Conseil Municipal du 29 juin 2008

Créé par le 23 juin 2008 | Dans : Equipe municipale et commissions

La prochaine réunion du Conseil Municipal aura lieu en mairie le dimanche 29 juin 2008 à 20h30. Nous vous rappelons que les séances sont publiques et que tout un chacun peut y assister.

Ordre du jour : 

- Rapport annuel sur la qualité et le prix du service public d’élimination des déchets (exercice 2007).

- Modification des statuts de la Communauté de Communes des Aspres avec l’adoption d’une nouvelle compétence :  »Développement du tourisme ».

Questions diverses

 

Félicitations aux enfants de l’école de Tordères!

Créé par le 21 juin 2008 | Dans : Ecole, Fêtes et animations

    Les enfants de l’école de Tordères ont participé en octobre dernier au concours « Dessine-moi ta commune » organisé par l’Association des Maires de France à l’occasion de la célébration de son centenaire, et viennent de remporter un des prix du concours en réalisant une contribution de grande qualité. La remise des prix s’est effectuée le vendredi 20 juin, à 11h, à Torreilles, sous le regard attendri des élus présents.

    Chers petits amis écoliers, tout le Conseil Municipal vous félicite et vous remercie vivement pour votre créativité et votre excellence. Merci également à votre institutrice, Joëlle Doppler, qui n’a de cesse de vous faire découvrir les beaux-arts sous toutes leurs facettes et de vous ouvrir au monde. Vraiment, quelle chance d’avoir une école dans son village!

Un sujet qui fâche

Créé par le 10 juin 2008 | Dans : A retenir, Environnement

Le chien : meilleur ami de l’homme mais pire ennemi du maire?

    Propriétaires de chiens divagants, je vais être enquiquinante, voire même sans doute un peu pesante, mais il va falloir agir pour que les chiens restent dans vos propriétés. De tous temps, les chiens et les villageois ont cohabité sans trop de difficultés à Tordères, mais avec la multiplication des habitants, nous avons également assisté à une multiplication des chiens et, hélas, des problèmes que cela engendre parfois.

    Dans la plupart des cas, vous travaillez en journée et votre chien, qui s’ennuie peut-être un peu de cette absence prolongée, après avoir somnolé et mangé, décide d’aller faire une petite balade histoire de voir s’il y a du nouveau aux alentours. C’est là que ça se gâte…

    Selon la loi, bien sûr, il n’a pas à se balader sans son maître (et sans laisse naturellement) et, par cette simple errance, il s’expose à être ramassé par la fourrière (qui vient beaucoup plus régulièrement qu’on ne l’imagine et dont l’employé se moque éperdument de savoir si le chien a ou pas un propriétaire). Le chien, quel que soit son caractère, fait parfois frémir le passant en aboyant, grognant, montrant les dents (peut-être même qu’il s’agit du vôtre, même si vous ne pouvez le soupçonner de pareils agissements puisqu’il est si doux avec les gens en général).

    Face aux chiens menaçants, certains ont trouvé une solution un peu radicale (certes, pas forcément la meilleure mais on fait ce qu’on peut) : le bâton. Mais je conçois qu’un enfant, une personne âgée, une jeune mère portant son bébé, ou un grand phobique de la gente canine, ne soit pas nécessairement en mesure d’agir de la même façon. Quelle est alors la solution ? Monter dans un arbre, prendre ses jambes à son cou, voire même parfois se faire mordre (car il y a bel et bien eu des morsures dans notre commune)? Bref, vous le voyez bien, ça ne peut pas durer.

    Par ailleurs, il arrive aussi trop souvent que ce même chien s’en vienne faire ses besoins rêveusement devant les portes et par les ruelles du village. Nous avons tous appris à slalomer parmi ces méandres de déjections mais il en est un qui les subit de plein fouet, il s’agit de l’employé municipal. Il faut le suivre pendant une journée de débroussaillage pour comprendre à quel point les crottes de chien sont répandues et à quel point elles sont révoltantes. Je n’entrerai pas dans des détails qui vous soulèveraient le cœur mais je peux confirmer que c’est épouvantable.

    Alors, de grâce, tenons un peu mieux nos chiens, ne les laissons plus nous mener par le bout du nez et occupons-les pour ne plus les voir divaguer!

     Merci de votre compréhension. 

Maya 

Piscine mode d’emploi

Créé par le 05 juin 2008 | Dans : A retenir, Environnement, Equipe municipale et commissions, Infos pratiques

    La commission agro-environnement s’est réunie pour la première fois le 21 mai dernier, pour aborder les différents thèmes relatifs à la préservation de l’environnement sur le territoire de notre commune :  l’eau, le feu et le débroussaillage, la THT, l’éolien… 

    La rareté et la fragilité de la ressource eau sur Tordères en font un des principaux enjeux pour les années à venir : comment économiser et utiliser à bon escient ce précieux élément ? 

