Santé

Articles archivés

Infection urinaire : faire un test en pharmacie est désormais possible

Créé par le 10 jan 2024 | Dans : Santé

En cas de suspicion d’une infection urinaire, une cystite par exemple, il est désormais possible, pour les femmes âgées de 16 à 65 ans, de réaliser un test de dépistage directement en pharmacie, sans forcément voir un médecin ou une sage-femme au préalable.

Deux cas de figure :

Cas n°1 : La personne se rend directement en pharmacie pour demander de faire un test avec une bandelette urinaire. Au préalable, le pharmacien vérifie après d’elle que ses symptômes correspondent à ceux d’une infection urinaire et que la patiente ne présente pas de signe de gravité (par exemple une température corporelle supérieure à 38°C ou inférieure à 36°C, douleurs au niveau des flancs, abdominales, etc.). Ces vérifications faites, le pharmacien remet à la personne un test urinaire à utiliser dans les sanitaires de la pharmacie.

En cas de résultat positif de la bandelette urinaire, le pharmacien oriente la patiente vers son médecin ou sa sage-femme qui pourra lui prescrire un médicament adapté.

Cas n°2 : La personne est orientée vers la pharmacie par son médecin pour réaliser le test. Si le médecin lui a remis une ordonnance dite «conditionnelle», c’est-à-dire précisant que la délivrance des médicaments ne sera faite qu’en fonction des résultats du test, le pharmacien délivrera directement à la patiente le traitement antibiotique inscrit sur l’ordonnance en cas de test positif. Inutile de consulter une seconde fois son médecin.

En cas de test négatif, le pharmacien exclut le diagnostic d’une infection urinaire : il permet d’éviter une prescription inutile d’antibiotiques.

À noter : quelle que soit la situation, le pharmacien envoie les conclusions du dépistage (test positif ou négatif, éventuelles alertes…) au médecin traitant ou à la sage-femme de la patiente.

Comment se passe la réalisation du test de la bandelette urinaire ?

Le pharmacien donne le test urinaire à la patiente. En pratique, il s’agit d’un flacon dans lequel la personne doit uriner. Elle le remet ensuite au pharmacien pour qu’il mette ensuite la bandelette dedans pour lire le résultat. Une fois le test réalisé, selon la couleur que prend cette bandelette, le pharmacien saura s’il s’agit d’une infection urinaire – cystite – nécessitant un traitement antibiotique prescrit par un médecin ou une sage-femme.

Quel est le coût du test urinaire (cystite) ?

Dans les 2 cas, le test est réalisé en pharmacie. Son coût est de 6 euros dont 70 % sont pris en charge par l’Assurance Maladie et les 30 % restants couverts par l’assurance maladie complémentaire (mutuelle, assurance…).

Gare au au monoxyde de carbone

Créé par le 04 jan 2024 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Infos pratiques, Santé

En période hivernale, les risques d’intoxication au monoxyde de carbone (CO) augmentent, en lien avec l’utilisation des appareils de chauffage. Chaque année en France, environ 1 300 épisodes d’intoxications au CO surviennent par accident impliquant près de 3 000 personnes. Invisible, inodore et non irritant, le monoxyde de carbone est indétectable. Des gestes simples contribuent pourtant à réduire les risques.

Pour limiter les risques d’intoxication, adoptez les bons gestes

Les appareils utilisant des combustibles (gaz naturel, bois, charbon, fuel, butane, propane, essence ou pétrole etc.) pour la production de chaleur ou de lumière sont tous susceptibles, si les conditions de leur fonctionnement ne sont pas idéales, de produire du monoxyde de carbone (CO).

