Environnement

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Chiens dangereux : permis de détention.

Créé par le 12 juil 2008 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Environnement, Infos pratiques

  La loi du 20 juin 2008 relative aux chiens dangereux subordonne la détention de tels animaux à la délivrance, par le maire, d’un permis de détention, après présentation, par le propriétaire, d’une attestation d’aptitude sanctionnant une formation portant sur l’éducation et le comportement canins et d’un certificat attestant d’une évaluation comportementale de l’animal.

  A défaut de permis, le maire ou le préfet doit mettre en demeure le propriétaire de procéder à la régularisation de la situation et, sinon, peut faire procéder à l’euthanasie de l’animal.

  La loi impose également la déclaration en mairie de toute morsure d’une personne, quelle que soit la race du chien, par son propriétaire ou par tout professionnel en ayant connaissance. L’animal est alors soumis à une évaluation comportementale qui doit être communiquée au maire et ce dernier peut imposer au propriétaire d’obtenir l’attestation d’aptitude précitée.

  La loi renforce enfin les différentes sanctions pénales applicables.

  L’application de toutes ces dispositions s’échelonnent entre fin 2008 et le 1er janvier 2010.

Ref : Loi n°2008-582 du 20/06/2008

CLASSIFICATION 

  De tous temps, certains chiens ont été utilisés comme arme et à cet usage a été réprimé.

  L’augmentation du nombre et de l’usage de chiens potentiellement agressifs, notamment de chiens dits de combat employés comme faire-valoir de leurs maître ou à des fins délinquantes, a conduit le législateur à classifier les chiens dangereux et à mettre en place une réglementation graduée en fonction du danger qu’ils représentent.

  Le but poursuivi est de réduire leur prolifération et de responsabiliser leurs propriétaires.

  Les chiens dangereux sont classés en deux catégories :

  La première catégorie regroupe les chiens d’attaque dont le maître ne peut retracer les origines par un document. Elle comporte :

- Les Pitbulls

- Les Boerbulls

- Les chiens d’apparence Tos-Inu

  La seconde catégorie regroupe les chiens de garde ou de défense qui sont inscrits au Livre des Origines Français (LOF), par exemple le STAFFORDSHIRE BULL TERRIER. Leur maître dispose de documents délivrés par le Société Centrale Canine (Certificat de naissance ou pedigree) attestant de l’origine du chien. Les ROTTWEILER et chiens d’apparence ROTTWEILER appartiennent à cette catégorie même sans inscription au LOF.

1 – LES CHIENS DE PREMIERE CATEGORIE

  D’une population estimée à 40 000 en France, ces chiens ont proliféré de façon considérable. Nombre d’entre eux sont élevés clandestinement. Ils sont eux-mêmes les premières victimes de l’engouement dont ils font l’objet par les mauvais traitements qui leur sont infligés lors de leur élevage et de leur entraînement à l’agressivité.

  Ils sont caractérisés par une puissance particulière de leur mâchoire et donc de leur mordant, par leur insensibilité à la douleur et par un comportement aisément agressif facile à développer.

  Ne peuvent détenir ces chiens :

- les personnes de moins de 18 ans

- les majeurs en tutelle

- les personnes condamnées pour crime ou violence

- les personnes auxquelles le maire a retiré la propriété ou la garde d’un chien parce qu’il présentait un danger pour les personnes ou les animaux domestiques

Ne pas respecter une seule de ces dispositions constitue un délit passible de 3750 euros (25 000 F) d’amende et de 3 mois de prison

REGLEMENTATION

Interdictions :

L’acquisition, la cession (gratuite ou onéreuse), l’importation, l’introduction sur le territoire métropolitain, dans les départements d’Outre-Mer et Saint-Pierre-et-Miquelon.

Sanctions : 6 mois d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.

L’accès aux transports en commun, aux lieux publics, aux locaux ouverts au public, le stationnement dans les parties communes des immeubles collectifs.

Sanctions : 150 euros d’amende.

Obligations :

- La stérilisation

Chiens mâles et femelles, opération par voie chirurgicale uniquement et de manière irréversible. Donne lieu à la délivrance d’un certificat par le vétérinaire, qui est remis au propriétaire ou au détenteur de l’animal.

Sanctions : 6 mois d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.

- La déclaration en mairie

Sanction : Ne pas avoir déclarer son chien en mairie : 750 euros d’amende

La mairie est celle du lieu de résidence du propriétaire du chien ou le cas échéant, du lieu de résidence du chien.

