Environnement

Articles archivés

Nouveaux rebondissements dans le feuilleton des éoliennes

Créé par le 03 fév 2009 | Dans : Communauté de Communes des Aspres, Environnement, Equipe municipale et commissions

    Par le vote du 17 décembre,  la majorité du conseil communautaire de la Communauté de Communes des Aspres a validé une Zone de Développement de l’éolien de 164 hectares, située aux confins de la commune de Fourques, en limite avec les communes de Terrats, Montauriol et dans une moindre mesure, Trouillas. 

  Suite à ce vote, six maires (1) ont décidé de réagir en écrivant au Préfet des Pyrénées-Orientales pour manifester leur désaccord et leur mécontentement (une copie de la lettre a été bien sûr été envoyée au Président de la Communauté de Communes et à tous les délégués communautaires).  Voici en substance ce qui a été écrit au Préfet : 

Terrats, le 18 décembre 2008 

  Monsieur le Préfet, 

  Le 17 décembre 2008, le conseil communautaire de la Communauté de Communes des Aspres a approuvé le projet de Zone de Développement de l’Eolien qui vous sera présenté avant la fin 2008. 

Le vote n’a pas recueilli l’unanimité des suffrages des délégués. Il met un terme à une étude d’implantation, pour le moins chaotique et commencée depuis six ans, qui n’a pas, à notre sens, sollicité réellement l’avis des populations directement concernées. 

Cette ZDE se résume en fait à un seul site aux confins nord-ouest de la commune de Fourques, en bordure du territoire de Terrats. 

Au départ, 14 zones possibles avaient été retenues. Celle qui a été présentée ne correspond à aucune d’entre elles : cette zone projetée, incluant 96 hectares le 4 décembre 2008, a été portée à 164 hectares au 17 décembre 2008, sans qu’aucune concertation n’ait eu lieu. Elle se situe en plein centre du Piémont de l’Aspre que l’enquête, dans ses conclusions, rejetait comme étant un territoire de « mosaïques viticoles » méritant d’être préservé. 

Les petites communes qui entourent cette zone (et qui seront directement impactées si elle voyait le jour) ont toutes refusé cette proposition qui n’a eu l’approbation du conseil communautaire de la Communauté de Communes des Aspres que par le vote des grosses communes de la plaine, non concernées par un projet qu’elles ne souhaitaient pas sur leur territoire et qui voulaient se débarrasser du problème. 

Le maire de Fourques lui-même n’a pas souhaité avoir cette zone à proximité de son village et l’a rejetée aux confins de sa commune, la rendant, de ce fait, plus proche des villages de Terrats et de Sainte-Colombe que du sien. 

Nous ne mettrons pas aujourd’hui en exergue les nombreuses irrégularités, les nombreux atermoiements, qui ont émaillé l’élaboration de cette ZDE (l’approbation d’aucun conseil municipal n’a été sollicitée par la Communauté de Communes des Aspres, et ceux qui ont voté ne l’ont fait que de leur propre initiative sans connaissance de cette nouvelle zone). 

Nous souhaitons simplement que vous preniez en compte la requête des communes directement concernées par ce projet lorsque vous prendrez une décision au sujet de cette ZDE. 

Nos communes, intégrées à la Communauté de Communes des Aspres, qui ne remettent nullement en cause son fonctionnement et défendent ardemment son existence, souhaitent simplement que la voix des « petits » ne soit pas étouffée par celle des plus importants. Le bon fonctionnement de nos territoires dépend, à notre sens, du respect de ce type d’équilibres. 

Certains que vous saurez prendre en compte notre requête, nous vous prions, Monsieur le Préfet, de bien vouloir agréer l’expression de notre considération distinguée.

   Le collectif « Le Vent Tourne » (2) a, lui aussi, fait part de son mécontentement au Président de la Communauté de Communes ainsi qu’au Préfet. 

  Soulignons que suite au scrutin du 17 décembre, plusieurs personnes (élus, citoyens ou journalistes) ont dénoncé une irrégularité dans le vote en faisant remarquer qu’alors que 54 présents ou représentés avaient voté, on trouvait dans l’urne 55 bulletins. Par ailleurs, ce vote à bulletin secret s’est déroulé sans enveloppe, sans isoloir et sans feuille d’émargement. 

  Depuis, il a donc été décidé d’annuler le vote du 17 décembre 2008 et de procéder à un nouveau vote, le mardi 10 février 2009, à 17h30. 

  Dans la perspective de ce vote et d’autres votes à venir, les membres du collectif « Le Vent Tourne » ont fait parvenir aux 55 délégués communautaires une lettre ouverte fort éloquente et perspicace : 

Lettre ouverte aux élus de la Communauté de Communes des Aspres 

  En instruction civique on explique aux élèves que le secret du vote est souhaitable et obligatoire car il garantit l’indépendance de l’électeur. Passer par l’isoloir permet au citoyen de voter librement, sans subir d’influence, de pression, de menace. Il échappe ainsi au contrôle et au pouvoir des puissants. 

  Le secret du vote, pour le citoyen,  est donc légal et légitime parce qu’utile et nécessaire à sa liberté. 

  Mais Mesdames Messieurs les élus pouvez-vous tenir le  même raisonnement quand vous nous représentez ? 

  Pouvez-vous prendre position secrètement sur des sujets qui nous concernent au premier chef ? N’avez-vous pour devoir premier de nous rendre des comptes ? Comment pouvez-vous justifier le secret alors que vous êtes  un homme public ? 

  La peur ? De qui ? De quoi ? Quel est le risque ? S’il y a risque quel est-il ? Etes-vous sous influence ? Si c’est le cas votre devoir d’élu n’est-il pas de le dénoncer ? 