> Avant l’hiver

Faites systématiquement vérifier et entretenir les installations de chauffage et de production d’eau chaude, ainsi que les conduits de fumée (ramonage mécanique) par un professionnel qualifié dans votre résidence principale et secondaire le cas échéant ;

> Toute l’année et particulièrement pendant la période de chauffe

  • Aérer au moins 10 minutes par jour votre logement, même s’il fait froid ;
  • Maintenez vos systèmes de ventilation en bon état de fonctionnement et n’obstruez jamais les entrées et sorties d’air ;
  • Respectez systématiquement les consignes d’utilisation des appareils à combustion indiquées par le fabricant: ne jamais faire fonctionner les chauffages d’appoint en continu ; placer impérativement les groupes électrogènes à l’extérieur des bâtiments ;
  • ne jamais utiliser pour se chauffer des appareils non destinés à cet usage : cuisinière, brasero, barbecue, etc.

En collectivité, il convient d’être particulièrement attentif : les intoxications liées à l’utilisation de chauffages à gaz sont fréquentes.

Comment reconnaître une éventuelle intoxication au monoxyde de carbone ?

> Réagir rapidement : aérer et appeler les secours

Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz asphyxiant indétectable : il est invisible, inodore et non irritant. Maux de têtes, nausées, fatigue, sont les symptômes qui doivent alerter. Si ces symptômes sont observés chez plusieurs personnes dans une même pièce (ou au sein du même foyer) ou qu’ils disparaissent hors de cette pièce , cela peut être une intoxication au monoxyde de carbone. Dans ce cas, il est nécessaire d’aérer, d’évacuer le lieu et d’appeler les urgences en composant le 15 ou le 112.

Une intoxication importante peut conduire au coma et à la mort, parfois en quelques minutes. Il faut donc agir très vite. En cas de suspicion d’intoxication :
    • Aérez immédiatement ;
    • Arrêtez si possible les appareils à combustion ;
    • Évacuez les locaux ;
    • Et appelez les secours en composant le 15, le 18 ou le 112 (et le 114 pour les personnes malentendantes).
La prise en charge des personnes intoxiquées doit intervenir rapidement, dès les premiers symptômes, et peut nécessiter une hospitalisation.
Chaque année, environ 1 300 épisodes d’intoxications au CO survenus par accident et impliquant près de 3 000 personnes sont déclarés aux autorités sanitaires.

MaPrimeAdapt’, une aide unique à l’adaptation des logements

Créé par le 03 jan 2024 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Infos pratiques, Santé

Depuis le 1er janvier 2024, MaPrimeAdapt’ vous aide à financer vos travaux d’adaptation de votre logement. Objectif de cette aide unique pour l’adaptation des logements : permettre aux personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie, remplissant les conditions d’attribution, de rester vivre chez elle. Comment ? En leur permettant de financer des travaux d’adaptation de leur logement grâce à l’aide MaPrimeAdapt’.

Attribuée sur conditions de ressources, MaPrimeAdapt’ s’adresse :

  • aux personnes en situation de handicap justifiant d’un taux d’incapacité supérieur ou égal à 50 % ou éligibles à la prestation de compensation du handicap (PCH) ; 
  • aux personnes entre 60 et 69 ans en perte d’autonomie précoce justifiant d’un niveau de GIR (groupe iso-ressources) de 1 à 6 ;
  • aux personnes âgées de 70 ans et plus, quel que soit leur niveau de dépendance ou d’autonomie.

Pour en bénéficier vous devez être propriétaire occupant ou locataire du parc privé pour votre résidence principale sans condition d’ancienneté.

Avec l’ambition de prévenir les chutes et situations de fragilités dans le logement pour tous les publics en perte d’autonomie, cette nouvelle aide vous permettra de financer différents travaux d’adaptation intérieurs et extérieurs, comme par exemple :

  • travaux intérieurs : monte-escalier, aménagement de salle de bain,WC surélevés et barre d’appui, aménagement de cuisine, éclairage à détection de mouvement…
  • travaux extérieurs : rampe d’accès vers l’entrée du pavillon, place de parking PMR (personnes à mobilité réduite), installation de volets roulants, élargissement de la porte d’entrée.

