préfet des Pyrénées-Orientales, avait identifié un certain nombre de « défis » pour l’avenir du département : une forte croissance démographique, une économie à conforter, un environnement et des paysages à protéger. L’enjeu majeur de l’aménagement du territoire, c’est non seulement le développement de la compétitivité mais aussi le maintien de la cohérence territoriale.

 

DEMOGRAPHIE

Les constats :

Une croissance démographique soutenue qui devrait se poursuivre.

Les P.O. connaissent une croissance démographique de l’ordre de 1,4% par an depuis 1999 qui s’explique notamment par la forte attractivité exercée par le climat et de cadre de vie du département. Les projections de l’INSEE montrent que la population pourrait continuer à croître d’ici 2030. Parallèlement, les déséquilibres devraient s’accentuer, la Plaine du Roussillon regroupant à terme les 3/4 de la population départementale.

Une forte mobilité résidentielle.

Plus d’un habitant du département sur trois ne résidait pas dans son logement actuel en 1999.

Un vieillissement important mais inégalement réparti.

La population des P.O. est plus vieille que la moyenne régionale (et nationale). On observe de fortes disparités entre les bassins de vie.

Un niveau de qualification qui augmente.

Un taux de pauvreté important.

Dans le département, 2 personnes sur 10 vivent avec moins de 788 € par mois. En 2003, 13% des ménages étaient allocataires de minima sociaux.

Les défis à relever :

Comment accueillir 5 000 nouveaux habitants par an dans le département?

Comment anticiper les conséquences du vieillissement de la population?

Comment capter une population jeune et faire en sorte qu’elle reste dans le département?

Quelques pistes de réflexion :

- Développer des infrastructures stratégiques pour rééquilibrer les flux de population,

- Attirer de jeunes actifs pour compenser le vieillissement global de la population,

- S’appuyer sur l’installation de personnes âgées pour conforter la vocation tertiaire du territoire,

- Répondre aux problèmes de logements,

- Faire de l’intercommunalité un véritable outil de solidarité entre les territoires.

 

LOGEMENT

Les constats :

Le parc de logements en augmentation.

Dans le département, on recense chaque année la construction de 5 700 logements dont 1/3 environ sont des résidences secondaires.

Un parc important de logements indignes.

On estime à plus de 22 000 le nombre de logements indignes, soit 13% des résidences principales du département. Les zones de moyenne montagne étant les plus touchées par ce phénomène.

Une forte demande de logements sociaux.

Compte tenu de la forte demande des ménages pour des logements sociaux, le délai d’attente moyen est aujourd’hui de 14 mois.

Une production de logements sociaux en hausse mais toujours insuffisante.

Depuis le début des années 2000, la production de logements sociaux a sans cesse augmenté.

Une politique du logement qui s’articule autour de deux axes : construire et rénover.

Il s’agit d’une part d’accroître l’offre de logements (en quantité et en qualité) et d’autre part de rénover le parc existant.

Les défis à relever :

Comment répondre au besoin global de logement (social…)?

Comment lutter contre l’habitat précaire et/ou indigne?

Quelques pistes de réflexion :

- Trouver les outils d’urbanisme permettant aux élus d’agir sur les prix du foncier,

- S’appuyer sur les opérateurs,

- Développer des alternatives à l’habitat pavillonnaire.

 

ENVIRONNEMENT, EAU, RISQUES

Les constats :

Un département riche d’une grande biodiversité.

Les Pyrénées-Orientales disposent d’un patrimoine naturel remarquable. 30% du territoire départemental est classé en zone Natura 2000.

Une ressource en eau inégalement répartie.

Les besoins et les ressources ne se situent pas dans les mêmes zones géographiques, ce qui entraîne la naissance de conflits d’usage.

Une progression importante des terres artificialisées.

Les Pyrénées-Orientales connaissent une pression importante en terme de consommation d’espace. Les terres artificialisées ont progressé de 3,7% par an depuis la fin des années 80.

Des outils existants de préservation des milieux.

Limiter la croissance urbaine devient un enjeu de plus en plus important dans les bassins de vie où la croissance démographique est la plus importante.

Des risques naturels omniprésents.

Dans le département, 175 communes sont concernées par le risque d’incendie de forêt. Le risque d’inondation est lui aussi récurrent et concerne 80% des communes. La zone inondable correspond aussi au territoire le plus peuplé du département (1/3 des habitants).

Les défis à relever :

Comment concilier développement économique et protection de l’environnement?

Comment garantir le maintien des surfaces agricoles?

Comment préserver la ressource en eau?

Comment faire évoluer les outils de prévention des risques naturels?

Quelques pistes de réflexion :

- Prendre conscience du rôle transversal joué par l’agriculture,

- Encourager la réutilisation des eaux traitées.

 

DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE

Les constats :

Un taux de chômage élevé.

Le département des Pyrénées-Orientales est confronté, comme l’ensemble de la Région, à un fort taux de chômage. Mais l’écart avec le taux de chômage national tend à se réduire.