  Une autre explication ne serait-elle pas de  pouvoir se dire innocent d’une décision mauvaise ou mal reçue et à laquelle vous avez contribué ? 

Aux prochaines assemblées de la CCA, vous serez emmenés à voter sur des projets qui nous concernent. Nous espérons qu’à cette occasion vous pourrez vous prononcer de façon claire et limpide. Nous ne doutons pas de votre courage et nous sommes sûrs de votre volonté de nous représenter au mieux. 

Espérons que les délégués communautaires sauront entendre cette demande tout comme celle des élus des communes impactées et non consultées, et qu’ils sauront également, sur un sujet aussi sensible, avoir le courage de leurs opinions. 

Maya                                



(1) : M. Erick Brisse (maire de Terrats), M. Alain Doutres (maire de Caixas), Mme Maya Lesné (maire de Tordères), M. Patrick Mauran (maire de Montauriol), M. Alphonse Puig (maire de Sainte-Colombe) et M. Roger Tourné (maire de Llauro). 

(2)  : Mail : ventourne@hotmail.fr  Tél : 04.68.28.04.51 ; Adresse : 2 rue des amandiers 66300 Fourques 

Un grand élan de solidarité villageoise

Créé par le 27 jan 2009 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Communauté de Communes des Aspres, Environnement, Equipe municipale et commissions, Histoire, Infos pratiques

    La tempête qui s’est abattue sur notre département le samedi 24 janvier n’a, bien entendu, pas épargné Tordères qui en sort abîmée, contusionnée, traumatisée mais indemne. Tous les habitants sont sains et saufs, et c’est pour le moins l’essentiel. Les dégâts, quoique importants, ne sont que matériels : cheminées et antennes paraboliques arrachées, bouts de toitures envolés, abris de bétail détruits (épargnant toutefois le bétail), arbres déracinés ou menaçants, poteaux brisés, câbles téléphoniques traînant au sol, etc., ont été notre lot comme dans tout le reste du grand sud. Dès le samedi soir, alors que la tempête commençait à se calmer, l’employé municipal, Mohamed Mellouk, la première adjointe, Dominique Maurice, et moi-même avons fait un point sur la situation et contacté les plus isolés pour prendre des nouvelles. Mais c’est le lendemain que le grand nettoyage a pu commencer, avec l’aide de tout le village, enfants et adolescents en tête. Tordères, pour l’occasion, s’est transformé en une petite ruche active : les arbres à terre, notamment ceux qui bloquaient des chemins et des rues, ont été débités, d’autres, menaçants, ont été abattus, l’amas de fer et de gravats de la scène de la Plaça Major, a été soigneusement démonté, etc.

  Merci à tous ceux, habitants de Tordères et d’ailleurs (certains venus même de Perpignan à notre rescousse!), qui n’ont pas hésité à mettre la main à la pâte d’avoir été aussi présents et attentionnés. Quelle belle chaîne de solidarité! Merci également aux employés de la SAUR qui étaient sur le front dès trois heures du matin pour maintenir tant bien que mal l’eau potable dans les Aspres, ainsi qu’à l’ami Alphonse Puig et à toute la cellule de crise de la communauté de communes des Aspres, merci aux employés du service des routes du Conseil Général, aux agents ERDF qui se sont démenés pour que nous ayons l’électricité plus rapidement (et si elle a été réinstallée aussi vite, c’est bien grâce à la présence de notre petite école qui en a accéléré le rétablissement), et plus que tout, mille mercis aux pompiers bénévoles de la caserne de Trouillas et de Thuir qui nous ont aidés sans relâche.

  Aujourd’hui, nos pensées s’envolent vers ceux qui n’ont pas eu notre chance, notamment la commune d’Oms où une blessée grave est à déplorer et où les toits de la mairie, de l’école et de l’église ont été très endommagés. Rappelons qu’à cette heure, les habitants d’Oms, Calmeilles et Caixas sont encore sans eau ni électricité, tout comme ceux de Taillet, Prunet-et-Belpuig, Saint Marsal, La Bastide et bien d’autres encore. L’électricité revient doucement sur le département mais la puissance disponible pour alimenter tous les abonnés est insuffisante, c’est pour cette raison que la commune de Tordères a décidé de couper l’éclairage public afin de modérer la consommation dans un esprit de civisme et de solidarité.

Maya

 

Alerte météorologique pour la journée

Créé par le 24 jan 2009 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Environnement, Infos pratiques

Météo-France a élevé le niveau de vigilance ROUGE pour vent violent sur l’ensemble du département des Pyrénées-Orientales ce samedi  24 janvier de 8h00 à 22h00.
Le risque avalanche est de 4/5.
Le vent sera violent (sens ouest nord-ouest) avec des rafales de 170 km/h.

Mesures préventives mises en oeuvre :
-10h30 : activation d’une cellule de crise en préfecture
- 8h00 : fermeture de l’autoroute A9 aux poids-lourds dans le sens France Espagne
- 10h30 : suspension du trafic aérien / fermeture de l’aéroport
- 11h30 : suspension du trafic SNCF
- 12h00 : toutes les manifestations culturelles et sportives de plein air sont interdites à compter de 12h00
- 12h30 : les directeurs des stations de ski ont décidé de fermer leur domaine skiable
- 13h00 : tous les transports de voyageurs sont suspendus sur l’ensemble du territoire départemental à compter de 13h00

Pendant cette période, il est demandé de respecter les consignes de prudence suivantes :
- limitez vos déplacements, limitez votre vitesse sur route et autoroute, en particulier si vous conduisez un véhicule sensible aux effets du vent,
- évitez de vous promener en forêt et sur le littoral
- en ville, soyez vigilants face aux chutes possibles d’objets divers,
- n’intervenez pas sur les toitures et ne touchez en aucun cas des fils tombés au sol,
- rangez ou fixez les objets sensibles aux effets du vent.