    La commission souhaite rappeler à tous quelques conseils de saison en ce début de période estivale :

 

- L’installation de cuves de récupération d’eau de pluie de toiture fonctionne très bien (nous sommes plusieurs à l’avoir mis en place) et fournit une eau d’arrosage gratuite, et meilleure pour les plantes que l’eau du réseau 

 

- Le remplissage des piscines n’est pas autorisé en été, seule la remise à niveau est possible, à des heures précises (voir dates et horaires en mairie). 

- Vidange des piscines : 

. La vidange des piscines dans le réseau de tout-à-l’égout sature et perturbe durablement la station d’épuration de la commune

. La vidange directe dans la nature des piscines traitées au chlore tue les chênes-lièges, qui ne tolèrent pas ce produit ; l’eau chlorée doit d’abord décanter dans un bassin exposé au soleil, qui dégrade le chlore ; cette eau peut ensuite être utilisée pour l’arrosage.

- Alternatives au chlore :  il existe d’autres solutions moins polluantes que le chlore pour traiter l’eau des piscines : 

. piscine traditionnelle traitée au brome (produit non irritant, adapté aux eaux chaudes sous fort ensoleillement, utilisé par exemple dans les spas). lien : www.piscine-pratique.fr/brome.htm 

. piscine traditionnelle traitée par électrolyseur aux sels (sans produits chimiques). lien : www.electrolyseur.com

. piscine naturelle : il s’agit d’un système déjà courant en Allemagne ou en Suisse, fonctionnant sans produit désinfectant ; l’eau est traitée écologiquement par exposition solaire et phyto-épuration, par passage continu dans un filtre à sable puis dans un bassin annexe paysagé (surface environ 30% de la surface du bassin de baignade) planté de végétaux filtrants (roseaux, papyrus, nénuphars …). Liens : www.gazele.org/Piscines%20Vivantes.htm ou www.bassindebaignade.com 

 

    Chacun peut aussi nous faire part de son expérience dans le domaine de l’économie ou de la gestion de l’eau à titre individuel, afin d’en faire profiter le plus grand nombre par le biais de la commission.

 Véro et Bruno

 

Première réunion de la commission des affaires sociales

Créé par le 04 juin 2008 | Dans : Affaires sociales, Santé

    La première réunion des affaires sociales s’est déroulée le vendredi 30 mai. Nous étions une dizaine d’habitants à y assister.

    Nous avons fait un tour d’horizon de ce qui pouvait être réfléchi et, peut-être, proposé, dans la mesure des maigres moyens financiers de la commune. Mais comme dit l’adage populaire « si l’on n’a pas d’argent, on a des idées » et, en matière d’idées, nous sommes en fait extrêmement riches.

    Voici ce qui a été débattu au cours de la réunion :

- SOUTIEN AUX CHOMEURS DU VILLAGE :

    Il y a une dizaine de chômeurs ou Rmistes au village, dont une bonne moitié ne sont pas rémunérés. cela représente 7% de la population totale (et non pas de la population active). C’est un chômage qui touche essentiellement des jeunes et des femmes.

Proposition :

- Puisque l’ADSL est en cours d’installation à la mairie, à l’école et à la bibliothèque, nous proposons de mettre l’ordinateur de la bibliothèque à disposition de ceux qui le souhaitent pour écrire leur CV, consulter les offres d’emploi, mettre en place leur profil dans « l’espace emploi » sur le site de l’Agence Nationale Pour l’Emploi, etc., tout cela seul ou avec de l’aide (Anne-Marie et Maya – car notre maire est elle-même chômeuse – se proposaient pour accompagner ceux qui le désirent)

- Diffuser plus largement l’information concernant les transports, gratuits pour les chômeurs, du Conseil Général, ainsi que les horaires.

- Faire un petit point « Emploi » dans la mairie (en partenariat avec l’ANPE et la Mission Locale Jeunes), où on trouverait des infos sur les différents contrats possibles, etc.

SOUTIEN AUX FEMMES AVEC DES BEBES OU DE JEUNES ENFANTS :

    Pour les mères, jeunes ou moins jeunes, de la commune, pourquoi ne pas essayer d’organiser des rencontres (une fois par mois?) dans la salle polyvalente ou sur la place du village (en fonction de la saison et du temps), avec un coin détente (couvertures, coussins, jus ou tisanes, etc.) où les mères pourraient discuter et, éventuellement, évoquer leurs difficultés tandis que les enfants s’amuseraient. Dans la même idée, nous allons essayer d’entrer en contact avec le petit bus des ATSEM d’Ille-sur-Têt qui se déplace de village en village pour permettre ce genre de moments conviviaux, et/ou avec le bus TRALALALIRE de l’association « Trois p’tits tours » de Terrats qui propose des rencontres autour de la lecture pour les jeunes enfants et les mères.