Pièces à joindre au formulaire de déclaration :

· Certificat de stérilisation

· Vaccination antirabique (contre la rage) datant de moins d’un an, et rappels

Sanction : Ne pas avoir fait vacciner son chien contre la rage : 450 euros d’amende

· Attestation spéciale d’assurance responsabilité civile (de moins d’un an).

Sanction : Ne pas être couvert par une assurance spéciale responsabilité civile : 450 euros

La mairie délivre un récépissé, daté et signé par le déclarant, qui devra être présenté à toute demande de la police ou de la gendarmerie.

Sanction : Ne pas présenter à toute demande des forces de police le récépissé de la déclaration en mairie : 450 euros

La déclaration comme le récépissé mentionnent :

· Le nom, prénom, date de naissance et domicile du propriétaire de l’animal

· L’identification du chien (tatouage)

· Le nom, l’âge, le sexe et le type du chien (appartenance à la 1ère ou 2ème catégorie.)

2 – LES CHIENS DE DEUXIEME CATEGORIE (Chiens de garde et de défense)

  Contrairement aux chiens de 1ère catégorie, leur reconnaissance se fonde sur les standards des races. Ils appartiennent à des races reconnus par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche. Leur élevage correspond à des programmes de sélection gérés par la Société Centrale Canine. Leur maître dispose de documents (certificat de naissance ou pedigree) attestant de leur origine.

  Néanmoins ces types de chiens, du fait de leur morphologie et de leur comportement, peuvent tout comme les pit-bulls, être utilisés comme instruments d’intimidation.

  Les propriétaires de chiens de 2ème catégorie peuvent en faire commerce et n’ont pas l’obligation de les stériliser. Ils doivent cependant déclarer le chien à la mairie, de le promener muselé et en laisse dans les lieux ouverts au public.

Ne peuvent détenir ces chiens :

- les personnes de moins de 18 ans

- les majeurs en tutelle

- les personnes condamnées pour crime ou violence

- les personnes auxquelles le maire a retiré la propriété ou la garde d’un chien parce qu’il présentait un danger pour les personnes ou les animaux domestiques

Ne pas respecter une seule de ces dispositions constitue un délit passible de 25 000 F (3750 euros) d’amende et de 3 mois de prison

REGLEMENTATION

Interdiction :

Le stationnement dans les parties communes des immeubles collectifs.

Sanction : 150 euros d’amende

Obligations :

- la déclaration en mairie

Les mêmes pièces sont à joindre au formulaire de déclaration que pour les chiens de 1ère catégorie à l’exception du certificat de stérilisation.

Sanction :

- Ne pas avoir déclarer son chien en mairie : 750 euros d’amende

- Ne pas être couvert par une assurance spéciale responsabilité civile : 450 euros

- Ne pas avoir fait vacciner son chien contre la rage : 450 euros d’amende

- Ne pas présenter à toute demande des forces de police le récépissé de la déclaration en mairie : 450 euros

Il faut y ajouter les papiers du Livre des Origines Français (LOF) qui prouvent l’appartenance du chien à une race répertoriée

Sanction : ne pas présenter les papiers du LOF implique le classement du chien en 1ère catégorie.

3 – LES POSSIBILITES D’ACTION DU MAIRE

- S’il estime qu’un chien représente un danger pour les personnes et les autres animaux domestiques, le maire peut demander à son propriétaire de prendre des mesures nécessaires afin d’éviter tout accident.

- Si le maître de l’animal néglige de donner suite à ces injonctions, le maire peut, par arrêté, ordonner la saisie du chien par la force publique et son placement dans un lieu de dépôt.

- Les frais de garde sont à la charge du propriétaire du chien. Ces frais comprennent les dépensent de capture, de transport, de séjour et de garde.

Le propriétaire du chien dispose alors de huit jours pour présenter toutes les garanties demandées.

Passé ce délai, la maire a le pouvoir :

- soit d’ordonner l’euthanasie de l’animal,

- soit de le céder à une fondation ou association protectrice des animaux.

Un sujet qui fâche

Créé par le 10 juin 2008 | Dans : A retenir, Environnement

Le chien : meilleur ami de l’homme mais pire ennemi du maire?