Un triste cadeau de Noël : une ZDE sur la commune de Fourques

Créé par le 18 déc 2008 | Dans : Communauté de Communes des Aspres, Environnement, Equipe municipale et commissions, Histoire

    A tous,

    Hier soir, à 18h30, le conseil communautaire de la communauté de communes des Aspres a validé la Zone de Développement de l’Eolien qui ne comporte désormais plus qu’une zone de 164 hectares, située en intégralité aux confins de la commune de Fourques, en limite avec les communes de Terrats, Montauriol et, dans une moindre mesure, Trouillas. Le secteur est situé à 1300 mètres au nord du centre de Fourques, mais à moins de 1000 mètres des habitations de Terrats et à 1200 mètres de Sainte-Colombe… Le conseil municipal de Fourques veut bien des éoliennes sur son territoire mais malheureusement, elles sont plus proches de ses voisins de Terrats que de Fourques!

    Comme les éoliennes sont prévues sur une zone de 130 à 150 mètres d’altitude et qu’elles formeront une jolie barrière de part et d’autre de la départementale D615 qui mène de Fourques à Terrats,  non seulement Terrats et Sainte-Colombe seront impactés, mais également Caixas, Montauriol, Tordères, Passa et Llauro qui pourront se délecter de la vue…

    Le choix du maintien de cette zone s’est opéré le mercredi 10 décembre 2008, à Fourques, au cours d’une réunion entre le bureau d’étude en charge du dossier, M. Pujol, maire de Fourques, et Roland Nourry, vice-président chargé du montage du dossier ZDE, sans toutefois qu’Eric Brisse, maire de Terrats, ne puisse émettre un avis sur le choix de la zone, ce qui est gravissime en matière de démocratie (ne parlons même pas des autres maires de communes impactées, telles que Sainte-Colombe, Montauriol, Caixas, Tordères, Passa ou Llauro auxquels on n’a pas demandé leur avis).

    Le mardi 9 décembre, le bureau des maires, réuni à la communauté de communes avait voté de manière informelle et à main levée : sur 16 votants (seuls 5 maires étaient absents), 8 avaient voté contre le dépôt de dossier de ZDE, 7 avaient voté pour, et un seul (le Président en personne) s’était abstenu. Quelques maires, qui étaient pourtant jusque-là pour le dépôt du dossier de ZDE, avaient ainsi décidé de porter la voix des conseils municipaux qui s’étaient prononcés contre. Or, une semaine plus tard, hier, le mercredi 17 décembre, à la demande de 18 personnes (émanant essentiellement des « grosses » communes, c’est-à-dire des communes ayant le plus de délégués communautaires), soit plus d’un tiers du conseil, c’est le vote à bulletin secret qui a été retenu… Résultat : 32 délégués sont pour le dépôt de dossier de ZDE, 18 sont contre et 5 s’abstiennent. La ZDE sera donc déposée en Préfecture. Nous assistons là à un véritable revirement. Une fois de plus, ce sont les grosses communes des Aspres (les mêmes qui refusent de voir des éoliennes implantées sur leur territoire) qui ont décidé du sort des petites communes. Le vote à bulletin secret a sans doute permis à certains maires et adjoints de se dédire en ne portant pas la parole de leur conseil municipal et de voter pour le projet, envers et contre l’avis de leur conseil. L’heure est grave pour la démocratie mais la situation n’est pas désespérée. Tout d’abord parce que les conseils municipaux vont également voter et se prononcer pour ou contre cette ZDE. Ensuite, parce qu’une cinquantaine de témoins de ce « déballonnage » en règle (la plupart issus du Collectif « le Vent Tourne ») étaient présents dans la salle et pourront expliquer aux populations la grande mascarade à laquelle ils ont assisté. Enfin parce que les maires des communes impactées et non consultées ne sauraient rester silencieux, les bras croisés, et organisent d’ores et déjà la défense de leur commune.

    La lutte ne fait que commencer. Soyons nombreux à la mener. Bien au-delà de la problématique des éoliennes, c’est de la bonne respiration de la démocratie qu’il s’agit : les « gros » ne peuvent et ne doivent pas décider seuls du sort des « petits ».

Maya

Collectif « Le Vent Tourne »

Créé par le 03 déc 2008 | Dans : Environnement

Article paru aujourd’hui dans L’Indépendant 

  Hier, les membres de l’association « Le Vent Tourne » ont mobilisé la presse afin d’alerter l’opinion publique sur l’important projet de Zones de Développement d’Eoliennes qui concerne la communauté de communes des Aspres. Un projet dont ils n’ont compris l’ampleur – de 47 à 82 éoliennes – qu’au mois d’octobre dernier… « Durant la dernière campagne municipale, les candidats ont dit qu’il n’en était qu’à l’état de « réflexion ». Or, nous avons appris que depuis 2002, le projet se formait dans notre dos », s’insurge le président du collectif, Jean-François Girbaut. Et si le collectif nouvellement créé est tellement en colère, c’est qu’il a l’impression que les élus des Aspres lui ont menti par omission « Les cinq réunions publiques obligatoires qu’ils ont tenu sur le territoire concerné n’étaient que partielles. La vérité sur les éoliennes est bien différente ». Dénonçant, arguments et études à l’appui, « l’imposture écologique » représentée par l’énergie de l’éolien, « l’inutilité » d’une telle mesure pour un pays déjà en surproduction électrique, « l’arnaque financière » mise en place par le lobby de l’énergie, « le miroir aux alouettes » que l’on fait briller devant les yeux des viticulteurs en crise du département, « le saccage » des paysages, accompagné d’une dévaluation des biens immobiliers, et enfin les risques pour la santé, le collectif « Le vent tourne » appelle les citoyens à se mobiliser. Rens. 04.68.28.04.51 et ventourne@hotmail.fr