- SOUTIEN AUX PERSONNES AGEES :

  Que proposer aux personnes âgées? Dans un premier temps, nous allons lister les demandes (courses, transports, aide à domicile, téléalarme, fêtes, mise à disposition de la salle polyvalente, écoute, initiation à l’informatique, etc.) en rencontrant les personnes âgées qui le souhaitent.

- RENCONTRE AVEC LES ADOS :

    De la même façon, nous rencontrerons les adolescents du village pour être mieux à même de cerner leurs attentes.

    Quelques ateliers ludiques et formateurs peuvent éventuellement leur être proposés tout au long de l’année, notamment en matière de santé, de sécurité routière et de premiers secours… Pourquoi pas en partenariat avec la commune de Fourques?

- EN VRAC :

- Proposition pour mettre en place un système de covoiturage.

- Réflexion autour de la mise en place d’une coopérative (les habitants achèteraient en commun des produits alimentaires, tels que l’huile, la farine, la viande, etc., et se les partageraient).

- Création d’une ludothèque.

Etc.

Et ça n’est qu’un début! Pour ceux que cela intéresse, le débat se poursuit le lundi 30 juin à 20h30 dans la salle polyvalente. Alors à bientôt peut-être?

 

 

Récupération d’eau de pluie

Créé par le 31 mai 2008 | Dans : Environnement, Infos pratiques

    Nous sommes tous conscients que nous vivons dans une région où la pénurie d’eau se fait de plus en plus sentir. Voilà ce que, modestement, j’ai fait pour économiser le maximum d’eau. Outre le souci écologique, je l’ai fait aussi et surtout pour mon porte-monnaie.

    Le plus gros investissement ayant été les gouttières, j’ai également acheté une cuve de 2000 litres avec pompe et matériel (500 €). J’ai raccordé les descentes à la cuve avec un tuyau d’évacuation, un regard et un filtre à la sortie du regard (il s’agit d’un bout de moustiquaire).

     J’ai aussi acheté deux réservoirs muraux de 300 litres chacun, environ 60 € par réservoir. Je viens de disposer de deux réservoirs de 300 litres (pour 50 €) que j’ai placés le long du potager.

    Tous ces achats bénéficient aujourd’hui de l’avoir fiscal.

    J’avais récupéré quatre bidons de 200 litres, ce qui fait que lors des dernières pluies, j’ai pu récupérer environ 6500 litres en ayant arrosé entre les deux semaines d’averses. Au fur et à mesure, je vide ma grande cuve pour alimenter mes réservoirs extérieurs et ainsi profiter de la moindre goutte de pluie.

    A vous de jouer!

Daniel Maurice

L’EAU à Tordères

Créé par le 31 mai 2008 | Dans : Environnement

Du forage à la station d’épuration

    Pour tout ce qui concerne l’eau potable, les lignes qui suivent sont largement inspirées d’une étude de GAEA Environnement commandée par la Communauté de Communes des Aspres et présentée en mai 2008 (consultable en Mairie), et pour ce qui concerne les eaux usées, elles sont tirées des explications données par les techniciens de la SATESE et la SAUR, en attendant les résultats de l’étude de GAEA. Un grand merci à Alphonse Puig, responsable de l’eau à la Communauté de Communes des Aspres et maire de Sainte-Colombe, qui a maintes fois éclairé ma lanterne sur ce sujet et bien d’autres.

    L’eau potable que nous consommons à Tordères est une des compétences de la Communauté de Communes qui en a confié la gestion à la compagnie fermière SAUR-France. 

    Elle provient du forage de La Clave, à Fourques, et également du forage de la Canterrane, à Terrats. Ces forages alimentent au total 14 communes (1) dont les communes de la Chaîne de Tordères (Tordères, Llauro,  Oms, Calmeilles et, par convention, Taillet). Tordères est donc à la tête d’un réseau de 35 km de conduites amenant l’eau dans les communes des Hautes-Aspres. Notre commune est alimentée par une bâche de reprise (une sorte de château d’eau) qui alimente elle-même en cascade, de façon gravitaire ou par refoulement, les réservoirs des autres communes. Notre réseau communal présente un linéaire d’environ 4,52 km et un réseau d’adduction d’environ 4,3 km, soit un linéaire total de 8,82 km de réseau d’alimentation en eau potable.