    Propriétaires de chiens divagants, je vais être enquiquinante, voire même sans doute un peu pesante, mais il va falloir agir pour que les chiens restent dans vos propriétés. De tous temps, les chiens et les villageois ont cohabité sans trop de difficultés à Tordères, mais avec la multiplication des habitants, nous avons également assisté à une multiplication des chiens et, hélas, des problèmes que cela engendre parfois.

    Dans la plupart des cas, vous travaillez en journée et votre chien, qui s’ennuie peut-être un peu de cette absence prolongée, après avoir somnolé et mangé, décide d’aller faire une petite balade histoire de voir s’il y a du nouveau aux alentours. C’est là que ça se gâte…

    Selon la loi, bien sûr, il n’a pas à se balader sans son maître (et sans laisse naturellement) et, par cette simple errance, il s’expose à être ramassé par la fourrière (qui vient beaucoup plus régulièrement qu’on ne l’imagine et dont l’employé se moque éperdument de savoir si le chien a ou pas un propriétaire). Le chien, quel que soit son caractère, fait parfois frémir le passant en aboyant, grognant, montrant les dents (peut-être même qu’il s’agit du vôtre, même si vous ne pouvez le soupçonner de pareils agissements puisqu’il est si doux avec les gens en général).

    Face aux chiens menaçants, certains ont trouvé une solution un peu radicale (certes, pas forcément la meilleure mais on fait ce qu’on peut) : le bâton. Mais je conçois qu’un enfant, une personne âgée, une jeune mère portant son bébé, ou un grand phobique de la gente canine, ne soit pas nécessairement en mesure d’agir de la même façon. Quelle est alors la solution ? Monter dans un arbre, prendre ses jambes à son cou, voire même parfois se faire mordre (car il y a bel et bien eu des morsures dans notre commune)? Bref, vous le voyez bien, ça ne peut pas durer.

    Par ailleurs, il arrive aussi trop souvent que ce même chien s’en vienne faire ses besoins rêveusement devant les portes et par les ruelles du village. Nous avons tous appris à slalomer parmi ces méandres de déjections mais il en est un qui les subit de plein fouet, il s’agit de l’employé municipal. Il faut le suivre pendant une journée de débroussaillage pour comprendre à quel point les crottes de chien sont répandues et à quel point elles sont révoltantes. Je n’entrerai pas dans des détails qui vous soulèveraient le cœur mais je peux confirmer que c’est épouvantable.

    Alors, de grâce, tenons un peu mieux nos chiens, ne les laissons plus nous mener par le bout du nez et occupons-les pour ne plus les voir divaguer!

     Merci de votre compréhension. 

Maya 

Piscine mode d’emploi

Créé par le 05 juin 2008 | Dans : A retenir, Environnement, Equipe municipale et commissions, Infos pratiques

    La commission agro-environnement s’est réunie pour la première fois le 21 mai dernier, pour aborder les différents thèmes relatifs à la préservation de l’environnement sur le territoire de notre commune :  l’eau, le feu et le débroussaillage, la THT, l’éolien… 

    La rareté et la fragilité de la ressource eau sur Tordères en font un des principaux enjeux pour les années à venir : comment économiser et utiliser à bon escient ce précieux élément ? 

    La commission souhaite rappeler à tous quelques conseils de saison en ce début de période estivale :

 

- L’installation de cuves de récupération d’eau de pluie de toiture fonctionne très bien (nous sommes plusieurs à l’avoir mis en place) et fournit une eau d’arrosage gratuite, et meilleure pour les plantes que l’eau du réseau 

 

- Le remplissage des piscines n’est pas autorisé en été, seule la remise à niveau est possible, à des heures précises (voir dates et horaires en mairie). 

- Vidange des piscines : 

. La vidange des piscines dans le réseau de tout-à-l’égout sature et perturbe durablement la station d’épuration de la commune

. La vidange directe dans la nature des piscines traitées au chlore tue les chênes-lièges, qui ne tolèrent pas ce produit ; l’eau chlorée doit d’abord décanter dans un bassin exposé au soleil, qui dégrade le chlore ; cette eau peut ensuite être utilisée pour l’arrosage.