Dans la limite d’un plafond de travaux de 22 000 euros hors taxes et selon le niveau de revenus de votre ménage, MaPrimeAdapt’ peut financer jusqu’à 50 % ou 70 % du montant de vos travaux d’adaptation.

Retrouvez toutes les informations en cliquant ici : https://www.monparcourshandicap.gouv.fr/actualite/maprimeadapt-une-aide-unique-ladaptation-des-logements-depuis-le-1er-janvier-2024

Adopter les bons réflexes pour se protéger du froid

Créé par le 29 déc 2023 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Santé

Par temps froid, et notamment face aux températures négatives prévues en France métropolitaine ces prochains jours, il est important d’adopter des mesures pour se protéger, à l’extérieur comme à l’intérieur. Il faut redoubler de vigilance pour les personnes les plus vulnérables : nouveau-nés, seniors et certains malades chroniques.

Les bons réflexes contre le froid chez soi

Pour lutter contre les risques liés au grand froid au sein de son domicile, les précautions à adopter sont les suivantes :

  • ne pas surchauffer son logement, maintenir une température ambiante raisonnable (autour de 19 °C) ;
  • fermer les pièces inutilisées afin d’y conserver la chaleur ;
  • aérer régulièrement quelques minutes par jour ;
  • ne pas obstruer les bouches d’aération.

Pour lutter contre le froid, il convient par ailleurs de garder une alimentation équilibrée et de boire beaucoup d’eau et de boissons chaudes. Les chauffages d’appartements notamment peuvent contribuer à la déshydratation.

À noter : contrairement aux idées reçues, la consommation d’alcool ne réchauffe pas. Elle présente un danger en atténuant les signaux d’alerte du froid.

Les bons réflexes contre le froid à l’extérieur

Il est nécessaire de limiter les activités en extérieur, en particulier le soir et la nuit et pour les plus fragiles :

  • personnes âgées, en raison d’un métabolisme ralenti, d’une moindre activité physique et d’une alimentation ou hydratation insuffisante ;
  • très jeunes enfants de 0 à 2 ans car ils perdent leur chaleur plus facilement que les adultes ;
  • malades chroniques atteints d’asthme, d’insuffisance respiratoire ou cardiaque, le grand froid pouvant entraîner une aggravation de maladies préexistantes ;
  • personnes à mobilité réduite.

À noter : il convient de garder le contact avec ses proches, donner de ses nouvelles et en prendre auprès des personnes vivant seules.

Lorsqu’il est impératif de se rendre dehors, il faut veiller avant de sortir à adapter sa tenue :

  • se couvrir la tête et le cou en portant son écharpe devant le nez et la bouche ;
  • préserver les extrémités en portant des gants et des chaussures suffisamment larges pour que les orteils puissent bouger et si possible avec semelles antidérapantes afin d’éviter le risque de chute ;
  • superposer plusieurs couches de vêtements, notamment parce que la couche d’air entre chaque vêtement joue un rôle d’isolant.

Grippe et Covid-19 : il est encore temps de se faire vacciner avant les fêtes

Créé par le 11 déc 2023 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Santé

Pour la semaine du 4 au 10 décembre, les données de Santé publique France indiquent une augmentation des indicateurs grippe/syndrome grippal, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est passée en phase épidémie et 8 régions sont désormais en phase pré-épidémique. En outre-mer, Mayotte est en toujours phase épidémique et la Guyane en pré-épidémique.

Dans ce contexte et à l’approche des fêtes de fin d’année, il est important de se faire vacciner, soit pour se protéger parce qu’on est une personne à risque de grippe sévère ; soit pour protéger ses proches fragiles ou à risque. En effet, pendant cette période, la multiplication des contacts favorise la transmission des virus. Les personnes à risque de faire une forme grave de la grippe sont notamment les personnes âgées de 65 ans et plus, les moins de 65 ans atteintes de certaines maladies chroniques (dont les enfants à partir de 6 mois) et les femmes enceintes. La liste complète des personnes ciblées par la vaccination contre la grippe peut être consultée dans le calendrier des vaccinations (PDF).