    L’eau que nous buvons est puisée dans une nappe souterraine captive datant du Pliocène (2), à presque 150 mètres de profondeur. Il s’agit d’une nappe de grande qualité, sans substances naturelles indésirables et sans pesticides ni substances toxiques. Elle met environ 10 000 ans à se reconstituer. Chaque goutte en est donc rare et précieuse. Hélas, depuis 1992, les diverses études montrent que cette nappe est en constante diminution. En effet, en une quinzaine d’années, son niveau a baissé de 6 mètres (aujourd’hui, la nappe ne présente plus que 9 mètres d’épaisseur contre 15 mètres en 1992). Ce constat est alarmant. A ce rythme, nous mettrons rapidement en péril les générations futures et sans doute même la nôtre. 

    C’est la consommation quotidienne des habitants conjuguée aux premiers effets de la sécheresse qui sévit depuis quelques années qui est en cause. A Tordères, les derniers chiffres de la consommation d’eau potable (donnés par GAEA) sont effrayants puisque nous consommons environ 14 000 m3 d’eau par an, soit en moyenne 252 litres par jour et par habitant, alors que la moyenne nationale est d’environ 150 litres par jour et par habitant. C’est énorme ! 

    S’ajoute  à cette surconsommation un problème de fuites, notamment celles qui ne sont pas visibles et qui touchent essentiellement les conduites en PVC (3), et de vols nocturnes sur les bornes incendie (une «délinquance» très particulière qui  se développe et qui devient, semble-t-il, monnaie courante dans les Aspres (4)). Par exemple, pour Tordères, en 2006, sur un volume distribué de 29 255 m3, les fuites et les vols constituaient à eux seuls 14 629 m3 d’eau perdue sur l’année, soit l’équivalent de l’eau que nous avons consommée! Les autres communes rencontrent également ces problèmes de « pertes » (5) mais de façon décuplée.

    Aucune autre commune (hormis Montauriol) n’atteint ce chiffre effarant de 252 litres par jour et par habitant. Il y a un réel problème de surconsommation d’eau à Tordères. Est-elle due à la multiplication des piscines et à leur remplissage, à l’arrosage des pelouses et des jardins, à une consommation ménagère excessive ? Les différentes données (consultables en Mairie pour qui le souhaite) témoignent d’une consommation raisonnable en hiver, à l’automne et au printemps et d’un pic en juillet et en août… La chaleur estivale accentuant la consommation d’eau et l’afflux de touristes (qui génère la venue d’une cinquantaine de personnes supplémentaires dans la commune au cours de ces mois) sont naturellement en cause dans le pic observé mais ne suffisent pas à expliquer une moyenne de consommation aussi élevée sur l’ensemble de l’année. Ensemble, nous devons trouver des solutions avant que nous n’ayons franchi un seuil fatidique.

=

    On retrouve bien évidemment ce problème de surconsommation à l’autre bout de la chaîne de l’eau, dans notre station d’épuration qui malgré ses capacités ne parvient plus à absorber correctement le flux des eaux usées tant elles se sont multipliées au cours de ces dernières années. 
    La SAUR, qui d’ordinaire doit intervenir sur une station deux à trois fois par an (en pompant le surplus et en nettoyant l’excès de boues et de matières), intervient ces temps-ci une fois par mois, voire même en période estivale, une fois tous les quinze jours.

    Il y a une telle abondance d’eaux usées que les bacs de décantation ne parviennent pas toujours à être opérants. En temps normal, il faut 48 heures pour que les matières les plus lourdes se déposent au fond de ces bacs, or il y a un tel flux que les eaux usées n’y restent pas plus de 24 heures, sans laisser le temps aux matières les plus lourdes de se poser. Elles vont donc se déverser dans la cuve, qui n’est censée accueillir que de l’eau, et l’obstruent  fréquemment (se surajoutent à cela le fait que certains habitants jettent encore dans leurs toilettes des objets posant problème, telles que des serviettes et des tampons hygiéniques, ou des préservatifs qui, se prenant dans les rouages, nuisent au fonctionnement de la station).

    Enfin, on trouve également une surabondance de graisse dans nos eaux usées, avec la formation de pelotes de graisse très néfastes au bon fonctionnement de la station.

    La Communauté de Communes (qui gère notre station) a lancé une étude sur l’assainissement dans notre village et nous en aurons bientôt les résultats. En attendant des solutions, nous devons apporter le même soin et la même attention à nos eaux usées qu’à notre eau potable.

=

    Le Conseil Municipal et la Commission extra-municipale consacrée à l’agro-environnement (à laquelle participent plus d’une quinzaine d’habitants), ainsi que la Communauté de Communes des Aspres, ont entamé une large réflexion sur ce sujet. Cette dernière, en accointance avec le Conseil Municipal, budgétise actuellement les travaux à effectuer dans un proche avenir pour diminuer les fuites et améliorer le rendement de notre station d’épuration, et réfléchit aux moyens pour lutter contre le vol d’eau potable, et la Commission extra-municipale se penche plus particulièrement sur les gestes quotidiens et « l’éducation » à l’eau (tous ceux qui veulent nous rejoindre sont les bienvenus, bien sûr).