- Alternatives au chlore :  il existe d’autres solutions moins polluantes que le chlore pour traiter l’eau des piscines : 

. piscine traditionnelle traitée au brome (produit non irritant, adapté aux eaux chaudes sous fort ensoleillement, utilisé par exemple dans les spas). lien : www.piscine-pratique.fr/brome.htm 

. piscine traditionnelle traitée par électrolyseur aux sels (sans produits chimiques). lien : www.electrolyseur.com

. piscine naturelle : il s’agit d’un système déjà courant en Allemagne ou en Suisse, fonctionnant sans produit désinfectant ; l’eau est traitée écologiquement par exposition solaire et phyto-épuration, par passage continu dans un filtre à sable puis dans un bassin annexe paysagé (surface environ 30% de la surface du bassin de baignade) planté de végétaux filtrants (roseaux, papyrus, nénuphars …). Liens : www.gazele.org/Piscines%20Vivantes.htm ou www.bassindebaignade.com 

 

    Chacun peut aussi nous faire part de son expérience dans le domaine de l’économie ou de la gestion de l’eau à titre individuel, afin d’en faire profiter le plus grand nombre par le biais de la commission.

 Véro et Bruno

 

Récupération d’eau de pluie

Créé par le 31 mai 2008 | Dans : Environnement, Infos pratiques

    Nous sommes tous conscients que nous vivons dans une région où la pénurie d’eau se fait de plus en plus sentir. Voilà ce que, modestement, j’ai fait pour économiser le maximum d’eau. Outre le souci écologique, je l’ai fait aussi et surtout pour mon porte-monnaie.

    Le plus gros investissement ayant été les gouttières, j’ai également acheté une cuve de 2000 litres avec pompe et matériel (500 €). J’ai raccordé les descentes à la cuve avec un tuyau d’évacuation, un regard et un filtre à la sortie du regard (il s’agit d’un bout de moustiquaire).

     J’ai aussi acheté deux réservoirs muraux de 300 litres chacun, environ 60 € par réservoir. Je viens de disposer de deux réservoirs de 300 litres (pour 50 €) que j’ai placés le long du potager.

    Tous ces achats bénéficient aujourd’hui de l’avoir fiscal.

    J’avais récupéré quatre bidons de 200 litres, ce qui fait que lors des dernières pluies, j’ai pu récupérer environ 6500 litres en ayant arrosé entre les deux semaines d’averses. Au fur et à mesure, je vide ma grande cuve pour alimenter mes réservoirs extérieurs et ainsi profiter de la moindre goutte de pluie.

    A vous de jouer!

Daniel Maurice

L’EAU à Tordères

Créé par le 31 mai 2008 | Dans : Environnement

Du forage à la station d’épuration

    Pour tout ce qui concerne l’eau potable, les lignes qui suivent sont largement inspirées d’une étude de GAEA Environnement commandée par la Communauté de Communes des Aspres et présentée en mai 2008 (consultable en Mairie), et pour ce qui concerne les eaux usées, elles sont tirées des explications données par les techniciens de la SATESE et la SAUR, en attendant les résultats de l’étude de GAEA. Un grand merci à Alphonse Puig, responsable de l’eau à la Communauté de Communes des Aspres et maire de Sainte-Colombe, qui a maintes fois éclairé ma lanterne sur ce sujet et bien d’autres.

    L’eau potable que nous consommons à Tordères est une des compétences de la Communauté de Communes qui en a confié la gestion à la compagnie fermière SAUR-France. 

    Elle provient du forage de La Clave, à Fourques, et également du forage de la Canterrane, à Terrats. Ces forages alimentent au total 14 communes (1) dont les communes de la Chaîne de Tordères (Tordères, Llauro,  Oms, Calmeilles et, par convention, Taillet). Tordères est donc à la tête d’un réseau de 35 km de conduites amenant l’eau dans les communes des Hautes-Aspres. Notre commune est alimentée par une bâche de reprise (une sorte de château d’eau) qui alimente elle-même en cascade, de façon gravitaire ou par refoulement, les réservoirs des autres communes. Notre réseau communal présente un linéaire d’environ 4,52 km et un réseau d’adduction d’environ 4,3 km, soit un linéaire total de 8,82 km de réseau d’alimentation en eau potable.

    L’eau que nous buvons est puisée dans une nappe souterraine captive datant du Pliocène (2), à presque 150 mètres de profondeur. Il s’agit d’une nappe de grande qualité, sans substances naturelles indésirables et sans pesticides ni substances toxiques. Elle met environ 10 000 ans à se reconstituer. Chaque goutte en est donc rare et précieuse. Hélas, depuis 1992, les diverses études montrent que cette nappe est en constante diminution. En effet, en une quinzaine d’années, son niveau a baissé de 6 mètres (aujourd’hui, la nappe ne présente plus que 9 mètres d’épaisseur contre 15 mètres en 1992). Ce constat est alarmant. A ce rythme, nous mettrons rapidement en péril les générations futures et sans doute même la nôtre. 