Il reste essentiel d’adopter les gestes barrières pour tous, notamment de porter le masque en cas de symptômes, dans les lieux fréquentés et en présence de personnes fragiles. Ils sont un moyen efficace pour se prémunir des infections respiratoires et de leurs complications, en limitant le risque de transmission.

Il est recommandé que les personnes fragiles réalisent en même temps leur vaccination contre le Covid-19. Il n’y a pas de délai particulier à respecter entre les 2 vaccinations si celles-ci ne peuvent pas être réalisées au même moment.

La vaccination contre la grippe en pratique.

En savoir plus sur les gestes barrières.

Participez à une grande enquête sur la dépression pour faire avancer la recherche

Créé par le 25 nov 2023 | Dans : Santé

La dépression peut générer des symptômes différents d’une personne à une autre, mais qui s’inscrivent dans la durée : tristesse, irritabilité, souffrance psychique, fatigue, idées noires, perte de motivation, perte du plaisir, ralentissement, insomnie. Elle touche 1 personne sur 5 au cours de sa vie et représente la 5e cause de handicap dans le monde. Bien que fréquente et souvent impactante, la dépression reste peu connue scientifiquement.

ComPaRe Dépression est la première e-cohorte francophone incluant toutes les personnes ayant vécu ou vivant une dépression, que ce soit dans le cadre d’un épisode unique, d’épisodes récurrents, d’un trouble bipolaire, ou d’un contexte périnatal.

Les objectifs de ComPaRe Dépression sont de :

- Mieux comprendre la dépression grâce à une communauté inclusive de personnes concernées qui témoignent de leur expérience et de leur vécu ;

- Avoir une vision à 360° de la dépression grâce à la collecte de données de santé, démographiques, sociologiques, psychologiques, culturelles (auto-clinique, style cognitif, réseau social, mode de vie, stigmatisation, etc).

- Structurer une communauté de recherche participative où les personnes concernées puissent participer à la production des connaissances à divers niveaux d’engagement ;

- Encourager les collaborations multi- et pluridisciplinaires pour explorer les frontières des connaissances.

- A terme, générer des interventions visant à améliorer la santé et la qualité de vie des personnes concernées.

▶︎ Pour faire avancer la recherche et participer à la cohorte (si vous souffrez de dépression ou si vous avez connu un état dépressif au cours de votre vie) : le lien vers la plateforme de contribution ComPaRe Dépression.

Dépression

Angine due à un virus ou à une bactérie ? Le test est possible en pharmacie.

Créé par le 09 nov 2023 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Santé

Chaque année en France, environ 9 millions d’angines sont diagnostiquées.

Il existe 2 catégories d’angines : les angines d’origine virale, dues à un virus, et les angines bactériennes, dues à une bactérie. Les angines d’origine virale sont de loin les plus fréquentes : elles représentent plus des trois quarts des cas chez l’adulte. Lorsque l’angine est d’origine virale, les antibiotiques sont inutiles. À l’inverse, l’angine causée par une bactérie comme le

du groupe A nécessite un traitement antibiotique.

Le test rapide d’orientation diagnostique de l’angine (Trod angine) permet de savoir si l’angine est une angine bactérienne à

du groupe A. Il peut être réalisé par un médecin ou un pharmacien.

En officine, le pharmacien peut réaliser ce test directement chez les enfants à partir de 10 ans et chez les adultes lorsque les symptômes présentés par la personne justifient de réaliser le test. En cas de résultat positif du test, le pharmacien oriente le patient vers son médecin. Si la personne a déjà consulté son médecin et que celui-ci n’a pas pu réaliser de Trod angine lors de la consultation, il peut remettre à son patient une ordonnance « conditionnelle » qui lui permettra, en cas de de test positif réalisé à la pharmacie, la délivrance d’un traitement antibiotique.