 

Une opération de nettoyage rondement menée par les élèves de l’école de Tordères

Créé par le 29 sept 2008 | Dans : Affaires sociales, Ecole, Environnement

     Qu’ils sont vaillants les écoliers de Tordères! Vendredi dernier, accompagnés de leur maîtresse, Joëlle Doppler, ainsi que de Mohamed Mellouk, employé municipal, et Daniel Maurice, membre actif de la commission agro-environnement, munis de gants épais et de sacs recyclables, ils se sont lancés avec ardeur dans l’opération « Nettoyons la Nature » et sont allés explorer les abords de la départementale qui mène à Llauro, près de l’embranchement du chemin du Lieutenant Gourbault, à la lisière de la Forêt du Réart.

 p1010001.jpg

    Comme de bien entendu, ils ont trouvé des monceaux « d’horreurs » (cannettes, pneus, bouteilles, conserves, sacs plastiques, etc.), abandonnés là par des adultes peu scrupuleux et peu soucieux de leur environnement. Alors, les grands, si on essayait d’être un peu plus propres et plus respectueux de notre planète? Qu’est-ce qu’on attend? En avant, tous derrière les enfants!

Fermeture exceptionnelle de la potence d’eau le mercredi 24 septembre pour installer une boîte de protection

Créé par le 21 sept 2008 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Environnement, Equipe municipale et commissions, Infos pratiques

    Le mercredi 24 septembre, la potence d’eau sera exceptionnellement fermée tout au long de la journée pour cause de transformation. En effet, elle va être protégée avec une boîte blindée dont les agriculteurs et les éleveurs auront la clé. L’équipe municipale n’a pas pris cette décision de gaieté de coeur mais nous avons dû nous y résoudre pour plusieurs raisons : tout d’abord parce que la commune paye désormais l’eau de la potence (depuis le 1er janvier 2008) et parce qu’elle se trouve confrontée, comme la plupart des communes des Aspres, à quelques abus (vols nocturnes, lavages de voiture, etc.) alors qu’elle est réservée à un usage strictement agricole.

    Tous les éleveurs et agriculteurs de la commune (ou possédant des terres sur la commune) sont invités à venir s’inscrire et à retirer leur clé en mairie. Nous nous excusons par avance de ce désagrément et vous remercions de votre compréhension.

Eoliennes, ça s’accélère!

Créé par le 05 sept 2008 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Communauté de Communes des Aspres, Environnement, Equipe municipale et commissions, Infos pratiques

    La réflexion sur la mise en place dans les Aspres d’un parc éolien industriel s’accélère car le dossier de ZDE doit être déposé en Préfecture d’ici la fin de l’année.
    Répondant à l’obligation préfectorale d’information de la population et à la demande insistante d’une poignée de maires s’opposant au projet, un calendrier de réunions publiques a fini par être fixé hier soir en Communauté de Communes (attention, il s’agit de réunions de simple information et non pas de concertation, hélas!).
    Elles auront (bien évidemment!) lieu à une heure peu pratique, 18h30, à Thuir le mardi 23 septembre, à Trouillas le mardi 07 octobre et à Tresserre le mardi 14 octobre, et à une heure raisonnable, 20h30, à Llupia, le jeudi 18 septembre, et à Saint-Jean-Lasseille, le mardi 30 septembre. Elles sont ouvertes à tous les habitants de la Communauté de Communes des Aspres. Seul Fourques a opté pour une réunion publique réservée à la population fourcatine (alors que les éoliennes jouxteront les territoires de Terrats et Montauriol et que les populations des communes adjacentes seront sans doute plus concernées par leurs nuisances que celle de Fourques… mais bon…).

    Soyons nombreux à participer et à faire entendre nos voix! Soyons également nombreux à faire circuler l’argumentaire anti-éolien disponible en mairie.

    Maya

Eoliennes dans les Aspres

Créé par le 04 sept 2008 | Dans : Affaires sociales, Communauté de Communes des Aspres, Environnement, Santé

Qui sème le vent récolte la tempête ! 

    Les Aspres, à l’écart des grandes concentrations urbaines, sont un des symboles régionaux d’un environnement unique, exceptionnel et jusqu’ici relativement préservé de la pollution industrielle ou visuelle. 

    Aujourd’hui, avec le projet d’implantation d’éoliennes industrielles (création d‘une ZDE, « Zone d’Implantation d’Eoliennes ») étudié par les élus de la Communauté de Communes des Aspres, nous nous apprêtons à livrer ce formidable patrimoine naturel à des industriels aux dents longues. 

    Dans l’étude réalisée par OCEA Ingénierie pour le compte de la Communauté de Communes des Aspres (ça n’est bien sûr qu’une étude - vous pouvez la consulter en mairie), quatre secteurs (soit huit zones) ont été retenus :

- Zone 1 : Terrats, Fourques, Trouillas (238 hectares concernés, avec la possibilité de poser entre 19 et 32 machines selon leur taille et leur puissance)

- Zone 2 : Ponteilla, Llupia (83 hectares concernés, avec la possibilité de poser entre 6 et 14 machines selon leur taille et leur puissance)

- Zone 3 : Ponteilla, Trouillas (112 hectares concernés, avec la possibilité de poser entre 10 et 19 machines selon leur taille et leur puissance)

- Zone 4 : Saint-Jean-Lasseille, Tresserre, Villemolaque, Banyuls-dels-Aspres (176 hectares concernés, avec la possibilité de poser entre 12 et 27 machines selon leur taille et leur puissance).