    C’est la consommation quotidienne des habitants conjuguée aux premiers effets de la sécheresse qui sévit depuis quelques années qui est en cause. A Tordères, les derniers chiffres de la consommation d’eau potable (donnés par GAEA) sont effrayants puisque nous consommons environ 14 000 m3 d’eau par an, soit en moyenne 252 litres par jour et par habitant, alors que la moyenne nationale est d’environ 150 litres par jour et par habitant. C’est énorme ! 

    S’ajoute  à cette surconsommation un problème de fuites, notamment celles qui ne sont pas visibles et qui touchent essentiellement les conduites en PVC (3), et de vols nocturnes sur les bornes incendie (une «délinquance» très particulière qui  se développe et qui devient, semble-t-il, monnaie courante dans les Aspres (4)). Par exemple, pour Tordères, en 2006, sur un volume distribué de 29 255 m3, les fuites et les vols constituaient à eux seuls 14 629 m3 d’eau perdue sur l’année, soit l’équivalent de l’eau que nous avons consommée! Les autres communes rencontrent également ces problèmes de « pertes » (5) mais de façon décuplée.

    Aucune autre commune (hormis Montauriol) n’atteint ce chiffre effarant de 252 litres par jour et par habitant. Il y a un réel problème de surconsommation d’eau à Tordères. Est-elle due à la multiplication des piscines et à leur remplissage, à l’arrosage des pelouses et des jardins, à une consommation ménagère excessive ? Les différentes données (consultables en Mairie pour qui le souhaite) témoignent d’une consommation raisonnable en hiver, à l’automne et au printemps et d’un pic en juillet et en août… La chaleur estivale accentuant la consommation d’eau et l’afflux de touristes (qui génère la venue d’une cinquantaine de personnes supplémentaires dans la commune au cours de ces mois) sont naturellement en cause dans le pic observé mais ne suffisent pas à expliquer une moyenne de consommation aussi élevée sur l’ensemble de l’année. Ensemble, nous devons trouver des solutions avant que nous n’ayons franchi un seuil fatidique.

=

    On retrouve bien évidemment ce problème de surconsommation à l’autre bout de la chaîne de l’eau, dans notre station d’épuration qui malgré ses capacités ne parvient plus à absorber correctement le flux des eaux usées tant elles se sont multipliées au cours de ces dernières années. 
    La SAUR, qui d’ordinaire doit intervenir sur une station deux à trois fois par an (en pompant le surplus et en nettoyant l’excès de boues et de matières), intervient ces temps-ci une fois par mois, voire même en période estivale, une fois tous les quinze jours.

    Il y a une telle abondance d’eaux usées que les bacs de décantation ne parviennent pas toujours à être opérants. En temps normal, il faut 48 heures pour que les matières les plus lourdes se déposent au fond de ces bacs, or il y a un tel flux que les eaux usées n’y restent pas plus de 24 heures, sans laisser le temps aux matières les plus lourdes de se poser. Elles vont donc se déverser dans la cuve, qui n’est censée accueillir que de l’eau, et l’obstruent  fréquemment (se surajoutent à cela le fait que certains habitants jettent encore dans leurs toilettes des objets posant problème, telles que des serviettes et des tampons hygiéniques, ou des préservatifs qui, se prenant dans les rouages, nuisent au fonctionnement de la station).

    Enfin, on trouve également une surabondance de graisse dans nos eaux usées, avec la formation de pelotes de graisse très néfastes au bon fonctionnement de la station.

    La Communauté de Communes (qui gère notre station) a lancé une étude sur l’assainissement dans notre village et nous en aurons bientôt les résultats. En attendant des solutions, nous devons apporter le même soin et la même attention à nos eaux usées qu’à notre eau potable.

=

    Le Conseil Municipal et la Commission extra-municipale consacrée à l’agro-environnement (à laquelle participent plus d’une quinzaine d’habitants), ainsi que la Communauté de Communes des Aspres, ont entamé une large réflexion sur ce sujet. Cette dernière, en accointance avec le Conseil Municipal, budgétise actuellement les travaux à effectuer dans un proche avenir pour diminuer les fuites et améliorer le rendement de notre station d’épuration, et réfléchit aux moyens pour lutter contre le vol d’eau potable, et la Commission extra-municipale se penche plus particulièrement sur les gestes quotidiens et « l’éducation » à l’eau (tous ceux qui veulent nous rejoindre sont les bienvenus, bien sûr).