En pharmacie, la réalisation du test (entre 6 et 7 €) est prise en charge par l’Assurance Maladie à 70 % et les 30% restant sont couverts par votre complémentaire santé (mutuelle, assurance…).

Familles et écrans, comment faire bon ménage ?

Créé par le 06 nov 2023 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Infos pratiques, Santé

Le Réseau d’Ecoute, d’Appui et d’Accompagnement des Parents 66 communique :

Les «écrans» sont partout, si ce n’est dans nos foyers, a minima dans nos questionnements de parents ou de professionnels. 

Tantôt alliés, tantôt objets de conflit, ils ont toujours une place dans la vie des enfants petits et grands (même si c’est au placard !). Comment faire «bon ménage» aujourd’hui entre croyances/réalités, consignes/pratiques, risques/potentialités… Le REAAP 66 vous propose des repères et des astuces pour que les écrans ne fassent pas obstacle aux relations parents-enfants.

Le REAAP 66 propose de faire le tour des préoccupations des parents d’enfants de 0 à 18 ans autour de l’usage des écrans et de ses effets sur les enfants et sur la relation parents-enfants.

Entre conférences, jeux, détente et sérieux, parents, enfants et adolescents y trouveront des espaces de découverte, d’échanges et de partage d’astuces pour que les écrans en famille fassent bon ménage !

► Le vendredi 1er décembre 20h-21h30 en visioconférence TEAMS*
 Inscription nécessaire pour recevoir le lien de connexion à cette visioconférence du 01-12-2023 clic sur CE LIEN

Vous pouvez répondre à un sondage anonyme pour aider la conférencière à prendre en compte vos pratiques et vos questions concrètes, cliquez sur CE LIEN

Être parent d’ado à l’ère du numérique
À l’ère du numérique, les questions (légitimes) sont nombreuses chez les parents qui s’interrogent sur les comportements en ligne des enfants et des adolescents. Jocelyn Lachance, docteur en sociologie et en sciences de l’éducation (Québec) questionnera la posture parentale, notamment en insistant sur le sens que prennent les pratiques numériques des plus jeunes. En effet, si «le fossé des générations» semblent parfois se creuser, nous verrons qu’il est possible, sans être un spécialiste de ces technologies, de reprendre sa place dans l’accompagnement et les questionnements de ses enfants et adolescents.

► Le samedi 2 décembre de 10h à 12h : conférence et visioconférence TEAMS simultané*. 
 Inscription recommandée pour cette conférence et visioconférence du 02-12-2023 clic sur CE LIEN
Vous pouvez répondre à un sondage anonyme pour aider le conférencier à prendre en compte vos pratiques et vos questions concrètes, cliquez sur CE LIEN 

Espaces parents et familles (ateliers parents-enfants et parents-adolescents)
Le samedi 2 décembre de 14h à 18h à l’Espace Jeunesse de Cabestany, avec une grande diversité d’ateliers.

Evènement gratuit ouvert à tous les parents accompagnés ou non de leurs enfants de 0 à 18 ans.
Egalement accessible aux professionnels, bénévoles, et à tous ceux qui le souhaitent.

*Inscription recommandée uniquement pour participer aux conférence et visioconférences (nombre de places limité).

Télécharger le programme détaillé de cet évènement

 

Saison des champignons : attention, les intoxications augmentent !

Créé par le 16 oct 2023 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Environnement, Santé

L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) communique :

Chaque année en octobre, on observe un pic des intoxications. Certaines espèces de champignons sont toxiques voire mortelles pour l’être humain. En 2022, deux personnes sont décédées suite à la confusion d’une espèce comestible avec une espèce toxique. Que vous soyez connaisseur ou cueilleur occasionnel, restez vigilant et respectez les bonnes pratiques pour une consommation en toute sécurité.

Les intoxications rapportées aux Centres antipoison augmentent. Plus de 600 cas ont déjà été recensés depuis le 1er juillet 2023. Chaque année en octobre on observe un pic des intoxications. 