    Dans l’étude d’OCEA, il est question de pylônes mesurant entre 100 et 150 mètres de hauteur, soit l’équivalent d’un immeuble de 40 étages et plus (les éoliennes du troisième millénaire sont des ouvrages industriels 3 fois plus hauts que le clocher des églises). Signalées aux avions par des feux à éclat 24h sur 24, les éoliennes sont également équipées de transformateurs et de voies d’accès bétonnées. L’envergure des pales peut varier de 65 à 110 mètres (c’est plus que l’envergure d’un Boeing), leur poids s’élève à plus de 80 tonnes, les fondations représentent 200 m3 de béton (soit l’équivalent de ce qui est utilisé pour bâtir une piscine olympique). 

    Lorsqu’une éolienne tourne, chaque pale à chaque passage devant le mât, produit un bruit de fouettement proportionnel à la taille de la machine. Les constructeurs d’éoliennes affirment que chaque nouveau modèle fait moins de bruit que les précédents, cependant les scientifiques s’accordent sur le fait qu’elles génèrent essentiellement des infrasons à des fréquences de quelques hertz, non audibles, mais d’une nocivité dont les effets sur l’homme sont connus : maux de tête, nausées, troubles de la vision, etc. (à ce sujet, on peut lire l’excellente étude de Marjolaine Villey consacrée aux effets de l’éolien industriel sur la santé des hommes, http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/eole_riv-loup/documents/DA34.pdf, ainsi que celle du professeur Renard : http://www.ventdecolere.org/archives/eoliennes-infrasons-claude-renard.pdf)

    On aurait pu penser que les grands arguments avancés pour l’implantation d’éoliennes seraient d’ordre écologique, mais ils ne sont malheureusement que financiers. La taxe professionnelle est le principal argument attractif pour les communes, cependant c’est un leurre car cette taxe décroît très rapidement. Elle semble d’ailleurs promise à une profonde réforme (1).

    D’aucuns prétendent que le tourisme pourrait bénéficier de cette dynamique « éolienne » mais quel touriste aura envie de séjourner dans un paysage défiguré par ces équipements industriels? On a également pu constater que, d’une manière générale, l’implantation d’éoliennes fait chuter la valeur des maisons avoisinantes.

     Si l’idée de l’énergie propre est de diminuer notre pression sur l’environnement, il peut paraître louable de penser qu’il suffit de mettre des éoliennes partout pour améliorer la vie mais en fait, on ne fait pas pire en matière d’impact sur l’environnement

    Non seulement les éoliennes vont dégrader nos paysages, mais elles ne favoriseront la fermeture d’aucune centrale nucléaire, bien au contraire la France s’est lancée dans la construction d’une nouvelle génération de réacteurs, les E.P.R, qu’elle entend développer dans les années à venir. Derrière les promoteurs éoliens, on trouve la plupart des multinationales spécialisées dans le nucléaire ou l’industrie pétrolière (Areva, Vestas, EDF, Abowind, Total, Shell, etc.). Le succès des éoliennes tient essentiellement au fait qu’elles sont, pour l’instant, d’énormes machines à subvention. « Dans l’hypothèse où il n’y a pas substitution partielle de l’éolien au nucléaire, mais addition, il faut souligner que, comme notre pays est déjà exportateur brut d’énergie en Europe, l’électricité d’origine éolienne que certains souhaitent produire en France serait exportée vers nos voisins qui la paieraient un prix inférieur à celui auquel EDF l’aurait réglée aux promoteurs des sites de production. Veut-on ainsi subventionner nos voisins ou leur éviter de construire de telles machines ? Exporter notre surplus d’électricité éolienne reviendra à aider nos voisins à respecter leurs propres engagements. Une telle fraternité transfrontalière, financée par les consommateurs français, mériterait d’être célébrée sur les autels bruxellois » (voir le rapport des Beaux-Arts consacré à l’éolien et dirigé par Michel Folliasson : http://www.academie-des-beaux-arts.fr/actualites/2007/eoliennes/Eoliennes.pdf)

    Les éoliennes fourniront un surplus d’énergie à revendre, voilà tout. D’ailleurs, chaque éolienne est prétexte à la création ou au  renforcement  des lignes à haute tension. Le projet de ligne Très Haute Tension (THT) a refait surface à travers le Roussillon entre Baixas et La Llogaia (Catalogne sud). Une 400 000 volts pour évacuer l’électricité éolienne rachetée à prix d’or en France à des opérateurs privés et revendue moins cher à l’Espagne. On est loin du développement durable qui préconise de produire et de consommer l’énergie sur place. A ce titre il semblerait plus logique d’installer la source de production électrique près des centres de consommation importants, notamment dans les zones industrielles. 

    N’allez pas imaginer non plus que les éoliennes feront baisser le prix de votre électricité, bien au contraire. Par conséquent, elles ne feront pas non plus diminuer le trafic des camions de fort tonnage sur les routes et autoroutes ni, bien sûr, la pollution due à ce trafic routier. En effet la hausse du prix de l’électricité réduit à néant l’outil de ferroutage (transport route-rail) que la SNCF a tenté de mettre en place et qui, malgré la hausse du prix du pétrole, demeure peu compétitif par rapport au transport tout-routier. 