    Je n’écris pas tout cela dans le but de culpabiliser les habitants mais pour que, ensemble, nous  prenions un peu plus soin de ce bien précieux qu’est l’eau et pour que dorénavant nous nous efforcions de ne plus en perdre une goutte.

Maya



(1): Fourques, Montauriol, Passa, Villemolaque, Tresserre, Saint-Jean Lasseille, les communes de la Chaîne de Tordères et par convention, Brouilla, Ortaffa et Caixas.  [2] 

 (2): Il s’agit d’une période s’étendant de 5,3 à 1,8 millions d’années avant J.-C., marquée par l’expansion des mammifères et l’émergence du genre humain (en Afrique) et marquée également par l’assèchement et le refroidissement de la planète (qui  annoncent les grandes glaciations du quaternaire).

(3): Ces conduites posent problème au niveau du repérage des fuites (qui se fait essentiellement par des localisations acoustiques), et la Communauté de Communes réfléchit actuellement à d’éventuels travaux pour les renouveler afin de diminuer les fuites.

(4): Plusieurs communes voisines ont constaté le descellement sauvage des bornes incendie où l’eau est pillée, le vol sur des potences par des camions citernes allant revendre leur larcin pour le remplissage des piscines, etc. Bref, il faudra se faire à l’idée que l’eau, denrée rare et précieuse, soit devenue un objet de convoitise. 

(5): En 2006 toujours, les pertes s’élèvent à 16 577 m3 pour Llauro, 36 264 m3 pour Oms et 5 780 m3 pour Calmeilles, soit 73 250 m3 pour la totalité de la chaîne de Tordères, soit 200 m3 par jour, soit 8 m3 par heure ! 

(6): A titre d’exemple, la consommation de Llauro s’élève à  215 litres par jour et par habitant, celle d’Oms à 204 litres, celle de Passa à 122 litres, celle de Fourques à 143 litres, celle de Tresserre à 172 litres, etc. 

Première réunion de la commission agro-environnement

Créé par le 30 mai 2008 | Dans : Environnement, Equipe municipale et commissions

    La première réunion de la commission agro-environnement s’est déroulée le mercredi 21 mai. Nous étions une douzaine à y participer (quatre personnes n’ont pu venir et ont été excusées, une autre a été oubliée - honte à moi qui avait mal distribué les convocations!)

      Dans un premier temps, un petit résumé de la situation a été ébauché :

Introduction : situation agro-environnementale de Tordères 

- Un village du piémont des Aspres, à mi-chemin entre les vignes et la suberaie (forêt de chênes lièges) s’étendant sur 991 hectares; un village à vocation agricole qui perd petit à petit ses agriculteurs mais qui en voit d’autres s’implanter (on verra à long terme la viabilité de ces nouvelles installations) et dont un des problèmes fondamentaux à venir sera la multiplication des friches avec tous les risques d’incendie que cela implique.

- Une population qui s’est considérablement accrue avec un afflux de personnes qui ne sont pas nécessairement conscientes des conditions naturelles et climatiques des Aspres et de Tordères en particulier  (pauvreté en eau, sécheresse, risques incendie, etc.) et qui n’ont pas toujours les réflexes adaptés à leurs nouvelles conditions de vie (remplissage des piscines, feu dans les champs alentours, etc.)

Plusieurs problèmes en gestation : 

-  LE MANQUE D’EAU

    Un souci futur majeur pour la population.

    Tout l’approvisionnement en eau de Tordères (et de la chaîne de Tordères en général) ne tient qu’au bon fonctionnement du forage de Fourques et celui de Terrats (entre 145 et 150m de profondeur) qui permettent de puiser l’eau dans une nappe datant du Pliocène et dont l’abaissement du niveau est alarmant (baisse de 6m en 15 ans). S’il y avait un problème sur la canalisation entre Fourques et Tordères, le village ne serait autonome que pendant 12h.

    Par ailleurs, nous sommes un des villages où la consommation d’eau est la plus importante : 252 litres par jour et par habitant alors que la consommation au niveau national est de 150 litres par jour et par habitant. Il y a un problème de gaspillage et d’éducation à l’économie d’eau, mais également un problème de fuites et de vols (voir l’article consacré à l’eau dans ce même blog). 

    Que proposer ? Tout d’abord, résoudre les fuites mais les tuyaux de PVC (qui constituent une bonne part du réseau) ne permettent pas de bien repérer les fuites qui ne deviennent repérables que lorsqu’elles sont visibles en surface. Une réflexion s’est ouverte en Communauté de Communes sur, entre autres, la réfection du réseau de conduites de Tordères.