Un secteur tertiaire qui offre le plus grand nombre d’emplois.

Ce sont les services qui créent le plus d’emplois dans le département et notamment les services à la personne.

Tourisme et construction : deux secteurs dynamiques qui génèrent des emplois souvent précaires.

Le tourisme est un secteur important dans l’économie départementale mais il est aussi source de précarité pour les jeunes actifs (moins de 25 ans) qui représentent la majorité des saisonniers.

Une agriculture marquée par des productions dominantes.

Sur l’ensemble du département, les productions dominantes (vigne, maraîchage, élevage,…) varient d’un territoire à l’autre. On observe en revanche une progression généralisée des surfaces boisées qui couvrent le tiers de la superficie départementale.

Des professionnels agricoles qui font face à une situation difficile.

Les professionnels agricoles sont confrontés à un contexte commercial très concurrentiel et à des perspectives d’évolution profonde de leur activité (prise en compte de l’environnement, réforme PAC).

Les défis à relever :

Quels projets économiques faudra-t-il mettre en place à l’avenir?

Comment valoriser au mieux le potentiel du territoire?

Comment lutter contre la précarité qui touche certains secteurs économiques?

Comment se préparer aux évolutions à venir dans la filière agricole?

Quelques pistes de réflexion :

- Mieux évaluer le potentiel que représentent les friches agricoles,

- Ne pas renoncer aux implantations industrielles.

 

CONCLUSION

Les constats :

Une arrivée massive de population dans les 20 ans à venir.

Le département doit se préparer à accueillir 100 000 habitants supplémentaires dans les 20 ans à venir, ce qui implique de leur trouver un logement, un emploi, etc.

Des ressources à préserver.

Le département dispose d’importantes ressources, parmi lesquelles un patrimoine environnemental remarquable, mais sensible, qui offre un cadre de vie de qualité à ses habitants.

Des préoccupations qui varient selon les bassins de vie.

Les préoccupations exprimées par les élus varient d’un bassin de vie à l’autre. Les priorités diffèrent notamment entre le littoral, la plaine, les vallées…

Un nouveau système de gouvernance à définir.

Les élus conçoivent toujours la commune comme un niveau d’action pertinent mais s’avouent limités par les outils dont ils disposent. Près de la moitié d’entre eux considèrent la communauté de communes (ou d’agglomération) comme l’échelle la plus pertinente pour faire face aux enjeux liés à l’aménagement du territoire.

Les défis à relever :

Comment obtenir un développement territorial équilibré?

Comment gérer durablement les espaces naturels et agricoles?

Comment anticiper l’arrivée du TGV?

 

Tout ce compte-rendu, mais bien plus détaillé (avec les chiffres pour chaque bassin et secteur) est consultable en mairie.

Avis aux buveurs noctambules!

Créé par le 27 juil 2008 | Dans : Affaires sociales, Environnement, Santé

    A Tordères, chaque matin nous livre son lot de surprises comme, disséminées un peu partout à travers la commune, ces canettes de bière et ces bouteilles d’alcools forts (type vodka, whisky, etc.) abandonnées dans quelques endroits bien précis (les alentours de l’école et de l’église, la place, le cimetière, mais aussi les champs et la garrigue environnants).

    Du point de vue d’une gestion bassement communale, cette consommation d’alcool est, au quotidien, assez usante puisque, non contents de semer des bouteilles un peu partout, quelques farceurs s’amusent même à en accrocher dans les branches, comme un clin d’oeil en passant. Bien sûr, ça n’a rien de dramatique (même si Mohammed Mellouk et moi-même avons bien d’autres choses à faire que de récolter ce pauvre butin) mais c’est parfois gênant, surtout au cimetière, lorsqu’un habitant, venu se recueillir sur la tombe d’un proche, y découvre une canette ou, à minuit, lorsque, alertée par le bruit, je me retrouve à courser bêtement des adolescents hilares avec lesquels je préférerais plutôt discuter…

    Mais au-delà de ce problème de propreté et d’absence de gestes citoyens (qui consisteraient, dans un premier temps, à ne pas abandonner sa canette n’importe où), c’est surtout pour la santé de mes jeunes administrés que je m’inquiète, car cette excessive consommation d’alcool, quoi qu’elle témoigne aussi d’une convivialité et d’une envie d’être en groupe, me semble surtout signe d’un certain ennui, voire même peut-être, qui sait, d’un désarroi et d’un mal-être? Ah, les ados, les ados et leurs soucis! On vous entend si peu ou si mal… J’ignore si certains d’entre vous lisent parfois ces quelques lignes. Sachez que la porte de la mairie vous sera toujours grande ouverte, alors n’hésitez pas à entrer et à vous faire entendre. Nous avons, me semble-t-il, beaucoup mieux à partager que des courses-poursuites dans la nuit.

Maya

A propos de l’alcool, voici un article de Libération qui soulève le problème : http://www.liberation.fr/actualite/societe/347137.FR.php

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