    Dans le cas précis des Aspres, les éoliennes rendront également la tâche des Canadairs plus difficile en cas de feu de forêt. En effet, les largages aériens, pour être efficaces, doivent se faire à partir d’une hauteur comprise entre 30 et 50 mètres et face au vent. Les éoliennes, installées en ligne perpendiculairement aux vents dominants empêchent les Canadairs de voler dans un rayon pouvant être de 5 à 10 fois la hauteur des pylônes suivant la configuration des lieux. 

    Enfin, mais c’est une broutille pour beaucoup, les oiseaux (et notamment les rapaces et les grands migrateurs) et les chauve-souris sont les premières victimes du système éolien.

Vautours décapités par une éolienne 

POUR CONCLURE : 

    Bâti sur plusieurs contre vérités, l’éolien industriel n’a, en France, d’intérêt ni économique, ni énergétique, ni écologique, pas davantage social. C’est pourquoi, compte tenu de ses multiples nuisances, nous sommes de plus en plus nombreux à nous opposer à tout éolien industriel, dont la seule raison d’être est l’enrichissement garanti des promoteurs, aux dépens des consommateurs et des contribuables et au détriment des économies d’énergie, de la recherche et du développement des autres énergies renouvelables. 

    L’éolien industriel 

  •  Ne diminue absolument pas les émissions de gaz à effet de serre (GES), bien au contraire.  Pour en savoir plus, il suffit de cliquer sur les éléments en bleu.
  • En matière de production d’électricité, augmente fortement les émissions de GES en raison de son intermittence. Une éolienne ne peut tourner en dessous 30 kilomètres/heure et au-delà de 90 km/heure, ce qui implique de gérer le flux par une régulation thermique (or les centrales thermiques produisent énormément de CO2 et multiplient donc les Gaz à Effet de Serre). 
  •  Est nuisible car saccage le Patrimoine Paysager et Historique et sinistre le tourisme vert. 
  •  Porte atteinte à la qualité de vie car toujours trop près des habitations
  •  Est dangereux car il menace la sécurité des riverains
  •  Sans effets sur l’emploi en France, ne créant aucun emploi permanent
  • Handicape considérablement le recours aux énergies renouvelables à production garantie. 
  • Provoque un véritable massacre des oiseaux migrateurs en particulier et de l’avifaune en général. 
  • Enrichit scandaleusement les promoteurs (privés) qui en demandent encore plus.

Les Aspres sont libres, sauvages et rebelles, ne les laissons pas aux mains des promoteurs industriels!

Pour tout renseignement complémentaire : http://www.ventdecolere.org/index.php



(1) : La taxe professionnelle, qui participe largement au financement des ressources des collectivités territoriales, est vécue par ses assujettis comme une charge pénalisant leurs investissements professionnels. Condamnée pour ses effets néfastes sur l’emploi et ses conséquences en terme de délocalisation des entreprises, la taxe professionnelle est vouée à disparaître. Taxe complexe à gérer, eu égard entre autres, aux très nombreuses exonérations qui ont conduit à ne la faire supporter que par un nombre réduit de redevables, elle a fait, depuis plus de 25 ans, l’objet de nombreux aménagements qui, au final, se sont avérés insuffisants. 

Expo Agua Zaragoza 2008

Créé par le 24 août 2008 | Dans : Affaires sociales, Environnement, Santé

  Voici un compte-rendu sur l’exposition Agua Zaragoza 2008 par Virginia Cool, une formidable Tordérenque qui s’intéresse à la recherche sur l’eau, comme milieu intérieur de l’homme, son rôle dans le bien-être et la santé, ainsi que son impact dans la relation « l’homme-comme-un-tout-dans-un- environnement ».

    Depuis près de quarante ans, Virginia explore les possibilités pour améliorer la qualité de notre capital eau. Avec ses moyens de professeur d’éducation physique, kinésithérapeute, masseuse, elle n’a trouvé jusqu’à ce jour, rien de plus efficace et de plus simple que le Drainage Lymphatique Manuel Original Vodder pour mettre le corps en condition pour « démarrer » un grand nettoyage humoral. Afin de souligner la détente et la confiance que ce drainage entraîne, elle le nomme « Evolution parasympathique par DLMV« .

    Tous les jours, et ce depuis 1969, elle-même (en plus des témoignages de plus de 5000 praticiens formés par son école à travers le monde) ne cesse de s’étonner en découvrant une nouvelle profondeur à l’invention géniale de Vodder. Consciente que beaucoup d’amour et de connaissance ont dû être à l’origine de cette méthode pour qu’elle reste, depuis 1930, aussi passionnément intéressante et réponde à notre urgente actualité, elle continue inlassablement à s’y investir, par les soins, la recherche et l’enseignement.

    J’ai encore en mémoire l’expo Aqua Lisboa de 1998. En dix ans, quelle énorme évolution dans la reconnaissance de la valeur de l’eau!

    A Zaragoza, l’eau nous est présentée comme une priorité planétaire fondamentale. Pendant les deux jours de ma visite, j’ai eu le bonheur de retrouver ma vraie famille. Celle qui, comme moi, est profondément concernée par l’eau. Nous avons ensemble célébré la fête de l’eau.

    Mais, en même temps, nous avons aussi ressenti, comme un contre-chant lancinant, l’urgence d’une nouvelle prise de conscience. Un milliard deux cent mille personnes n’ont accès qu’à de l’eau contaminée! A cause d’un modèle de croissance globalisé, logique insoutenable du système capitaliste, 800 millions d’êtres humains ne peuvent satisfaire leurs besoins vitaux tels que la santé et la sécurité alimentaire!