    Il nous faudra également à l’avenir surveiller de plus près la potence et les bornes incendie qui sont fréquemment pillées. Il est prévu d’installer un système à carte sur la potence, qui limiterait les vols et régulerait la consommation agricole de l’eau potable. Il ne s’agit aucunement d’empêcher les agriculteurs d’y prendre de l’eau, c’est un de leurs droits fondamentaux et nous ne saurions nous y opposer.

    Enfin, au niveau de la consommation quotidienne, il faudrait apprendre à modifier nos comportements typiquement occidentaux tendant à gaspiller toujours plus (un Américain ou un Japonais consomment environ 250 litres par jour - chiffre vers lequel tend la population de Tordères! - tandis qu’un Africain n’en consomme qu’entre 10 et 40 litres par jour). A titre d’exemples, les chiffres de consommation quotidienne donnent 8 à 10 litres d’eau pour une chasse, 60 à 80 litres pour une douche, 150 à 200 litres pour un bain, 60 à 100 litres pour une machine à laver, 20 à 40 litres pour un lave-vaisselle (une vaisselle faite à la main ne représentant que 5 à 10 litres), 15 à 20 litres/m2 pour l’arrosage d’une pelouse, 200 litres pour le lavage d’une voiture, etc. Et ne parlons pas des piscines dont le remplissage et la vidange ne me semblent pas complètement étrangers à notre surconsommation d’eau (il y en a plus de 25 à Tordères pour une population de 172 habitants, soit une piscine pour sept habitants, incroyable mais vrai!) 

-  LES RISQUES D’INCENDIE    

    Le mauvais entretien de la forêt et la multiplication des friches, alliés à une accentuation de la sécheresse de plus en plus marquée d’année en année, entraînent un développement considérable du risque incendie. Chez nous, ce risque est atténué par la création et le débroussaillage régulier d’un pare-feu entretenu en partie par des chèvres et en autre partie par l’éleveur lui-même avec son girobroyeur.

      Comment remédier au risque incendie?

 - projet de création d’un syndicat pour la protection de la suberaie, avec rachat et entretien par les communes de parcelles de suberaie (débroussaillage, levée du liège, développement du pastoralisme, etc.),

- intervention du SIP et débroussaillage des zones les plus dangereuses (notamment celle qui se situe sous le champ du caveau Carbasse, à proximité des « nouvelles » maisons du bas du village),

- respect de l’obligation de nettoyage à 50m des habitations, 

- rappeler les consignes de sécurité de base s’agissant du feu, des promenades en forêt, etc.

-   LES COURS D’EAU MAL ENTRETENUS 

   Le mauvais entretien des cours d’eau (les ronciers envahissent le cours des rivières, certains y jettent également du matériel ménager, du béton, des gravats, etc.) représente aussi un risque majeur en cas de grosses crues. On l’a déjà vu précédemment avec des jardins et des vignes entières emportés. Comment y remédier? Ne pourrions-nous pas envisager, à notre modeste échelle, une sorte d’opération « nettoyage de printemps » qui consisterait à intervenir avec tous les habitants qui le souhaitent sur des portions de rivières?

- LES PUITS A L’ABANDON :

    On trouve sur le territoire de notre commune une multitude de puits peu ou pas entretenus dont quelques-uns représentent un réel danger (margelle effondrée, puits emportés se retrouvant en plein milieu des rivières et à ras de terre, parfois recouvert de végétation, ce qui constitue un danger pour les promeneurs et notamment les enfants, etc.). Il va falloir négocier leur réparation avec les propriétaires et, en cas de refus, prendre les mesures de « péril imminent » pour que la commune se charge de cette réparation.

    Nous avons abordé d’autres points encore que j’omets faute de mémoire et de temps, mais les plus passionnés par le sujet peuvent nous rejoindre à la prochaine réunion, le mercredi 18 juin à 20h30, à la salle polyvalente. A bientôt!

Maya

Histoire de Tordères (d’après Jean Tosti)

Créé par le 23 mai 2008 | Dans : Eglise, Histoire

  Tordères est une commune de 991 hectares située dans les Aspres et dans le canton de Thuir.

  Son territoire est très accidenté, s’élevant jusqu’à 391 mètres au roc dels Quers. Il est traversé par divers ruisseaux, tous affluents de la Galcerana : à l’ouest le Caraig (limite avec Montauriol), puis vers l’est les ruisseaux ou torrents de Tordères, de Carbouné et de Lladac. À quoi il faut ajouter le Monà qui, rejoignant la Galcerana à Fourques, forme avec elle le Réart. 