    Je n’écris pas tout cela dans le but de culpabiliser les habitants mais pour que, ensemble, nous  prenions un peu plus soin de ce bien précieux qu’est l’eau et pour que dorénavant nous nous efforcions de ne plus en perdre une goutte.

Maya



(1): Fourques, Montauriol, Passa, Villemolaque, Tresserre, Saint-Jean Lasseille, les communes de la Chaîne de Tordères et par convention, Brouilla, Ortaffa et Caixas.  [2] 

 (2): Il s’agit d’une période s’étendant de 5,3 à 1,8 millions d’années avant J.-C., marquée par l’expansion des mammifères et l’émergence du genre humain (en Afrique) et marquée également par l’assèchement et le refroidissement de la planète (qui  annoncent les grandes glaciations du quaternaire).

(3): Ces conduites posent problème au niveau du repérage des fuites (qui se fait essentiellement par des localisations acoustiques), et la Communauté de Communes réfléchit actuellement à d’éventuels travaux pour les renouveler afin de diminuer les fuites.

(4): Plusieurs communes voisines ont constaté le descellement sauvage des bornes incendie où l’eau est pillée, le vol sur des potences par des camions citernes allant revendre leur larcin pour le remplissage des piscines, etc. Bref, il faudra se faire à l’idée que l’eau, denrée rare et précieuse, soit devenue un objet de convoitise. 

(5): En 2006 toujours, les pertes s’élèvent à 16 577 m3 pour Llauro, 36 264 m3 pour Oms et 5 780 m3 pour Calmeilles, soit 73 250 m3 pour la totalité de la chaîne de Tordères, soit 200 m3 par jour, soit 8 m3 par heure ! 

(6): A titre d’exemple, la consommation de Llauro s’élève à  215 litres par jour et par habitant, celle d’Oms à 204 litres, celle de Passa à 122 litres, celle de Fourques à 143 litres, celle de Tresserre à 172 litres, etc. 

Première réunion de la commission agro-environnement

Créé par le 30 mai 2008 | Dans : Environnement, Equipe municipale et commissions

    La première réunion de la commission agro-environnement s’est déroulée le mercredi 21 mai. Nous étions une douzaine à y participer (quatre personnes n’ont pu venir et ont été excusées, une autre a été oubliée - honte à moi qui avait mal distribué les convocations!)

      Dans un premier temps, un petit résumé de la situation a été ébauché :

Introduction : situation agro-environnementale de Tordères 

- Un village du piémont des Aspres, à mi-chemin entre les vignes et la suberaie (forêt de chênes lièges) s’étendant sur 991 hectares; un village à vocation agricole qui perd petit à petit ses agriculteurs mais qui en voit d’autres s’implanter (on verra à long terme la viabilité de ces nouvelles installations) et dont un des problèmes fondamentaux à venir sera la multiplication des friches avec tous les risques d’incendie que cela implique.

- Une population qui s’est considérablement accrue avec un afflux de personnes qui ne sont pas nécessairement conscientes des conditions naturelles et climatiques des Aspres et de Tordères en particulier  (pauvreté en eau, sécheresse, risques incendie, etc.) et qui n’ont pas toujours les réflexes adaptés à leurs nouvelles conditions de vie (remplissage des piscines, feu dans les champs alentours, etc.)

Plusieurs problèmes en gestation : 

-  LE MANQUE D’EAU

    Un souci futur majeur pour la population.

    Tout l’approvisionnement en eau de Tordères (et de la chaîne de Tordères en général) ne tient qu’au bon fonctionnement du forage de Fourques et celui de Terrats (entre 145 et 150m de profondeur) qui permettent de puiser l’eau dans une nappe datant du Pliocène et dont l’abaissement du niveau est alarmant (baisse de 6m en 15 ans). S’il y avait un problème sur la canalisation entre Fourques et Tordères, le village ne serait autonome que pendant 12h.

    Par ailleurs, nous sommes un des villages où la consommation d’eau est la plus importante : 252 litres par jour et par habitant alors que la consommation au niveau national est de 150 litres par jour et par habitant. Il y a un problème de gaspillage et d’éducation à l’économie d’eau, mais également un problème de fuites et de vols (voir l’article consacré à l’eau dans ce même blog). 