    L’Expo Agua Zaragoza 2008 nous présente de nombreuses solutions. Elle cherche à rétablir le lien entre l’être humain et l’eau, sa ressource vitale, unique et indispensable. Elle aborde le thème comme un défi intelligent qui apporte, au-delà des réactions émotives, rigueur dans l’information et clarté dans l’expression. Son thème central est « la préservation de la qualité de l’eau grâce à un compromis éthique exigeant les conditions d’un développement soutenable« . Le respect des écosystèmes, la relation entre la gestion urbaine et rurale de l’eau, la désalinisation, le problème de la pollution de l’eau, l’eau et le changement climatique, l’eau et la santé… toutes ces mises en lumière forment un élan de prise de conscience planétaire que reprend solennellement Le Manifeste de l’Eau du XXIème siècle de Ricardo Petrella et son groupe d’étude : « L’eau est l’élément vital, essentiel et irremplaçable pour la vie de toute espèce vivante. Aucun être humain n’a pu vivre dans le passé, ni ne peut vivre dans l’avenir sans eau. Le droit fondamental à la vie est étroitement lié à la promotion de l’eau comme bien public mondial, au même titre que le soleil, l’air et la terre.« 

    Les avances technologiques et scientifiques du siècle dernier ont créé l’illusion de pouvoir assurer le bien-être sur la Terre par la domination des forces de la nature. Très rapidement de graves déséquilibres écologiques et sociaux sont apparus, notamment une profonde crise de l’eau provoquée par l’augmentation de la population mondiale et une exploitation industrielle effrénée. A Zaragoza, ce déséquilibre n’est pas seulement présenté comme un problème de manque ou de rareté de l’eau, on y souligne également l’urgence d’une gestion intelligente, juste et solidaire de l’eau.

    L’accès à l’eau salubre est un droit humain universel. L’Assemblée Générale des Nations-Unies le proclame : « le droit humain à l’eau est indispensable pour une vie salutaire et digne« . L’expo Zaragoza 2008 reprend avec insistance cette déclaration. Elle a mis en relief les initiatives et les expériences de nombreux pays. Il faut que tout être humain puisse disposer d’une quantité d’eau suffisante, de bonne qualité, physiquement et économiquement accessible et équitable.

    C’est dans l’imposant pavillon La Tribune que ce nouveau paradigme de l’eau prend toute son ampleur. Durant toute la durée de l’expo, du 14 juin au 14 septembre, il s’y organise, de semaine en semaine, un forum traitant des thèmes proposés par des experts venus du monde entier.

    Tous leurs travaux, tous les points de vue, toutes les stratégies, émanant des secteurs les plus variés, seront repris dans la Charte de Zaragoza 2008, sous le signe d’une éthique planétaire inspirée du droit humain à l’eau. Elle formera la base de données sur laquelle s’appuiera le Forum 2009 de Budapest. Vraiment, les choses bougent!

    Personnellement, je tiens pourtant à exprimer un regret. Bien que la conscience de l’eau et de sa valeur soit omniprésente, je ne rencontre en aucun moment la prise en compte de cette « résonnance » ou « syntonisation » qui existe entre l’eau extérieure à l’être humain et son eau interieure. C’est dommage car je suis convaincue qu’une vraie gestion de l’eau extérieure ne peut se réaliser pleinement que si l’être humain, en tant qu’individu, assume également sa responsabilité en veillant au bon état de son propre capital d’eau « intérieure ».

    Cette absence n’a pas empêché que j’aie eu grand plaisir à admirer la grandeur des espaces se déroulant en fugues d’ombre et de lumière données en partage aux pavillons avec une grâce mélodieuse. Les architectures sont légères, ludiques, tout en aisance et élégance, souvent en forme de vague ou d’une immense goutte d’eau et vivifiées par des jeux aquatiques qui, en cascades musicales éclaboussantes, font scintiller un décorum d’une fraîcheur exquise et éblouissante.

    L’ensemble des pavillons internationaux rassemble 100 pays. Tous rivalisent de créativité et s’efforcent de présenter non seulement leurs traditions ancestrales à propos de la culture de l’eau, mais de nous exposer également leurs nouveaux projets de gestion soutenable et leurs réalisations souvent géniales et réussies. Certains pavillons sont de véritables joyaux cachés dans des écrins d’émaillures ou de soie bleutée très réussis. Je pense à ceux du Maroc, Danemark, Pays-Bas, Afrique Noire, Namibia, Amérique du Sud et surtout au groupe des pays d’Amérique Centrale épousant, comme des villages, les rives stropicales d’un long et merveilleux fleuve qui serpente en d’immenses images luxuriantes serties, ici et là, d’émouvants versets de poètes sud-américains chantant l’enchantement de l’eau vivifiante, dont la magie fait éclore en abondance de verdoyantes efflorescences.

    Il est vrai, j’ai dû faire un choix. Les 100 000 visiteurs par jour se concentraient surtout sur les grands pavillons d’Espagne, Allemagne, France, Japon, sur l’aquarium qui se dit impressionnant. Je ne les ai pas visités, les longues files d’attente me découragèrent, surtout par 38° à l’ombre. Dommage, deux jours est un temps trop court pour visiter toutes ces merveilles.

    Et là, en fin de séjour, cherchant toujours une quelconque allusion à « l’eau intérieure », je me trouve brusquement nez à nez avec la fluidité sinueuse d’un merveilleux pavillon, tout en teintes d’argent-émeraude. Sur ses rondeurs joufflues, je vis danser en lettres aquatiques la phrase que mes yeux ne pouvaient croire : « SOMOS AGUA… WE ALL ARE WATER« . Je me retrouve devant le pavillon du Mexique! Voilà enfin un pays qui s’est complètement dédié au thème de l’eau que nous sommes. Je me presse d’entrer et découvre des intérieurs tout en nuances subaquatiques claires-obscures. Ils me racontent l’histoire de l’eau en quatre mouvements symphoniques, s’épanchant, de salle en salle, en quatre lumineuses présentations didactiques. D’abord, il y avait la puissance omniprésente de l’eau planétaire, ensuite, l’effervescence de la vie surgissant de ‘eau, puis la force dynamique et animante de l’eau qui fait croître et fleurir, et enfin, l’eau de nos espérances, fécondant les projets d’avenir. En même temps, et en contrepoint des quatre mouvements, comme un doux rappel réapparaissant sans cesse, un thème qui sussurre, clair et rieur : « nous sommes de l’eau »… magnifique!!!