  La commune est très boisée, avec de nombreux chênes-liège longtemps utilisés pour la confection des bouchons. À noter la forêt domaniale du Réart, replantée en conifères ayant presque tous brûlés lors de l’incendie de 1981, qui présente aujourd’hui des essences beaucoup plus variées. Les zones non boisées sont pour l’essentiel plantées en vignes. On accède au village par un embranchement de la route départementale qui conduit de Thuir à Céret en passant par Fourques et Llauro.

t 

  Comme toutes les Hautes Aspres, il semble que Tordères ait été un lieu d’habitat pour les hommes du néolithique. Mais sur son territoire, il n’y a ni dolmens, ni menhirs, contrairement à d’autres communes. 

  Par la suite la région a été occupée par les Ibéro-Ligures, puis les Celtes et les Romains. Même si ceux-ci s’installaient un peu partout, le territoire de Tordères n’a pas non plus de restes de cette époque.

  Il faut attendre l’arrivée des Carolingiens en 811 pour que soit instauré le système féodal. Au XIe siècle, la Vicomté de Castelnou prend son essor et étend son pouvoir sur les Hautes Aspres et le Vallespir. Tordères bascule alors sous sa domination. 

  Le village est mentionné pour la première fois en 899 (villa Tordarias). Son nom semble correspondre au latin turdus (catalan tord), désignant la grive. Il désignerait donc un lieu giboyeux, abondant en grives. 

  Le village est mentionné en 899 comme faisant partie des possessions d’un certain Esteve et de son épouse Anna, qui avaient aussi des biens à Llauro. Le texte fait déjà mention d’une église, qui était alors dédiée à saint Martin. En 927, Ató, fils des précédents, vend la totalité de son héritage à l’église d’Elne et à son évêque Guadall. Cependant, pour Tordères, la vente ne concerne qu’une moitié du territoire, l’autre moitié étant détenue par sa soeur. Cette seconde moitié, puis l’ensemble du territoire, sont ensuite cédés à l’abbaye d’Arles, qui  conservera la seigneurie de Tordères jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.

  La population était de 19 feux au milieu du XIVe siècle, soit environ 80 habitants, chiffre identique à celui qu’on rencontre au début du XVIIIe siècle. Elle n’a jamais été très nombreuse, atteignant 143 habitants en 1836, mais retombant sous la barre des 100 habitants dès 1856 (98 habitants). Le niveau le plus bas a été atteint en 1968 (60 habitants). Et puis, contre toute attente, la population a quasiment doublé entre 1990 et 1999, avec en plus 10 naissances qui ont contribué à la construction d’une nouvelle école située près de la mairie : il existe un regroupement intercommunal scolaire comprenant les communes de Caixas, Montauriol, Tordères et Llauro ; les plus petits vont à l’école de Llauro, les plus grands à celle de Tordères. 

  Le village a une église ancienne, probablement du XIIe siècle. Dédiée à St. Nazaire, elle est de style romane, à nef unique. Elle a un clocher-mur disposant de deux niches, dont une seule est occupée aujourd’hui. Elle a été fortifiée et agrandie au XVe et XVIe siècles. Elle dispose d’un retable du XVIIIe siècle ainsi que d’une roue processionnelle de la même époque. 

  La fête patronale de Tordères se déroule le 28 juillet. 

  À noter que, de 1973 à 1989, Tordères s’était unie à Llauro et Passa pour ne former qu’une commune. L’expérience a tourné court, Llauro et Tordères s’estimant lésées au profit de Passa et ayant repris leur indépendance. 

Compte rendu du Conseil Municipal du 13.05.2008

Créé par le 15 mai 2008 | Dans : Equipe municipale et commissions

Date de la convocation : 05 Mai 2008

Date d’affichage : 05 Mai  2008

Afférents au Conseil Municipal : 11

En exercice : 11

Ont pris part à la délibération : 11

L’an deux mille huit et le treize mai  à vingt heures trente, le Conseil Municipal de cette Commune, régulièrement convoqué, s’est réuni au nombre prescrit par la loi, dans le lieu habituel de ses séances, sous la Présidence de Mme LESNÉ Maya, le Maire. 

Étaient présents : Mmes LESNÉ Maya, MAURICE Dominique, MATHIS Marie-José, MOLINA Bernadette, RAFEL Jacqueline, Mrs ALBA José, BOTTCHER Gerd, CABRERA Justin, FANTIN Gilbert, GUIDICELLI Vincent, VIDAL Francis.

Procuration : Néant

Secrétaire de Séance : M. FANTIN Gilbert

DESIGNATION D’UN CORRESPONDANT DEFENSE  Madame le Maire RAPPELLE au Conseil Municipal que suite au renouvellement du Conseil Municipal du 16 mai dernier il y a lieu de désigner un nouveau correspondant défense pour la commune de TORDERES dont le rôle consistera à être l’interlocuteur privilégié des autorités militaires du département et de la région. 