    Que proposer ? Tout d’abord, résoudre les fuites mais les tuyaux de PVC (qui constituent une bonne part du réseau) ne permettent pas de bien repérer les fuites qui ne deviennent repérables que lorsqu’elles sont visibles en surface. Une réflexion s’est ouverte en Communauté de Communes sur, entre autres, la réfection du réseau de conduites de Tordères.

    Il nous faudra également à l’avenir surveiller de plus près la potence et les bornes incendie qui sont fréquemment pillées. Il est prévu d’installer un système à carte sur la potence, qui limiterait les vols et régulerait la consommation agricole de l’eau potable. Il ne s’agit aucunement d’empêcher les agriculteurs d’y prendre de l’eau, c’est un de leurs droits fondamentaux et nous ne saurions nous y opposer.

    Enfin, au niveau de la consommation quotidienne, il faudrait apprendre à modifier nos comportements typiquement occidentaux tendant à gaspiller toujours plus (un Américain ou un Japonais consomment environ 250 litres par jour - chiffre vers lequel tend la population de Tordères! - tandis qu’un Africain n’en consomme qu’entre 10 et 40 litres par jour). A titre d’exemples, les chiffres de consommation quotidienne donnent 8 à 10 litres d’eau pour une chasse, 60 à 80 litres pour une douche, 150 à 200 litres pour un bain, 60 à 100 litres pour une machine à laver, 20 à 40 litres pour un lave-vaisselle (une vaisselle faite à la main ne représentant que 5 à 10 litres), 15 à 20 litres/m2 pour l’arrosage d’une pelouse, 200 litres pour le lavage d’une voiture, etc. Et ne parlons pas des piscines dont le remplissage et la vidange ne me semblent pas complètement étrangers à notre surconsommation d’eau (il y en a plus de 25 à Tordères pour une population de 172 habitants, soit une piscine pour sept habitants, incroyable mais vrai!) 

-  LES RISQUES D’INCENDIE    

    Le mauvais entretien de la forêt et la multiplication des friches, alliés à une accentuation de la sécheresse de plus en plus marquée d’année en année, entraînent un développement considérable du risque incendie. Chez nous, ce risque est atténué par la création et le débroussaillage régulier d’un pare-feu entretenu en partie par des chèvres et en autre partie par l’éleveur lui-même avec son girobroyeur.

      Comment remédier au risque incendie?

 - projet de création d’un syndicat pour la protection de la suberaie, avec rachat et entretien par les communes de parcelles de suberaie (débroussaillage, levée du liège, développement du pastoralisme, etc.),

- intervention du SIP et débroussaillage des zones les plus dangereuses (notamment celle qui se situe sous le champ du caveau Carbasse, à proximité des « nouvelles » maisons du bas du village),

- respect de l’obligation de nettoyage à 50m des habitations, 

- rappeler les consignes de sécurité de base s’agissant du feu, des promenades en forêt, etc.

-   LES COURS D’EAU MAL ENTRETENUS 

   Le mauvais entretien des cours d’eau (les ronciers envahissent le cours des rivières, certains y jettent également du matériel ménager, du béton, des gravats, etc.) représente aussi un risque majeur en cas de grosses crues. On l’a déjà vu précédemment avec des jardins et des vignes entières emportés. Comment y remédier? Ne pourrions-nous pas envisager, à notre modeste échelle, une sorte d’opération « nettoyage de printemps » qui consisterait à intervenir avec tous les habitants qui le souhaitent sur des portions de rivières?

- LES PUITS A L’ABANDON :

    On trouve sur le territoire de notre commune une multitude de puits peu ou pas entretenus dont quelques-uns représentent un réel danger (margelle effondrée, puits emportés se retrouvant en plein milieu des rivières et à ras de terre, parfois recouvert de végétation, ce qui constitue un danger pour les promeneurs et notamment les enfants, etc.). Il va falloir négocier leur réparation avec les propriétaires et, en cas de refus, prendre les mesures de « péril imminent » pour que la commune se charge de cette réparation.

    Nous avons abordé d’autres points encore que j’omets faute de mémoire et de temps, mais les plus passionnés par le sujet peuvent nous rejoindre à la prochaine réunion, le mercredi 18 juin à 20h30, à la salle polyvalente. A bientôt!

Maya

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