Ces intoxications résultent de plusieurs causes : confusion d’une espèce comestible avec une espèce toxique, parfois du fait de l’utilisation d’une application de reconnaissance de champignons sur smartphone donnant une identification erronée des champignons cueillis, ou encore consommation de champignons comestibles en mauvais état, mal conservés ou insuffisamment cuits.

Entre le 1er juillet et le 31 décembre 2022, 1 923 intoxications avaient été rapportées aux Centres antipoison.

Si le nombre d’intoxications était supérieur aux années précédentes (1 269 en 2021), le nombre de cas graves était en légère baisse avec 37 cas de gravité forte (contre 41 en 2021) dont deux décès (contre 4 décès en 2021).

Par ailleurs, alors qu’il est déconseillé de leur servir des champignons sauvages cueillis, 74 jeunes enfants ont été intoxiqués, dont un enfant de 11 mois atteint d’une hépatite sévère nécessitant un séjour en réanimation.

Enfin, sur les 1 923 intoxications, 30 personnes avaient utilisé des applications de reconnaissance sur smartphone.

Alors qu’on déplore chaque année en France environ un millier d’intoxications et des décès dus à la consommation de champignons sauvages, l’Anses, les Centres antipoison et la Direction Générale de la Santé rappellent qu’il faut :

  • Ramasser uniquement les champignons que vous connaissez parfaitement : certains champignons hautement toxiques ressemblent beaucoup aux espèces comestibles.
  • Au moindre doute sur l’identification d’un des champignons récoltés, ne pas consommer la récolte avant de l’avoir faite contrôler par un spécialiste en la matière : pharmacien ou association de mycologie.
  • Ne jamais donner à manger les champignons que vous avez cueillis à de jeunes enfants.
  • Ne pas consommer de champignons identifiés au moyen d’une application de reconnaissance de champignons sur smartphone, en raison du risque élevé d’erreur.

Retrouvez l’ensemble des bonnes pratiques à adopter avant, pendant et après la cueillette de champignons.

Anti-poux : ne jamais utiliser de traitement pour animaux sur les enfants

Créé par le 04 oct 2023 | Dans : A retenir, Affaires sociales, Santé

Le 2 octobre 2023, le cas d’une fillette hospitalisée dans un état grave suite à l’utilisation d’insecticides destinés au traitement de parasites chez les bovins a été signalé à l’Anses. Il s’ajoute aux cas d’utilisation d’antiparasitaires destinés aux animaux pour traiter les poux des enfants qui sont signalés chaque année. L’Agence rappelle que les traitements antiparasitaires pour animaux ne doivent jamais être utilisés sur des êtres humains, a fortiori des enfants.

Les cas pris en charge par les centres antipoison concernent principalement des produits antiparasitaires pour chiens, chats ou chevaux utilisés sur des enfants ayant des poux.

Un traitement antiparasitaire destiné aux animaux ne doit jamais être administré à un être humain, a fortiori un enfant. En effet, l’évaluation bénéfice/risque des médicaments vétérinaires en vue de leur autorisation de mise sur le marché est faite pour une ou plusieurs espèces animales.

Même si le risque pour la personne qui administre le produit est évalué, les études toxicologiques et cliniques qui fondent cette évaluation sont principalement adaptées à l’espèce animale et aux indications thérapeutiques concernées. Elles ne permettent en aucun cas de justifier une utilisation thérapeutique sans risque chez l’être humain.

En cas d’infection par les poux, il est recommandé d’utiliser les traitements adaptés, notamment en fonction de l’âge de l’enfant, en prenant conseil auprès de professionnels de santé comme son pharmacien ou son médecin.

12345...56

citoyenprogressiste |
goeland |
Gratte-Ciel Info |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | FCPE MAGNY LES HAMEAUX
| La relation créatrice
| Le blog du 1er régiment d'a...