Le Conseil Municipal OUÏ l’exposé du Maire et après en avoir valablement délibéré à l’unanimité des membres présents :

DÉSIGNE Monsieur FANTIN Gilbert comme Correspondant Défense de la commune de TORDERES

DESIGNATION DE DEUX SUPPLEANTS AU SYNDICAT MIXTE DU BASSIN VERSANT DU REART 

Madame le Maire INFORME le Conseil Municipal qu’il convient de désigner 2 représentants suppléants au Syndicat Mixte du Bassin Versant du Réart.

Le Conseil Municipal OUÏ l’exposé du Maire,

Et après en avoir valablement délibéré, à l’unanimité des membres présents, le Conseil Municipal DÉSIGNE   M. VIDAL Francis et M. BÖTTCHER Gerd en qualité de représentants suppléants communaux au Syndicat Mixte du Bassin Versant du Réart.

LOCATION DE LA SALLE COMMUNALE 

Madame Le Maire EXPLIQUE à l’assemblée que la salle communale est souvent sollicitée pour l’organisation de manifestations personnelles, professionnelles ou associatives.

Elle explique que nous supportons des frais de fonctionnement et des frais de mise en conformité pour l’entretien de cette salle et que jusqu’à présent cette prestation était gratuite.

Elle propose à l’assemblée de demander une participation forfaitaire d’un montant à déterminer ensemble pour l’utilisation de cette salle, ainsi qu’une caution en garantie des dommages éventuellement occasionnés.

Elle demande à l’assemblée de se prononcer sur cette proposition.

Le Conseil Municipal, après en avoir valablement délibéré, et à l’unanimité des membres présents :

DECIDE d’appliquer un tarif de location de 20 € par jour d’utilisation et d’une caution de 100 €.

RAPPELLE qu’une convention de mise à disposition de la salle doit être signée et

INSISTE sur le fait que la convention devra être signée par une personne majeure, et qu’elle sera tenue responsable du non respect de celle-ci.

EXPLIQUE que ce tarif ne concerne que les particuliers et les entreprises, étant entendu que les associations de la commune continuent à en disposer gracieusement.

PROPOSE que les sommes encaissées soient imputées sur le Compte du Comité d’Action Sociales de la Commune.

QUESTIONS DIVERSES 

- Suite aux lettres recommandées adressées à M. SAINT UPERY et au CAT Le Mona leur demandant le retrait pour l’un d’une caravane servant d’habitation et pour l’autre d’un Algeco, ces derniers ont répondu favorablement et ont enlevé leurs bâtiments provisoires.

- Suite à l’entretien avec Mme MARTINEZ, directrice du CAT le Mona, Madame le Maire lui a signalé la vitesse excessive des véhicules conduits par ses employés. Mme MARTINEZ a confirmé ce fait. Une modification de la signalisation routière est envisagée sur le chemin du Mona. Concernant le lampadaire implanté sur le parking du CAT qui apporte des nuisances aux riverains, Mme MARTINEZ indique que c’est suite à des dégradations dans le site qu’il a été décidé l’installation de ce lampadaire pour sécuriser les bâtiments.

- M. SEMBLAT a signalé la nuisance visuelle des poteaux électriques implantés sur les parcelles mitoyennes à la sienne. Madame Le Maire a rendez vous avec un responsable du SYDEL pour envisager l’enfouissement des lignes.

- Suite à la demande de Mme DOPPLER, institutrice de l’école de Tordères, d’avoir une deuxième porte d’accès extérieur pour plus de sécurité et  malgré l’affirmation du SDIS que cela n’est pas nécessaire, il est décidé de répondre favorablement à sa demande. Les frais occasionnés par cette installation seront partagés entre le Syndicat des écoles et la commune.

- Suite à la demande des enfants du village d’avoir un toboggan, le projet est à l’étude.

- L’Indemnité Administrative de Technicité demandée par les employés communaux est à l’étude.

- Infos THT :

o  Manque de recul sur les nuisances apportées par l’enfouissement en courant continu soutenu par le comité

o  l’enfouissement sous-marin est à l’étude, mais très cher

o  Très peu de maires du SYDECO soutiennent la cessation de la construction de la ligne

- Dates des Commissions Communales à 20h30 à la salle communale

o 21 mai : Agro-environnement

o 27 mai : Finances

o 30 mai : Affaires sociales

o 03 juin : Travaux

La séance est levée à 23h20 

1...159160161162163

citoyenprogressiste |
goeland |
Gratte-Ciel Info |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | FCPE MAGNY LES HAMEAUX
| La relation créatrice
| Le blog du 1er régiment d'a...