    Mais quand même, je ne voyais nulle part quelque suggestion m’indiquant comment régénérer cette eau vivante intérieure qui fait ce que nous sommes. On s’y efforce pourtant avec grand sérieux et abondamment pour l’eau extérieure!! je me mis donc à la recherche des responsables de ce merveilleux pavillon mexicain. Je voulais qu’ils prennent conscience de cette absence. C’est ainsi que j’ai pu avoir un excellent contact avec la journaliste-photographe mexicaine Carmen Abdo, éditrice d’art de la revue mensuelle sud-américaine Aqua Vitae (ed. Amanco, Brésil). Je lui expose ce qui me tient tant à coeur. Elle est toute oreille. Quand elle entend l’expression « eau intérieure », elle a un sourire complice et se met à prendre des notes. J’ai beaucoup insisté sur la relation étroite qui, à mon sens, existe entre la pollution de l’eau planétaire et l’intoxication de notre eau intérieure. Bien sûr, nombreux sont ceux qui tentent de remédier à cette intoxication par des mesures strictes de contrôle et d’analyse de l’eau extérieure. Je lui explique que ce n’est là qu’un aspect partiel du problème. Il est tout aussi important d’entreprendre la désintoxication à partir de l’intérieur du corps, car nous savons maintenant que la pollution de l’eau intérieure a aussi des causes d’origine interne et des effets externes. Pour les éliminer, nous, thérapeutes, possédons une technique de drainage de l’eau intérieure qui a de suprenants effets anti-polluants. Elle purifie et stimule avec efficacité le système de défense immunitaire. Des protocoles scientifiques le prouvent depuis de nombreuses années. C’est le DLMV (Drainage Lymphatique Manuel ad modum Vodder). Ce drainage ne purifie pas que physiquement, il apaise aussi la vie émotionnelle et suscite des changements de mentalité poussant à créer de nouveaux liens, à concevoir des perspectives d’ouverture, plus globales et responsables. Son impact écologique est évident. Je lui parle du travail au niveau du nerf-vague (parasympathique), de l’excellence que procure la fluidité de l’eau, de la lymphe qui en montant entraîne et purifie les déchets. Bonne humeur et confiance en découlent. Carmen Abdo devient de plus en plus enthousiaste. Elle se met à prendre des photos et me promets de traiter le sujet dans la prochaine édition d’Aqua Vitae. Quel plaisir, ne fût-ce que quelques instants, de se sentir vibrer à la même longueur d’onde!

    D’une autre architecture, mais tout aussi originale dans ses formes que dans ses matériaux, sont les grands pavillons à thème. Ainsi, le pavillon de l’Eau Extrême étudie l’impact du déferlement de la vague, le pavillon Set, la montagne de sel, explique ce que l’eau laisse quand elle meurt, Oikos met sous la loupe le rapport eau-énergie, Cité de l’Eau traite des villes dont l’eau est l’élément environnemental déterminant, Aigua Compartida étudie comment réaliser la distribution équitable de l’eau, El Faro expose les nombreuses réalisations des ONG, Iceberg étudie le changement global du climat, etc.

    En parallèle, tout au long de l’Expo, la cité de Zaragoza et son université organisent des conférences et des expositions artistiques toujours sur le thème de l’eau. Ce 23 août, Mazuru Emoto présente à l’Institut pour le Sauvetage de la Mémoire de l’Eau ses travaux concernant l’influence des sons sur la structure de l’eau, peu importe qu’elle soit en dedans ou en dehors du corps humain. On est ici très proche des recherches de la bioélectronique de Vincent, qui tend à prouver que l’augmentation de la charge des électrons de notre eau intérieure obtenue par le DLMV, influence aussi la structure de l’eau de notre environnement immédiat. A suivre! Entre temps, contentons-nous de la boutade du biologiste Emil Vodder qui, cherchant en vain à nous faire comprendre le « pourquoi » des choses, s’interrompit en s’exclamant : « faites, c’est bon, ça marche, vous verrez ». 

    Vraiment, l’Expo de l’eau de Zaragoza est un intéressant point de rencontre entre cultures diverses et gens distincts, propice à l’échange d’idées et suscitant des visions positives. C’est un lieu de lucidité où se célèbre l’urgence d’un développement soutenable. C’est une grande fête pour les sens, qui procure aussi une grande satisfaction intellectuelle. L’ambiance est accueillante, l’expérience intéressante. c’est un événement porteur d’espoir pour toute la communauté humaine.

    Je tiens à exprimer mon admiration pour l’Espagne, pour cette magnifique organisation et mes remerciements à William Van Marsenille pour son inlassable enthousiasme qu’il m’a fait partagé durant ces deux jours.

Août 2008, Expo Agua Zaragoza 2008.

Virginia Cool

 

 

L’exposition de Zaragoza s’achèvera le 14 septembre, pour plus d’informations : http://www.expozaragoza2008.es/

 

 

1...5051525354

citoyenprogressiste |
goeland |
Gratte-Ciel Info |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | FCPE MAGNY LES HAMEAUX
| La relation créatrice
| Le blog du 1er régiment d'a...